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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:00

Editorial de Moché Zvi Reicher,

Hamodia No 200 04 Janvier 2012,

http://www.hamodia.fr/

 

En affirmant que les Palestiniens constituent un «peuple inventé», Newt Gongrich, l’un des candidats aux primaires républicaines aux États-Unis a ouvert une large controverse…

Il s’avère que, tout d’abord, les faits historiques lui donnent raison : les Arabes palestiniens ont en réalité vécu une incroyable métamorphose rendue possible que dans le climat style «Alice au pays des merveilles» régnant à l’ONU… jusqu'à prendre des allures de théâtre de l'absurde, comme l'a dit en septembre dernier le Premier ministre Binyamin Nétanyaou dans son discours à la tribune des Nations-Unies.

Ainsi, quand le Conseil de Sécurité a adopté en 1967 la Résolution 242, la notion même d'«État palestinien» n’existait pas. Or, dans le sillage de la guerre d'Indépendance d'Israël en 1948, de nombreux Arabes sont devenus des réfugiés, si bien que l’ONU s’est alors penchée sur les solutions possibles pour résoudre la seule question des réfugiés. La résolution 242 marque donc un tournant dans l'histoire du conflit arabo-israélien, car la notion de «peuple palestinien» y a été habilement et scrupuleusement fabriquée pour recueillir le soutien unanime du Conseil de Sécurité !

La fin de la colonisation en Afrique et en Asie dans les années 1960, alors que de nombreuses anciennes colonies occidentales accèdent à l'indépendance, va servir de formidable tremplin aux Arabes palestiniens. Très conscients de ce qui se passait en Afrique et en Asie, ils se sont associés au mouvement tiers-mondiste en cherchant à profiter du contexte de la décolonisation. Le 10 décembre 1969 marque un nouveau tournant dans leur histoire, lorsque l'Assemblée générale (AG) de l’ONU n’évoque pas seulement un règlement du problème des réfugiés arabes palestiniens, mais le besoin de parvenir à une solution basée sur leur «indépendance». La résolution qui est votée ce jour-là est d’une formulation si équivoque qu'on ne comprend pas vraiment qu'elle prévoyait leur auto-détermination et leur indépendance.

C'est dans les années 1970 que ce texte devait perdre toute équivoque en ajoutant le «droit inaliénable» des

«réfugiés de Palestine» à l'autodétermination, alors qu'à l'époque, ce principe ne s'appliquait pas aux Arabes palestiniens qui étaient considérés - même par les dirigeants arabes - non pas comme un groupe national indépendant, mais comme une partie de la grande nation panarabe. Si bien que des termes comme «pouvoir colonial» et «autodétermination» ne pouvaient vraiment pas concerner Israël ni ses relations avec les Arabes palestiniens. Dautant qu'Israël avait pris le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza en juin 1967 durant la guerre des Six Jours en repoussant l’agression militaire concertée des armées arabes et dans le but de restituer très vite ces territoires en échange d’un véritable accord de paix régional.

Il ne s'agissait donc en rien d’une entreprise de «colonisation», et le concept même d'«autodétermination» et tout le vocabulaire lié à ce contexte anticolonial n'y avait tout simplement pas sa place. Mais l'AG de l’ONU a ensuite modifié le statut de l'OLP en lui accordant le rôle d'« observateur » qui lui permit de participer à ses travaux. Puis en remplaçant l'Organisation de Libération de la Palestine par la simple appellation «Palestine», l’ONU lui a presque fait bénéficier du même traitement qu'un pays à part entière. En somme, un groupe humain qui appartenait à la grande nation arabe et qui vivait dans cette partie de l'ancien Empire ottoman connu sous le nom de «territoire de Palestine» a réussi à se saisir de cette notion d'«autodétermination» dans un contexte historique totalement différent: les Palestiniens ont adroitement manipulé l'Histoire afin de se faire passer pour un peuple indépendant, voire une nation à part entière «déplacée» de sa terre. Et c’est l’ONU, une organisation fondée au départ dans un esprit de neutralité, qui a aidé et encouragé cette énorme manipulation!

L'AG de l’ONU compte aujourd'hui 193 États membres, dont la plupart sont des pays non démocratiques. La haine d'Israël régnant dans les couloirs des Nations Unies est si palpable qu'obtenir la majorité pour condamner Israël à tout va est devenu un jeu d'enfant… Pourtant, tout cela ne doit pas forcément remettre en question la perspective d'un État palestinien. En d'autres termes, même si les Palestiniens ne constituent pas un peuple spécifique, ils doivent malgré tout peut-être avoir leur propre État pour diverses raisons. Mais si l'on peut ne pas être d'accord avec les mots choisis par M.Gingrich, les faits historiques dont il parle sont quant à eux indiscutablement fondés.

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mordeh'ai - dans Point de vue