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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Les Nations Unies doivent enquêter sur la Turquie

5 Juin 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Tribune libre

 

06.05.10,

Zvi Mazel Published : 

Israel Opinion

Adaptation française par Mordeh'aï pour http://malaassot.over-blog.com/

 

La Turquie semble être plus impliquée dans les activités criminelles de la flottille Gaza

 

L’épisode de la prétendue " flottille de paix"  soulève beaucoup de questions et la plupart d'entre elles ont un rapport avec le rôle de la Turquie. Après  tout Israël s'est comporté du commencement jusqu'à la fin avec une  transparence extrême. Mais personne ne sait exactement ce qui s’est passé en Turquie - comment l'opération a été planifiée et quelle part a pris  le gouvernement turc  dans sa mise en œuvre.

 

La position d'Israël quant à Gaza est claire. Le blocus a été imposé après la prise de contrôle sanglant de la Bande de Gaza par le Hamas et le tir aveugle ultérieur de milliers de roquettes sur les villes du Sud d'Israël pendant huit longues années; et la contrebande d'armes,( missiles et explosifs) dans la Bande. Le blocus est destiné à couper l’approvisionnement d'armes et de munitions du Hamas un régime hostile et qui continue à déclarer son intention de détruire Israël, conformément à son acte de foi.

 

L'imposition d'un blocus maritime est une mesure reconnue et légitime conformément à la loi internationale. Le pays qui utilise le blocus  a le droit d'arrêter des navires s'approchant du secteur bloqué et de vérifier s’ils ne transportent pas d'armes même quand ils se trouvent toujours dans les eaux internationales, du moment que l’on s’aperçoit  que les navires ont l'intention de violer le blocus.

 Ceci est bien connu - tant par les gouvernements que par les journaux qui font des reportages et des rapports  sur Israël et sur Gaza.

 

Le dernier incident a commencé il y a plusieurs mois. IHH, une organisation militante islamiste turque, a annoncé son intention, en accord avec un certain nombre de groupes Islamiques et d’organisations européennes d'extrême-gauche dont le présumé " mouvement  Gaza libre ", d’ envoyer via  plusieurs navires de transport "des provisions humanitaires"  de violer le  blocus et embarrasser Israël.

 

Israël a immédiatement contacté le gouvernement turc, puisque l'opération  était planifiée par ce pays, de diriger les navires dans le port israélien d'Ashdod où les "approvisionnements humanitaires" seraient déchargés et transférés à Gaza par voie terrestre. Israël a rappelé aux Turcs le fait que des dizaines et parfois des centaines de camions traversent chaque jour dans le sens Israël / bande de Gaza transportant des fournitures essentielles et médicales. Les visiteurs étrangers qui se sont rendus à Gaza ont pu voir d' eux-mêmes que les étals des magasins étaient bien garnis.

La Turquie a refusé d'agir.

 

Israël a également pris contact avec les autres pays concernés puisque les navires battaient leur pavillon et  étaient sur le point de prendre part à la flottille. Seule Chypre a accepté d'agir. Tous les autres  pays impliqués dans la flottille ont répété que c'était une entreprise de paix et qu'ils n'offriraient qu’une résistance passive.

 

Israël a ensuite annoncé qu'il agirait conformément à sa politique officielle. La communauté internationale était donc bien consciente de l'existence du blocus et de ses  raisons.

La communauté  était également consciente du fait qu'Israël avait l'intention d'arraisonner les navires et les détourner vers Ashdod. Le lundi, quand les navires de guerre israéliens ont croisé la flottille, un avertissement énergique a été délivré aux capitaines des navires et il leur a été demandé de changer de cap pour Ashdod. Cela a été accueilli  par un  retentissant "Retourne  à Auschwitz" et d'autres termes non imprimables.

 

Le plus grand navire du convoi était la "Marmara", un navire turc, qui avait appareillé de Turquie avec quelque 600 personnes à bord. Quand des soldats israéliens ont atteint son pont, ils ont été reçu non pas par la protestation pacifique, mais par des couteaux, des barres de fer et des fusils tenus  par des dizaines de terroristes turcs. Des dizaines de vidéos de l'incident ne laissent aucune place au doute.

Il y a eu une tentative délibérée de lyncher les soldats. Ils n'avaient pas d'autre choix que de se défendre.

C'est ce qu'ils firent avec retenue et c’est  tout à leur  honneur. D'autres armées auraient réagi plus durement. Il convient de noter que, selon des informations parues dans la presse turque, des terroristes avaient déclaré avant le départ leur intention de devenir «martyr», c'est-à-dire des kamikazes. Deux d'entre eux - qui ont trouvé la mort sur la Marmara – ont  même tourné un clip vidéo -, selon la tradition bien connue d'extrémistes islamistes. La mère de l'un d'eux l’a admis librement à la télévision turque.

C’est clair ; il n’y a donc aucun besoin d’une commission d’enquête pour examiner le comportement d’Israël. Il peut y avoir une enquête interne à TSAHAL pour analyser  la planification, le mode opératoire et l’exécution de cet arraisonnage. Mais c'est une question israélienne.

Rien qu'Israël a fait n'a violé la loi internationale.

 

Beaucoup de questions sans réponse

Tournons-nous maintenant vers la  Turquie. Il y a en effet un besoin urgent de fonder une commission internationale d'enquête sous les auspices des Nations Unies pour déterminer ce qu'a été exactement le rôle de la Turquie dans la planification et la facilitation de l'événement. IHH est une organisation Islamiste extrémiste créée en 1992; selon la C.I.A. c'est une organisation terroriste avec des liaisons à Al Qaeda et au Hamas qui a été impliqué dans plusieurs attaques terroristes. C'est confirmé par Jean Louis Bruguière, ancien juge, investigateur français et expert de l'antiterrorisme au Conseil de l'Europe, la Commission de l'Union Européenne et les Nations unies (UNODC).

 

Au cours d’une perquisition effectuée en 1997 au siège social du mouvement en Turquie, des munitions et des documents compromettants ont été trouvés. Ces dernières années, l’IHH a renforcé ses liens avec le Hamas; il a financé la reconstruction du port de Gaza et a acheté deux bateaux - incluant "le Marmara" pour combattre le blocus. Il était évident que que ce que l'organisation avait à l'esprit n'était pas une mission humanitaire, mais briser le blocus.

 

La commission internationale d'enquête devra donc chercher à savoir  pourquoi la Turquie laisse l'organisation opérer  ouvertement sur son sol et pourquoi elle n'a pas arrêté ses leaders. Elle devra vérifier la nature des relations  entre le gouvernement turc et l’IHH, particulièrement lorsque cette organisation renforçait ses liens avec le Hamas. Elle devra clarifier ce que la Turquie a fait pour aider l’IHH dans la planification et l'exécution de l'opération de ces derniers mois

 

Aussi elle pourrait  examiner par quels moyens l’ IHH a garanti son financement. Était-ce le gouvernement turc qui a été un de ses donateurs ? Une autre question est comment le gouvernement turc a laissé des terroristes formés armés  incontrôlés  à bord du " Marmara" avec des milliers de dollars en poches. Il apparaît que le gouvernement turc a été impliqué dans ces activités criminelles dans la violation non seulement de la loi internationale, mais aussi peut-être de la  loi turque.

Une enquête minutieuse serait  nécessaire et l'ONU seule peut l'effectuer.

 

Alors et seulement alors, le monde sera  entièrement conscient du rôle joué par la Turquie. Mais ce ne sera pas assez. Il y avait six bateaux dans la flottille et plusieurs " activistes de paix" d'autres pays. Ce sera la tâche de la commission de déterminer la nature des liens entre "le mouvement de Gaza Libre" et les organisations gauchistes qui ont participé ainsi que de l'organisation de la terreur par l’IHH. Des lois nationales et internationales peuvent avoir été violées. Alors qu’il y avait aussi plusieurs représentants élus au Parlement national à bord  de la flottille, y compris un membre arabe de la Knesset israélienne. Savoir dans quelle mesure, le cas échéant, ils ont pu coopérer avec une organisation terroriste notoire?

 

Les personnes qui liront cet article hausseront probablement les épaules et penseront surement :" Rêve donc! Après tout la Turquie est une puissance régionale avec 80 millions de citoyens, membre de l'OTAN, allié stratégique des États-Unis. Elle  ne réagira pas avec bienveillance à aucune tentative d'enquête à son endroit. Il est beaucoup plus facile de blâmer Israël comme toujours."

Peut-être. Mais il y a un prix à dissimuler la vérité c'est la dignité. 

 

 

L'écrivain, est membre du Jerusalem Center for Public Affairs, est ancien ambassadeur d'Israël en Roumanie, en Egypte et en  Suède

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