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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Les localites juives de Judée Samarie veulent briser les stereotypes

10 Mars 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Société

Hamodia No 161

09 mars 2011,

Par Laly Derai,

 

Il existe deux écoles de pensée au sein de la population juive de Judée et Samarie. Ces derniers jours, l'école qui prêche en faveur d'une ferme résistance à toute concession territoriale s'est brusquement exprimée après la démolition mouvementée de plusieurs bâtisses par la police dans la localité de Havat Guilad, à travers la " Journée de la colère '' et la paralysie de la circulation sur plusieurs autoroutes. Mais il existe une seconde approche, qui considère que l'on ne pourra conserver l'ensemble des localités juives qu'en œuvrant à outrance sur la voie plus subtile de la " hasbara ", de la communication. Hamodia est allé, cette semaine, au devant de ceux qui veulent faire découvrir aux Israéliens, la véritable nature de la Judée et de la Samarie, celle qui ne fait jamais la Une des journaux...

Prendre un groupe de journalistes, de politiciens ou d'artistes, proches de la gauche laïque et libérale israélienne, leur faire traverser la ligne verte pour leur montrer de visu le cœur du conflit israélo-palestinien, leur faire visiter des localités juives, leur faire découvrir la vue magnifique que l'on a du haut des collines de Samarie d'où l'on peut contempler les tours Azriéli de Tel Aviv; leur faire rencontrer ces " colons '' qui – surprise - ne portent pas tous un Uzi en bandoulière; déguster avec eux un délicieux repas arrosé d'un bon vin de la région et puis les raccompagner à la fin de la journée vers l'autre coté de la Ligne Verte et vers le consensus. Voici donc, en quelques étapes, la nouvelle politique de '' hasbara '' (communication) décidée par les dirigeants des '' yichouvim '' et des conseils régionaux de Judée et de Samarie. L'objectif est ambitieux : s'adresser aux faiseurs d'opinion et à ceux qui influent sur l'ordre du jour israélien n'est pas une mince affaire. Mais pour les leaders de Yesha, le jeu semble en valoir la chandelle.
Finis, en effet, les messages à grande échelle, les campagnes publicitaires couvrant tout le pays, les slogans visant à sensibiliser les Israéliens à l'importance stratégique, sécuritaire, historique ou spirituelle des territoires. Désormais, les campagnes sont ciblées : si les Israéliens ne viennent pas en Judée-Samarie, la Judée-Samarie ira à eux.
C'est ainsi que des centaines de personnes ont visité les localités situées " dans les Territoires ", depuis le lancement de cette campagne, il y a quelques mois. Il s'agit en général de journalistes, animateurs de télévision ou de radio, artistes, écrivains, mais également d'hommes politiques, israéliens ou pas.
Pour Tamar Asseraf, porte-parole du conseil régional de Binyamin et l'une des chevilles ouvrières de ce projet de communication, il s'agit avant tout de « briser les stéréotypes » qui entourent le concept de '' mitna'hel '' (habitant des implantations).
Tamar, 38 ans, sait de quoi elle parle lorsqu'elle discute avec des gens venus de Tel Aviv. Cette ancienne membre de la Jeunesse de Meretz - le parti d'extrême-gauche israélien - a fait Téchouva. Aujourd'hui, elle est mariée au lieutenant-colonel Eyal Asseraf, qui commande un bataillon de la brigade de Golani et vit dans la localité d’Éli (Samarie).
Selon elle, c'est cette capacité à comprendre les ''deux mondes '', celui de Tel Aviv et celui d'Éli, qui lui permet de les rapprocher : « Je ne cherche pas à faire changer qui que ce soit d'avis. Je cherche seulement à modifier l'approche », souligne-t-elle.
Les dirigeants des localités juives de Yésha ont compris, depuis quelques années déjà, que ce n'est pas en martelant des slogans ou en menaçant de missiles sur Tel Aviv que l'opinion publique israélienne leur accordera un soutien inébranlable. Ce changement de stratégie date du retrait unilatéral de la bande de Gaza, en août 2005. C'est à cette époque que le leadership des implantations a pris conscience qu'il ne suffisait pas de s'implanter dans les territoires mais qu'il fallait également s'implanter dans les cœurs des Israéliens.
Pour Yossi Dagan, qui mène ce projet de '' hasbara '' en Samarie, il s'agit de montrer aux journalistes « que les yichouvim juifs ne se résument pas à deux caravanes branlantes mais qu'il s'agit au contraire des localités florissantes, riches de centaines voire de milliers d'habitants ». Il s'agit également de « démontrer aux politiciens que les fameux avant-postes illégaux ont été construits par le gouvernement qui a bâti les maisons et les a vendues à ceux qui y habitent aujourd'hui ». Un autre objectif, tout aussi important à ses yeux, est de créer un lien direct et personnel avec les hommes politiques, journalistes et leaders d'opinion.
Pour parvenir à ses fins, Yossi Dagan a créé, il y a quelques années, le département stratégique du conseil régional de Samarie. Et depuis, des centaines de personnes ont visité cette région et répondu à son invitation.
« Le pire ennemi des implantions est l'ignorance », affirme le président du conseil régional de Samarie, Guershon Méssika. « Malheureusement, nous avons constaté que l'ignorance régnait même parmi les politiciens et les journalistes qui couvraient les événements qui se déroulent au-delà de la ligne verte et ne connaissaient pas du tout la région ». lire la suite

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