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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 16:08

par Meir Ben-Hayoun

http://www.israel7.com/

01/12/2011

Source Debka http://www.debka.com/article/21529/

 

Les divergences entre l’Administration du Président Obama et le Gouvernement Netanyahou sur la question de l’offensive militaire sur les installations nucléaires iraniennes ont encore éclaté au grand jour ce matin, jeudi 1er décembre.

Le Chef des Etats-Majors des armées américaines, le Général Martin Dempsey s’était au préalable exprimé très ouvertement sur ce sujet. A peine trois heures plus tard, le Ministre de la Défense Ehoud Barak a pris l’initiative de donner une interview sur la chaine israélienne de radio Reshet Bet ce matin.

Pour la première fois, Ehoud Barak a expliqué que la politique américaine entrainera une situation où l’Iran détiendra l’arme nucléaire sans qu’il ne soit possible de l’attaquer.

 

Auparavant, le Général Dempsey avait affirmé qu’il ne savait si les Etats-Unis seraient informés par le Gouvernement israélien si ce dernier décidait d’attaquer l’Iran.

 

Juste après, le Général Dempsey a révélé qu’il y a des divergences entre les Etats-Unis et Israël principalement sur deux questions : ce à quoi on peut s’attendre des sanctions et des mesures diplomatiques prise par l’Administration Obama à l’encontre de l’Iran, sans pour autant exclure l’option militaire, ce qui laisserait ouverte l’éventualité d’une intervention militaire. « Je ne crois pas que les Israéliens partagent notre approche des choses sur ce point » a conclu le Général Dempsey.

 

Le second point de divergence entre les Etats-Unis et Israël est la suite du déroulement des évènements liés au programme nucléaire iranien et à l’avenir de tout le Moyen-Orient. « Puisque le nucléaire iranien est une question existentielle pour eux (Israël), je crois qu’ils serait juste de dire que les attentes des deux parties (Israël et les Etats-Unis) sont quelque peu différentes. » a affirmé Dempsey.

 

De son côté lors de son interview à Reshet Bet, Ehoud Barak a déclaré qu’il serait satifait si les mesures diplomatiques et les sanctions pouvaient aboutir à stopper le programme nucléaire iranien et ainsi de pouvoir annuler l’option de l’intervention militaire. A son grand regret, Barak estime que ce scénario n’est point réaliste.

 

Ehoud Barak a expliqué de façon très claire pour la première fois : « Ils nous disent (les Américains) : qu’est-ce que vous avez à vous précipiter pour une offensive sur l’Iran ? ‘ Attendez que Khameney annonce que l’Iran se retire du NPT (Traité de non-prolifération atomique). Les Iraniens vont faire sauter les cadenas (les sceaux des inspecteurs de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique dans les installations iraniennes d’enrichissement d’uranium) et alors, il sera clair pour tous que les Iraniens détiennent l’arme nucléaire »

 

Barak a ajouté : « La différence entre nous et les Américains, c’est que nous soutenons que, puisque les Iraniens sont occupés à transférer leur programme nucléaire dans des installations sous-terraines, ils auront tout le loisir de déclarer qu’ils détiennent l’arme nucléaire quand il ne sera plus possible de les attaquer. Barak a mis en garde : « Si Israël est poussé à bout , il sera contraint d’intervenir. »

 

En d’autres termes, Israël n’est plus prêt à attendre comme l’Administration Obama le suggère, c’est-à-dire d’être dans l’expectative jusqu’à que les mesures diplomatiques et les sanctions fassent leur effet. Israël ne peut attendre que l’Iran ait le temps d’enfouir sous terre ses installations nucléaires afin qu’elles soient imperméables à une attaque.

 

Les sources du site Debka indiquent que l’hypothèse de travail en Israël est que l’Iran est en mesure d’achever l’enterrement de ses installations nucléaires dans les six à huit mois à venir, c’est-à-dire jusqu’à juin ou aout 2012.

 Un autre point important a été évoqué par le Ministre de Défense Ehoud Barak. L’Iran étant en plein transfert de son programme nucléaire en sous-sol, donc une partie de ses installations sont déjà sous terre. Il est déjà impossible de les atteindre lors d’une attaque, et d’autre part, on ne peut savoir ce qui s’y passe.

Les sources de Debka indiquent que ces propos d’Ehoud Barak se réfèrent principalement à ce qui se passe dans les installations nucléaires de Fordo près de Kom. Là, les Iraniens ont transféré leurs centrifugeuses. Les renseignements indiquent qu’ils sont sur le point d’y opérer l’enrichissement d’uranium de 20% à 60%. Cette opération diminuera de plusieurs semaines le laps de temps nécessaire à produire du combustible nucléaire utilisable pour une bombe.

 

Mardi 29 novembre, le Chef du Renseignement militaire sortant, Amos Yadlin, avait déclaré que l’Iran avait suffisamment d’uranium enrichi pour produire de quatre à cinq bombes nucléaires.

Le Ministre de la Défense Barak a également réagi aux affirmations de l’ancien Directeur du Mossad, Méir Dagan, qui a soutenu, lors de plusieurs interviews cette semaine, que l’une des raisons pour lesquelles Israël ne devrait point attaquer l’Iran est qu’une telle offensive pourrait embraser une guerre générale dans tout le Moyen-Orient. Israël serait alors attaqué par la Syrie, par le Hezbollah, par le Hamas et par le Djihad islamique, une guerre où Israël risquerait d’avoir beaucoup de victimes.

En faisant allusions au propos de Dagan, le Ministre de la Défense a affirmé qu’Israël est loin d’être paralysé par les craintes que certains tentent de lui insuffler. En cas de guerre régionale, selon les estimations de Barak, les pertes et les dommages pour les civils en Israël ne seront pas si élevées que cela. Barak a répété ses estimations diffusées au mois de novembre, à savoir que le nombre de victimes israéliennes par les tirs de missiles serait nettement inférieur à 500.

 

Se référant aux développements dans les pays voisins, Ehoud Barak a affirmé qu’il n’a pas la moindre idée de ce qui pourrait se passer demain matin en Syrie ou en Egypte. En cela, Barak a voulu probablement dire qu’une nouvelle guerre généralisée au Moyen-Orient pourrait éclater même sans qu’Israël n’attaque l’Iran, mais que cela pourrait être le résultat de la rébellion en Syrie ou par la montée des Frères musulmans et des mouvements salafistes au pouvoir en Egypte.

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mordeh'ai - dans Revue de presse