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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Les Amères leçons d'Israël

2 Octobre 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Sécurité

 par Dore Gold 

http://www.israelhayom.com

Adaptation par Mordeh’aï pour malaassot.com © 2011-10-02

 

Il est devenu presque axiomatique pour les dirigeants occidentaux qui sont conscients de la vulnérabilité militaire aiguë d'Israël de suggérer que des forces internationales se déploient afin de régler le conflit israélo-palestinien. Il a même été suggéré que l'armée israélienne se retire de façon tactique les parties vitales de la Cisjordanie, comme la vallée du Jourdain, et de laisser des forces internationales prendre leur place. Il s'agissait en fait de la proposition faite par le passé par le général Jim Jones, premier conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama.  

 

Certains Israéliens ont également proposé cette idée, l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert avait déclaré au New York Times plus tôt cette année qu'il voulait voire se déployer des forces internationales en Cisjordanie, mais il a suggéré qu'elles soient dirigées par les Etats-Unis. La dernière expérience importante avec les forces internationales a été effectivement tenté sous le gouvernement d'Olmert à la fin de la Deuxième guerre au Liban, de 2006 en application de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. Il est intéressant d'examiner ce qui s'est passé pendant ces cinq ans pour voir comment cette force internationale fonctionne effectivement  avant que d'autres propositions de ce genre soient proposées par la communauté internationale pour le futur.

 

A l'époque, la diplomatie israélienne s'était concentrée sur les mesures de sécurité qui étaient destinées à empêcher le retour des circonstances militaires le long de la frontière nord d'Israël qui avaient contribué au déclenchement des hostilités. Ainsi la résolution 1701 a appelé à la création d'une grande force de la FINUL avec un mandat beaucoup plus conséquent qu'auparavant. Elle n'était pas censé être juste qu'une autre force de l'ONU mais plutôt des forces européennes telles que la France l'Espagne et l'Italie, comme celles qui composent l'OTAN, à la place ce sont des soldats du tiers monde sous-payés,  qui ont été déployés.

 

La résolution a également réitéré l'importance du désarment par la FINUL des milices libanaises, comme le Hezbollah, conformément aux dernières résolutions de l'ONU. La résolution 1701 a cherché à interdire le transfert d'armes au Liban qui n'ont pas été autorisées par le gouvernement libanais, ce qui rendait tout autre transfert d'armes iraniennes au Hezbollah comme violation de la résolution du Conseil de sécurité.

Afin de mettre en œuvre cet embargo sur les armes, des navires  de la marine allemande avaient été déployés pour surveiller les côtes libanaises en Septembre 2006.    

 

Mais clairement l'innovation la plus importante que la résolution 1701 proposée avait été la création d'une zone spéciale entre la "ligne bleue", qui délimite la frontière israélo- libanaise, et le Litani, dans laquelle les seules armes autorisées et le personnel militaire seraient ceux de l'armée libanaise ou de la FINUL.

C'était une sorte de zone de sécurité internationalement approuvée, sans troupes israéliennes. Cette dernière disposition était censée éloigner les unités du Hezbollah loin de la frontière israélienne et de leur rendre plus difficile d'ouvrir le feu sur des patrouilles israéliennes ou de kidnapper des soldats israéliens juste par delà la frontière.

 

Avant la seconde guerre du Liban, il y avait environ 5000 terroristes du Hezbollah dans cette zone équipés de 10.000 roquettes. Le Hezbollah avait au nord du fleuve Litani  encore 5000 roquettes. Ces armes devaient être complètement éradiquées au sud de la zone de sécurité du Litani. À l'époque, la résolution 1701 a été saluée en Israël comme une grande réussite diplomatique.   

 

Mais qu’est-il arrivé cinq ans plus tard à la Résolution 1701 et  une nouvelle force internationale plus forte, qui l'a créé ?

Premièrement, le Hezbollah est retourné au Sud-Liban avec une force semblable à celle qu'il avait avant la seconde guerre du Liban. Il y a maintenant  au total près de 40 000 roquettes dans l'arsenal du Hezbollah au Liban, dont 30 000 sont situées au sud du Litani, dans la zone qui n'était pas censée recevoir d'autres armes que celles de la FINUL ou de l'armée libanaise.

 

Deuxièmement, à la fin de Mars 2011, le Washington Post a publié des cartes de  Tsahal montrant que le Hezbollah avait établi non pas seulement quelques postes militaires dans le sud du Liban, mais plutôt des centaines de sites militaires à travers ses villages, des sites qui contenait des armes, des installations de stockage, des bunkers souterrains et des postes d'observation. Dans certains villages, comme Al-Khiam, un village chiite qui est  seulement à quatre kilomètres de la frontière israélienne, ces installations ont été intentionnellement placées à côté d'écoles et de mosquées ainsi que dans les maisons de civils.  

 

Conformément à la Résolution 1701, la FINUL aurait dû entrer dans les villages chiites du sud du Liban pour confisquer les armes du Hezbollah qui sont stockées  là en violation des dispositions de la Résolution 1701.

Quelles sont les chances  pour des troupes même européennes d'être prêtes à risquer leur vie et de se déplacer dans les villages chiites afin de reprendre ces armes? - elles sont presque nulles.

Déjà en Juillet 2011, les soldats français de la FINUL ont été attaqué, ce qui avait conduit le président Nicolas Sarkozy de menacer de retirer ses troupes du Liban sud.

 

Qu'est-ce que cette expérience signifie-t-elle pour de " futures " forces internationales dans la vallée du Jourdain  qui sauvegarderaient la démilitarisation d'un Etat palestinien ? Si la FINUL ne peut garantir la démilitarisation du sud du Liban, comment ces forces internationales contribueraient-elles à garantir la démilitarisation d'un Etat palestinien en Cisjordanie? 

 

Certes, l'un des principaux enseignements du désengagement de Gaza a été qu'il a été une erreur majeure pour Israël de se retirer de la Route Philadelphia. La route est devenue un corridor pour le Hamas lui permettant d'importer d'énormes quantités de roquettes, des explosifs et même des SA-7 missiles anti-aériens dans la bande de Gaza.

Avant le désengagement, le Hamas utilisait de petites roquettes Qassam, fabriquées localement,  mais après il a attaqué Israël avec des roquettes Grad de plus longue portée pour la première fois en 2006, après que Tsahal n'était plus opérant contre la contrebande arrivant par la Route Philadelphia.

 

Dans le cas de la Cisjordanie, l'échec de la FINUL au Sud-Liban n'est que le dernier rappel du pourquoi qu’Israël demande de conserver les Forces de Défense Israéliennes dans la vallée du Jourdain comme une première ligne de sa défense à l'Est.

Quiconque propose à Israël de brader sa sécurité à des forces internationales, fait fi de ce qui s'est passé au sud du Liban au cours des cinq dernières années

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