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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le temps de l'Eveil : le Sinaï est bien, déjà, le théâtre du « 3è Jihad »

19 Août 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Point de vue

Par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

19/08/2011

 

Il est déconcertant de soupçonner, durant des mois, les pièces d’un puzzle en train de se mettre en place et de découvrir, trop tard, la survenue d’une tragédie parfaitement planifiée : comme celle d’hier 18 août, au nord d’Eilat, à la frontière du Sinaï égyptien.

A cette heure, on dénombre au moins 7 morts et 31 blessés israéliens, 7 terroristes interceptés et neutralisés, au cours d’une opération qui en comportait une vingtaine, les autres s’étant évaporés dans la nature. Et six autres terroristes, dont les 2 chefs du groupe incriminé, les Comités populaires de la Résistance, dans une frappe de la force aérienne à Gaza, moins de 6h après le drame. D’autres représailles suivront, suivies de départs de missiles et roquettes depuis Gaza. Mais, sur le plan stratégique, en quoi est-ce que Gaza, comme pont avancé du terrorisme est-il sur le point d’être démantelé ?

Depuis le 6 mars, donc, nous avons évoqué les pourparlers de tout ce que le Moyen-Orient compte de cerveaux jihadistes prêts à activer leurs adeptes : Youssouf Al Qaradawi, Khaled Meshaal, des envoyés du Hezbollah, du Jihad islamique égyptien, les services secrets iraniens, invités d’Omar el Béchir à Kartoum, avec pour objectif, le lancement de la IIIè Intifada. Il y a quelques semaines à peine, un groupe d'al Qaeda parfaitement structuré prenait la ville

d’El Arish en otage durant plusieurs heures, en prônant l’établissement du Califat islamique dans la Péninsule. Le gazoduc vers Israël et l’Egypte était, cinq fois détruit.

Mardi 16 août, nous relations le lancement d’une offensive anti-terroriste de grande envergure par l’Etat-Major Egyptien. Le danger de ce qui se trame dans ces montagnes est comparable à l’équivalent d’une nouvelle guerre afghane, avons-nous alors fait remarquer.

Mais, il a encore fallu attendre 48 h pour se prendre la confirmation cinglante à travers les informations filtrant de la région d’Eilat. Le type d’attentat multifocal, orchestré relève d’un partage de connaissance et de logistique millimétrée pour enclencher une succession d’évènements létaux, au moment même où les forces se mettent sur le qui-vive pour y faire face et riposter. Un seul groupe isolé n’a pu prendre cela sous son chapeau sans bénéficier d’appuis et d’expériences, telles qu’elles sont mises à jour en Afghanistan et en Irak. Comme si ces guerres n’étaient qu’une répétition générale avant transfert de compétences mortifères contre une cible gardée en réserve durant toutes ces années de conflit.

Le moment politique choisi ne relève pas seulement de la cogitation de quelques fanatiques des montagnes, ni même de Gaza. Nous approchons de septembre, où Mahmoud Abbas doit occuper la scène de l’ONU, par une déclaration unilatérale. Le Hezbollah se trouve enfoncé dans une crise sans précédent, pris, apparemment, en tenaille entre le Tribunal international et l’isolement diplomatique de son fournisseur Assad. Celui-ci a plus que besoin d'une voie de délestage, desserrant l'étau dans lequel il s'est, lui-même enfermé. Dès février, des maîtres es-terrorisme de ce groupe et d’autres s’enfuyaient des prisons de Moubarak à travers le Sinaï, à la faveur de la « révolution » soutenue par l’Administration américaine. Certains ont rejoint Beyrouth. Mais, pour y apporter quel message de voie ouverte dans ces régions escarpées, auprès d’autres groupes prêts à passer à l’action ? L'un d'eux, Massaad Abdelrahim Charif, vient juste d'être repris, dans le Sinaï, le 17 août.

Les armes n’ont jamais cessé de passer par les tunnels sous le gruyère égyptien, avant que son armée ne commence à réagir, sans savoir précisément ce que serait l’étape suivante.

Le leadership israélien est face à un dilemme et des constats dont il n’a pas encore mesuré toute la profondeur. Khaled Meshaal souhaite transférer ses quartiers généraux de Damas au Caire. Autant dire qu’il s’agit d’ouvrir un centre de commandement d’une guerre anti-israélienne sans fin, appuyée par le poids politique des Frères Musulmans. La junte militaire est-elle disposée à faire front, face à des foules qui risquent de se retourner contre elle, par soupçon de collaboration avec « l’ennemi sioniste » ?

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