Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le repas de Pessah d’Obama

28 Mars 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

 par Nessim Cohen Tanugi
pour Le Lien / Israel Diaspora
28/03/2010

Le faux ami, le vrai ennemi, le principal ennemi des Juifs s’appelle Obama. Pour tout Juif digne de ce nom son ultimatum et sa volonté de nous humilier sont sans excuses et sans appel. Son invitation à la Maison Blanche ne mérite que le refus poli des Juifs. Et ceux qui s’y rendront se conduiront en baisant la main de leur bourreau. Ils auront profané et contredit le rite de Pessah.

Tant pis pour eux. Pessah doit durer 7 jours comme les 7 jours de la création du monde. En diaspora, faute de connaître dans les siècles passés le jour exact de la pleine lune qui devait être constaté de visu en terre d’Israël, on a décidé de célébrer par deux fois le Seder mais, il ne faut pas faire de contresens : l’un des deux jours n’a pas de valeur et la seule certitude était que l’un des deux serait forcement le bon. C’est pourquoi, en Israël, Pessah dure 7 jours Comme nos connaissances aujourd’hui sont certaines concernant la date, c’est une erreur de prolonger sa durée sauf peut-être pour rappeler à la diaspora que notre vocation est de revenir sur notre terre. Ce qui veut dire que Pessah, quoiqu’il en soit, dure 7 jours réellement kasher.

Et pourquoi 7 jours ? Parce que c’est le chiffre de la Création et que le rite de Pessah avait pour vocation une renaissance, un renouveau, une recréation de la spiritualité juive, symbolisée par l’interdit du levain, symbole de l’enflure du moi, d’une certaine dégradation de notre spiritualité.

Cette année, plus que jamais, il faut – mieux, il est impératif – qu’au terme de cette période, les Juifs repartent sur le bon pied, pour une nouvelle année. Car si Rosh Hashanah et le jour de l’an de notre renouveau spirituel, Pessah est le jour du nouvel an politique, comme l’expliquent notre Tradition et l’écrit le Talmud.

Il faut commencer au terme de cette période, par un authentique nouvel an politique.

L’agression méprisable d’Obama doit avoir pour réponse une nouvelle ligne politique qui mette aux archives les principes antérieurs de la politique israélienne.

En 1967, nous avons gagné le droit de vivre. Nous avons pensé alors qu’il fallait consolider ce droit en refaisant la paix avec nos adversaires arabes, unis pour notre destruction. Depuis 43 ans nous avons essayé de convertir nos ennemis à la paix, et ce, tous les jours depuis ces 43 années. C’était tout à notre honneur. Malheureusement, nos ennemis ont cru ainsi pouvoir détruire Israël non par la guerre mais par la paix, comme le général Nimeiry, premier ministre du Soudan l’avait prophétisé : " Nous ne détruirons pas Israël par la guerre mais par la paix ". Et depuis 43 ans ils usent de ce stratagème avec les " idiots utiles " juifs qui n’ont rien compris au piège qu’on leur tendait et qui ont gobé les promesses de paix qu’on leur servait comme un somnifère et un opium mortel.

L’engrenage destructeur est désormais parfaitement au point. Ils peuvent lancer la mise au feu et le compte au rebours en préparant l’hallali. C’est Obama qui a eu " l’honneur " – si l’on ose dire – d’inaugurer la fête. Et ils (lui et ses complices islamo-nazis) ont inventé un discours pour couvrir leur entreprise en culpabilisant Israël. " Si ce n’est toi, c’est donc ton frère " comme le disait le loup de la fable. La politique d’Israël menace les intérêts et la sécurité des Américains clame Obama. Et le général Petraeus abonde, en écho : au Sénat, la semaine dernière, il a accusé la politique américaine envers Israël de porter du tort aux USA pour faire avancer ses intérêts dans le Moyen-Orient, car elle fomentait le sentiment anti-américain et limite les partenariats stratégiques de l’Amérique avec les gouvernements arabes. Soit.

Mais Obama et Petraeus sont tombés dans le piège qu’ils nous ont tendu. La réponse est en effet évidente. Israël ne veut en aucun cas causer du tort aux USA. Il suffit que les Etats-Unis se désolidarise d’Israël en clamant haut et fort à tous ses amis arabes qu’ils abandonnent Israël à son triste sort et se désintéressent de son avenir. Ils peuvent donc sans complexe s’allier avec le tueur en série, Bashar el Assad, ou avec Ahmadieenjad et les fanatiques enturbannés qui ont fait main basse sur la Perse, trafiquer avec les Taliban et les Pakistanais pour pourrir par l’islamisme la Chine et la Russie.

Libres ! Les Etats-Unis sont enfin libres !

Et nous Juifs, nous Israël, sommes enfin libres à notre tour, de dire poliment à M. Mitchel et aux honorables représentants du Quartet, que nous regrettons de leur avoir causé tant d’inutiles soucis. Ils sont aussi libres. Libres aussi de recevoir les ogives nucléaires d’Ahmadinejad. Il n’est pas du tout sûr qu’Israël se salisse les mains à leur place. Nous ferons le nécessaire pour neutraliser le péril lorsque l’on ne pourra faire autrement.

Israël, libéré de " ses amis qui nous veulent du bien " s’adressera au monde arabe pour leur dire que nous ne demandons qu’à faire la paix mais que nous ne négocierons qu’avec eux et sans intermédiaires d’aucune sorte et qu’hélas nous n’avons rien à leur offrir de plus que ce que nous leur avons déjà proposé. La balle, dans ce cas, sera dans leur camp.

Il sera très instructif de savoir si les Etats-Unis se déclareront neutres. Avec Obama, ils seront prêts à s’allier pour achever la destruction d’Israël. Qu’ils se rappellent cependant que les Américains ne supporteront pas les victimes américaines de la guerre avec Israël, car les Juifs, n’est ce pas, sont aussi capables de résister que les Vietnamiens ou les Irakiens. Et si Obama aime les bourbiers…

Veille de Pessah Bon pour accord
Je persiste et signe Nessim Cohen-Tanugi
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :