Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le nouvel Obama pragmatique, est arrivé ?

28 Juillet 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

©Par Caroline Glick

en anglais sur le site : http://www.carolineglick.com/

26/07/2010

Adaptation française Mordeh'aï  © 2010 pour  malaassot.over-blog.com

 

Obama smoking.jpgVous devez le reconaitre, le Président américain Barack Obama; il est implacable. Au moment où vous pensiez qu'il était en train de « changer de braquet » - assouplissement sur Israël et reportant son attention sur le programme d’armes nucléaires iranien -, il sort une révélation brutale !!

 Sa cour récente au Premier ministre Benyamin Netanyahou a conduit certains Israéliens et des partisans d'Israël aux États-Unis à croire que l’administration a retrouvé le bon sens. Après 18 mois, on nous dit qu’Obama a finalement réalisé que, contrairement à ce qu'il avait cru auparavant, un Etat palestinien n'est pas le problème le plus urgent au Moyen-Orient, l'Iran et son programme d'armes nucléaires l’est plus ./ Dans la seule semaine écoulée, deux éminents commentateurs -

Aluf Benn de Haaretz , Ehud Yaari de la chaîne 2 ont écrit des articles affirmant que la politique moyen-orientale d’Obama a subi une transformation radicale. Comme Benn l'a dit, " la campagne du président Barack Obama de faire la cour à Israël reflète un élément fondamental du volte-face de la politique américaine au Moyen-Orient."

Et Yaari a écrit en des termes similaires un article pour The Australian : " L'équipe de politique étrangère du président américain Barack Obama a entrepris une réévaluation de sa politique au Moyen-Orient , y compris envers Israël."

Les deux clament que l'administration américaine aurait décidé de coopérer avec Israël en tant qu'allié plutôt que de l'attaquer comme un obstacle à la paix , et que Washington aurait reconnu que l'Iran devait être contrecarré dans sa poursuite à obtenir l’arme nucléaire .

La notion de base d'informer de ces deux articles quasiment identiques consiste à démontrer que la politique étrangère de l'administration d'Obama est fondamentalement pragmatique plutôt qu'idéologiquement motivée. Tant Ya'ari que Benn, ainsi que nombre de leurs collègues commentateurs de gauche, soutiennent que la décision d'Obama d'inviter Netanyahu en Washington et de le traiter comme un allié plutôt qu'en ennemi est la preuve que lorsqu’il va à l’essentiel, sa politique étrangère est pragmatique.

Pourtant, avant que l'encre de leurs publications, ne sèche, Obama a démontré que leur enthousiasme a été malheureux. En effet la semaine dernière l'administration d’Obama a décidé – sans que rien ne le justifie - d'améliorer le statut diplomatique de la mission de l'OLP à Washington.

Dès à présent, l'OLP sera autorisé à faire battre son pavillon, comme une ambassade ordinaire.

Ses représentants jouiront de l'immunité diplomatique, tout comme les diplomates de n’importe quel Etat.

En effet le délégué de l'OLP à Washington Maen Areikat a affirmé que grâce à ce geste, l'administration met le statut diplomatique de l'OLP aux Etats Unis au niveau de celui du Canada et des États d'Europe occidentale.

Certains dans les médias ont prétendu qu'il s'agissait d’un acte symbolique et dépourvu d’ interprétation. Mais il n'en est rien. Bien que cette étape ne constitue pas une reconnaissance formelle par les Etats-Unis d'un Etat palestinien en l'absence d'un traité de paix entre les Palestiniens et Israël,  il envoie néanmoins un signal clair que les États-Unis se dirigent dans cette direction. En tant que tel, il représente une étape dangereuse qui favorisera la poursuite de l’hostilité arabe.

Pour mettre ce mouvement en perspective, il est intéressant de comparer le nouveau statut de l'OLP à celui d'un ferme allié des Etats-Unis et de la démocratie de ses collègues - Taiwan , et de la République de Chine . Considérant que "l'OLP a maintenant une délégation générale à Washington , alors que Taiwan a un bureau de représentation " économique et culturel de Taipei."

Lorsqu'on lui a demandé de se prononcer sur ce changement, le porte-parole de la Maison Blanche, Thomas Vietor a déclaré: " Cette décision reflète notre confiance que par des négociations directes , nous pouvons aider à atteindre une solution de deux Etats vivant côte à côte; une Palestine indépendante est viable aux côtés d'Israël. Nous devons commencer la préparation de ce résultat aujourd’hui, alors que nous continuons à travailler avec le peuple palestinien pour un avenir meilleur."

Comme la décision elle-même, ainsi que les signaux et les explications de Vietor prouvent que l'administration Obama n'a pas préféré le pragmatisme à l’idéologie. Si cela avait été du pragmatisme Vietor n'aurait jamais fait une telle déclaration.

Toute analyse pragmatique de la situation conduit à la conclusion évidente qu'il y a peu de chances de voir les Palestiniens accepter un règlement de sitôt. Ces dernières semaines Mahmoud Abbas le leader du Fatah a fait grimper les ‘enchères’ concernant 'ses conditions préalables' (déjà inacceptables) pour des négociations directes.

Maintenant, en plus de sa demande absurde qu’Israël convienne à l'avance de se retirer sur les lignes indéfendables d'armistice de 1949 , Abbas exige qu'Israel accepte également de retirer toutes ses forces le long de ces lignes et accepte le déploiement de forces étrangères le long de ses frontières avec l’ 'Etat palestinien'.

Ce sont des exigences qu'aucun gouvernement de bon sens ne saurait accepter sans négociations directes, et encore moins comme condition 'sine qua non' pour lui.

Et toute administration pragmatique des États-Unis après avoir entendu ces demandes saurait reconnaître qu'il n’y a aucune chance pour que les Palestiniens acceptent toute offre raisonnable d’un traité de paix dans un avenir prévisible.

En effet, pour n'importe quelle administration américaine pragmatique, le message à envoyer en ce moment, c'est que le statut d'État ne peut être atteint que par l’inoculation de négociations. Cela signifie que la clarification de l’accession à la souveraineté n'est pas une fatalité, mais plutôt un résultat potentiel; à Abbas de décider d’abandonner ses conditions préalables et de prendre au sérieux le propos des négociations.

Dans cette optique, si les États-Unis vise à reconnaître un Etat palestinien formé dans le cadre d'un règlement de paix négocié, il etait tout à fait ridicule, face aux dernières déclarations d'Abbas, de changer le statut diplomatique des Palestiniens. Le geste n'a de sens que si les Etats-Unis se préparent secrètement à aider les Palestiniens à éviter des négociations et d'obtenir un état qui ne sera pas établi dans le cadre d'un traité de paix.

Mais alors, une administration qui est prête à reconnaître un Etat palestinien en dehors du cadre d'un accord de paix c’est une administration motivée par l'idéologie et non pas par le pragmatisme. En outre, cette motivation par idéologie est fondamentalement opposée à un Israël démocratique et fort.

C'est le cas, parce qu'il n'y a pas de leader palestinien - pas les favoris américains Mahmoud Abbas et Salam Fayyad, et pas leurs concurrents dans le Hamas - qui acceptent la légitimité de l'Etat juif. Et tout État formé en dehors du cadre d’un traité de paix sera dans un état de fait en guerre avec Israël. En effet, sa légitimité auprès du peuple palestinien et des autres pays Arabes sera défini par son engagement en faveur de la destruction éventuelle de l'Etat juif. Et en améliorant justement le statut de la mission de l’OLP, l'administration Obama encourage activement un tel résultat.

Ensuite, il y a le programme .............

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :