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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le Congrès: Yes We Can!

25 Juin 2010 , Rédigé par mordeh'ai

Par Yoram Ettinger,

“A bien y repenser” YnetNews, June 22, 2010 http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3908093,00.html

Adaptation : Marc Brzustowski, Pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

Le soutien de la Colline du Capitole à Israël

Le soutien indéfectible de la « Colline du Capitole »[NDLR : Sénat et Congrès ou Chambre des Représentants] à l’Etat Juif fait preuve d’un rare consensus bipartisan, tout au long de l’actuelle polarisation politique américaine / Le rôle actif joué par les dirigeants Démocrates dans cet affichage résolument pro-israélien révèle le fossé croissant entre les attitudes du Président Obama et celle du Congrès, à l’égard d’Israël. Cela envoie un message fort et clair de la part du Législatif, qui détient un pouvoir équivalent à celui de l’exécutif et constitue un bastion systématique d’appui à l’Etat Juif.

Par exemple, les représentants de la majorité aussi bien que de la minorité, les Sénateurs Harry Reid et Mitch Mc Connel, ont écrit une lettre ouverte au Président, pour qu’il s’oppose à la condamnation par l’ONU et à l’établissement d’un bureau d’enquête internationale pour enquêter sur l’incident de la « Flottille pour Gaza ». Ils soutiennent Israël dans la capture des navires et l’embargo maritime de Gaza, condamnent le Hamas, le groupe terroriste turc de l’IHH, le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU et « les efforts » de la Conférence de l’ONU sur la non-prolifération nucléaire « pour isoler Israël ».

Cette lettre ouverte – qui est approuvée par la vaste majorité des Sénateurs – définit Israël comme « notre allié le plus puissant au Moyen-Orient et une vibrante démocratie … un partenaire des Etats-Unis dans les dossiers sensibles, militaires et de renseignement… ». Les dirigeants de la majorité, comme de la minorité à la Chambre des Représentants, Steny Hoyer et John Boehner, ont publié des communiqués identiques, rejoints par les Présidents puissants des Comités et Sous- Comités des deux assemblées.

Le soutien à Israël parmi les Américains de la rue.

Les législateurs américains n’expriment que l’état d’esprit de leurs administrés, qui considèrent Israël comme l’une de leurs cinq nations préférées, alors que l’Autorité Palestinienne se range parmi l’une des trois entités les plus décriées. / Selon un sondage de Gallup du 4 juin 2010, les Américains perçoivent que le terrorisme reste la plus grande menace, devant le chômage, les coûts de l’assurance santé et les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Le problème du terrorisme s’identifie aux organisations et aux régimes musulmans et, par conséquent, il s’explique comme une menace mutuellement combattue par les Etats-Unis et Israël.

Les rapports quotidiens de soldats américains tués par des terroristes musulmans en Irak et en Afghanistan, s’ajoutant au meurtre de 13 soldats par un terroriste musulman à San-Antonio (Fort Hood), et à l’attentat manqué visant à répandre la terreur sur Times Square, ont réenclenché l’identification à la situation difficile vécue par Israël.

Un sondage du Rapport Rasmussen, datant du 7 juin 2010 détermine que seulement 19% des Américains reprochent à Israël les morts au cours de l’échauffourée de la « flottille pour Gaza », contre 49% qui disent que les terroristes à bord du navire en sont les principaux responsables. 49% pensent que le monde se livre à une critique exagérée d’Israël, alors que 21% disent que le monde n’est pas assez critique à son égard. Israël est l’un des cinq pays uniquement – avec le Canada, la Grande-Bretagne, le Mexique et l’Allemagne-que la plupart des Américains souhaitent défendre par des moyens militaires.

 La plupart des Américains n’ont aucune confiance dans les Nations-Unies, mais, par contre, voient dans l’Etat Juif le reflet de l’éthos américain : Patriotisme, tradition, religion, défiance vis-à-vis des désordres et impressions bizarres et comme constituant un avant-poste dans le choc des civilisations entre les Démocraties occidentales et le terrorisme islamique. L’Etat Juif n’est pas conçu comme un problème spécifique de politique étrangère. Il est également perçu comme un sujet intérieur porteur de valeurs, directement lié aux fondements moraux de l’histoire américaine : les valeurs judéo-chrétiennes.

Le face-à-face entre le Congrès et le Président

Le Congrès est le représentant le plus authentique des préoccupations du public américain, dans lequel les 435 membres de la Chambre font campagne tous les deux ans. A l’inverse du système parlementaire (y compris à la Knesset), le Congrès est totalement indépendant, bénéficiant d’une séparation complète des pouvoirs et d’un système très élaboré de contrôle et d’arbitrages. Le Président n’est pas tout-puissant et ne représente pas « Le Gouvernement », mais seulement un tiers du « Gouvernement ». Le Judiciaire et le Législatif ont un pouvoir équivalent à celui de l’Exécutif.

La Constitution américaine est représentative dans son essence, puisqu’elle a été mise en place pour empêcher toute dictature. Par conséquent, elle a conféré au Peuple le facteur le plus critique du système politique, accordant ainsi aux Représentants du Peuple un pouvoir accru qui interdit au Président l’accès au pouvoir absolu, y compris dans les domaines concernant la sécurité nationale. Le Président peut exercer des pressions et déployer des forces militaires, mais le Congrès détient les cordons de la bourse et la capacité de paralyser le Président, aussi bien en ce qui concerne les sphères intérieure que globale.

Selon l’Article 1, Section 8 de la Constitution, “Le Congrès peut détenir le pouvoir… de définir et de punir les actes de piraterie et de trahison commis en haute mer…de déclarer la guerre... » Selon l’Article 2 : « Le Président sera le Commandant en Chef de l’Armée et de la Marine des Etats-Unis… lorsqu’elles sont appelées au service des Etats-Unis… ». En d’autres termes, le Congrès dispose de l’initiative et le Président exécute.

En 1993, le Congrès a décrété la date-butoir du retrait des troupes américaines de Somalie, interdisant le financement de ces opérations militaires après le 31mars 1994. En 1991, les différentes Cours ont forcé le Président Bush à rechercher l’autorisation des Congressistes afin de lancer la guerre d’Irak. En 1984, 1976 et 1973, le Congrès a mis un terme, respectivement, à l’engagement de l’armée américaine au Nicaragua (Amendement Boland), en Angola (l’Amendement Clark) et au Vietnam (l’Amendement Eagleton). En 1991, Israël a requis une assistance d’urgence à la suite de la Guerre du Golfe. Le Président Bush et le Secrétaire d’Etat James Baker s’y sont opposés, mais, néanmoins, Israël a reçu 650 millions de $ en liquidités et 700 millions de $ d’équipements militaires, grâce au Congrès. En 1990, Bush et Baker ont échoué dans leur tentative de réduire de 5% l’aide étrangère à Israël, à cause de l’opposition du Congrès à cette réduction.

En Conclusion

Face aux menaces qu’affronte l’Etat Juif, et tenant compte de passé et des milieux proches du Président Obama favorables aux pressions contre Israël, alors que cet Etat combat les ennemis des Etats-Unis et d’Israël, et à la lumière des principes inhérents qui sont aux fondements du soutien du Congrès à l’Etat Juif, il incombe à Jérusalem de renforcer le dialogue avec les Représentants du Peuple américain, les plus fidèles et les plus puissants : les Législateurs de la Colline du Capitole.

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