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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le chemin d’Israël vers la victoire

28 Septembre 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Point de vue

Par Caroline B. Glick

Jerusalem Post, 23 09 11

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=239093

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Le congrès des USA fournit à l’Etat juif une voie vers la sécurité. Aussi pourquoi Netanyahou hésite-t-il ?

Il y a quelque chose de surréaliste dans la couverture des évènements cette semaine à l’ONU. L’aspect général est semblable à l’affrontement à ‘O.K. Corral’ . Soit les Palestiniens gagnent la reconnaissance d’un Etat, ou non. S’ils l’obtiennent, ils gagnent. Sinon, Israël gagne.

Le problème avec ce message est que même si les Palestiniens ne reçoivent pas la qualité de membre de l’ONU, ils gagnent encore. Il n’y a aucun scénario dans lequel Israël gagne à l’ONU. La raison est simple. L’ONU est profondément hostile à Israël. Il comporte une large majorité automatique, permanente, de membres qui veulent toujours nuire à Israël.

Dans les circonstances présentes, le meilleur scénario pour Israël est que les Palestiniens portent la résolution en faveur de leur qualité de membre devant le Conseil de Sécurité et que les USA opposent immédiatement leur veto. Si cela arrive, nous aurons au moins la cloture de ce combat là.

Mais même une telle « victoire » aura peu d’effet durable. Il n’y a rien pour empêcher les Palestiniens de redéposer leur demande de qualité de membre quand ils le voudront. Et avec la sympathie que leur demande de membre leur a valu, les Palestiniens ont toutes les raisons de répéter le processus encore et encore et encore.

Jeudi, il est apparu que le résultat le plus probable de leur demande actuelle de reconnaissance comme Etat ne sera pas un veto rapide des USA devant le Conseil de Sécurité des USA, mais plutôt quelque chose de pire pour Israël. Mercredi matin, des pourparlers ont déjà commencé pour une longue période étalée de délibération au Conseil de Sécurité qui pourrait durer des semaines ou des mois ou même plus longtemps. L’idée est que pendant ce temps, les USA et les Européens mettront une pression massive sur Israël pour faire davantage de concessions aux Palestiniens de façon à reprendre des négociations mort-nées. Et le spectre de l’acceptation par le Conseil de Sécurité d’un Etat palestinien pèsera sur la tête d’Israël pendant tout ce temps comme une épée de Damoclès.

Plutôt que de se laver les mains de ce jeu perdant et de décider de sa stratégie politique sur le champ de bataille diplomatique où il a vraiment une chance de gagner, le gouvernement joue sa carte perdante comme si ce qu’Israël fait valait la différence. Pire encore, le gouvernement Netanyahou refuse d’envisager de construire une stratégie pour la victoire qu’il peut faire progresser en dehors des limites hostiles de l’ONU.

Ce n’est pas seulement un défaut d’imagination. C’est un défaut de connaissance. C’est une défaillance à marquer la signification de ce qui se produit vraiment.

Les amis d’Israël au Congrès des USA ont mis en avant deux mesures qui ouvrent la voie pour une telle stratégie de victoire. En ne parvenant pas à reconnaître l’opportunité qu’elles représentent pour Israël, le gouvernement démontre un manque de compétence navrant.

Le comportement du gouvernement est probablement dû à la force de l’habitude. Depuis le début du processus de paix bidon avec l’OLP il y a 18 ans, au mieux, les gouvernements d’Israël ont justifié le contrôle de l’Etat juif sur les territoires qu’il a conquis lors de la Guerre des Six Jours de 1967, sur la base de nos besoins de sécurité. Sans la vallée du Jourdain, Israël est vulnérable à une invasion venant de l’Est. Sans le ‘Gush Etzion’ jusqu’au Sud de Jerusalem et le Gush Adumim sur son versant Nord, la capitale est vulnérable à une attaque. Sans un contrôle de sécurité israélien global sur la Judée et la Samarie, les centres de population israélienne sont vulnérables aux attaques terroristes. Et ainsi de suite.

Tous ces constats sont exacts. Mais ils sont aussi défensifs. Alors qu’Israël a défendu son droit à la sécurité, les Palestiniens ont été à l’offensive en mettant en avant que tout le territoire dont Israël a pris le contrôle sur la Jordanie en 1967 leur appartient par droit ancestral. Ainsi pendant les 18 années passées, le conflit a été dessiné comme une dispute entre les droits de Palestiniens contre les requêtes de sécurité d’Israël.

Comme sa volonté de se placer à la merci de l’ONU, la volonté d’Israël d’accepter cette caractérisation du conflit palestinien avec Israël a condamné sa cause à un échec répété et toujours croissant. Car si la terre appartient aux Palestiniens, alors qu’ils contrôlent ou non la terre n’est pas pertinent.

C’est la raison pour laquelle le soutien des USA au droit d’Israël à des frontières défendables a été réduit depuis le soutien du contrôle israélien perpétuel sur Jerusalem unifiée et quelque 50 % de la Judée et de la Samarie en 1993, au soutien des USA à un retrait israélien total aux lignes d’armistice – y compris la partition de Jerusalem – en 2011. Vous pouvez diminuer « des besoins défensifs ». Définir des droits réduits est une entreprise plus difficile.

L’ironie est ici que les droits souverains d’Israël sur la Judée et la Samarie sont cuirassés alors que ceux des Palestiniens sont fragiles. En tant qu’héritier légal du Mandat de la Ligue des Nations sur la Palestine, Israël est le souverain légal de la Judée et de la Samarie.

De plus, les droits historiques d’Israël sur le berceau de la civilisation juive sont irréfutables.

Et pourtant, parce qu’Israël n’a pas voulu empêcher la possibilité d’une coexistence pacifique avec les Palestiniens, au cours des 18 dernières années, il a omis de faire valoir ses droits ; au lieu de cela, il s’est juste concentré sur ses besoins de sécurité. Donc, en dehors des communautés de Chrétiens ayant une perception littérale de la Bible, aujourd’hui la majorité est à l’aise pour répéter comme des perroquets la revendication palestinienne totalement fausse selon laquelle les Juifs n’ont aucun droit sur la Judée, la Samarie ou Jerusalem. Ils insistent même sur les droits sur ces zones qui appartiendraient exclusivement aux Palestiniens qui n’existaient même pas comme communauté nationale en 1967.

Alors que les alliés d’Israël au congrès des USA, ils ont répondu à la proposition d’échange de l’OLP pour un Etat à l’ONU par deux initiatives législatives importantes. Tout d’abord, la parlementaire Ileana Ros-Lehtinen, présidente de la Commission des Affaires Etrangères du Congrès a introduit un projet de loi appelant les USA à mettre fin à son soutien financier à l’Autorité Palestinienne et à réduire de façon drastique son soutien financier à l’ONU si celui-ci augmente le statut de membre de l’OLP de quelque manière. Le projet de loi de Ros-Lehtinen démontre à Israël qu’il dispose d’un puissant soutien pour une offensive israélienne qui fera payer aux Palestiniens un prix pour leur agression diplomatique.

Le projet de loi de Ros-Lehtinen est constructif pour deux raisons. D’abord, il fait payer aux Palestiniens leur comportement d’opposition systématique. Cela leur fera songer à deux fois avant d’augmenter leur guerre diplomatique contre Israël. Ensuite, cela entame un processus tardif pour délégitimer la cause palestinienne, qui est maintenant clairement inséparable de la cause de la destruction d’Israël.

 Si Israël suivait la direction de Ros-Lehtinen et interrompait le transfert du revenu des taxes à l’AP, et de fait, cessait de collecter des taxes au nom de l’AP, cela ferait progresser les intérêts d’Israël de plusieurs manières.

Cela rappellerait aux Palestiniens qu’ils ont bien plus besoin d’Israël qu’Israël, n’a besoin d’eux. Israël leur ferait payer un prix pour leur agression diplomatique.

Israël mettrait fin à sa politique contre-productive conférant à l’AP ouvertement hostile un sceau d’approbation automatique sans égard à leur manière de traiter Israël. Israël diminuerait les ressources financières à la disposition de l’AP pour l’avancement de sa guerre contre Israël.

En définitive, Israël ouvrirait la voie à la dissolution de l’AP et à son remplacement par une autre autorité en Judée et en Samarie.

Et cela nous amène à la seconde initiative du Congrès, prise par anticipation à la demande de changement de statut de l’OLP comme Etat à l’ONU. Au début de ce mois, le parlementaire Joe Walsh et trente co-signataires ont publié une résolution soutenant l’annexion par Israël de la Judée et de la Samarie.

Alors que l’annexion résonne comme une formule radicale, le fait est qu’Israël a déjà mis à exécution une pareille décision en appliquant la loi israélienne à Jerusalem et aux Hauteurs du Golan. Et le ciel ne nous est pas tombé sur notre tête dans les deux cas. En fait, la situation sur le terrain s’est stabilisée.

De plus, il n’y a qu’Israël pour continuer de vouloir céder ces territoires dans le cadre d’une paix réelle avec ses voisins : aussi l’application de la loi israélienne à la Judée et à la Samarie n’empêchera pas ces zones d’être cédées à un autre Etat souverain dans le cadre d’un futur accord de paix.

Et tout en n’éliminant pas la perspective d’un futur accord de paix, en appliquant la loi israélienne à la Judée et à la Samarie, Israël inverserait l’un des plus pernicieux effets du processus de paix bidon vieux de 18 ans : l’érosion continue de la reconnaissance internationale des droits souverains d’Israël sur ces zones.

Avec chaque étape écoulée de négociations défaillantes, des offres qu’Israël a faites mais rejetées sans être oubliées. Elles ont plutôt formé le point de départ de la prochaine étape de négociations défaillantes. Ainsi pendant que le Premier ministre Ehud Barak par exemple proclamait que son offre de céder le Mont du Temple était corrélée à la signature d’un traité de paix, quand le soi-disant Quartette pour le Moyen-Orient a publié sa ‘feuille de route’ pour la paix, Ehud Barak a ostensiblement annulé l’offre au point de départ des négociations.

En appliquant la loi israélienne à la Judée et à la Samarie, Israël changerait le fondement de futures négociations de manière à améliorer sa position de marchandage.

Encore plus important peut-être, en appliquant sa loi sur ces zones, Israël démontrerait qu’il comprend finalement que des droits doivent s’affirmer sur des devoirs, et pas seulement sur des mots, s’ils doivent être pris au sérieux.

Jeudi le “New York Times” a publié une analyse/narration d’informations, qui réécrit en gros l’histoire des trente derniers mois.

L’article a ignoré la reconnaissance ouverte par Mahmoud Abbas que le Président des USA Barack Obama l’a obligé à radicaliser sa propre stratégie politique à l’égard d’Israël quand Obama a exigé qu’Israël abroge les droits de propriété juives à Jerusalem, en Judée et en Samarie comme préconditions aux négociations. C’était une pré-condition que les Palestiniens eux-mêmes n’avaient jamais exigée. En la transformant en exigence des USA, Obama a mis fin à toute possibilité de reprise des négociations entre les Palestiniens et Israël.

Selon la narration du ‘Times’, Obama est victime des forces combinées d’un gouvernement israélien intransigeant et d’un lobby pro-Israël qui a de l’emprise sur le Congrès. Ces forces abominables ont rendu impossible qu’Obama mette le type de pression sur Israël qui aurait apaisé le monde arabe et ouvert la voie à un règlement pacifique. En l’absence d’un tel pouvoir présidentiel, Israël et ses lobbyistes ont coulé la réputation d’Obama dans le monde arabe. La leçon qu’Israël doit tirer de ce révisionnisme historique et de ses théories de la conspiration à la limite antisémite du ‘Times’ est double. D’abord, Israël ne sera jamais récompensé pour ses concessions. Le ‘Times’ et ses compagnons activistes anti-Israël ne se soucient pas que depuis 2009 – et en fait depuis 1993 – Israël ait fait une concession après l’autre pour n’être récompensé à chaque fois que par des exigences de concessions toujours croissantes. Le ‘Times’ et ses acolytes dénigreurs d’Israël ont une narration des conspirations et de la mauvaise foi israéliennes à raconter. Et ils raconteront cette histoire sans égard aux faits objectifs et à la réalité observable.

Cela nous amène à la seconde leçon de l’article du ‘Times’ en particulier et à l’expérience à l’ONU en général. Israël n’a rien à perdre et tout à gagner à aller à l’offensive. Nos amis au Congrès des USA nous ont montré une voie à suivre qui s’ouvre devant nous. Et nous devons la suivre. Puisque nous serons blâmés quoi que nous fassions, nous n’avons aucune excuse à ne pas faire ce qui est le meilleur pour nous.

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