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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

La douce saveur de l'eau salée…

31 Mars 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Société

Par Meir Gold,

pour Hamodia www.hamodia.fr/

No 164 30 mars 2011, Enquête

 

Des années de sécheresse ont conduit Israël à investir de gros moyens dans le dessalement de l'eau de mer, à tel point que l’État hébreu est devenu l'un des leaders mondiaux dans ce domaine. Or voilà qu'enfin le gouvernement vient de donner fin janvier son feu vert à l'application d'un vaste programme de production d'eau dessalée dans les nouvelles usines du pays.

 

Une vague de chaleur touche une nouvelle fois le pays d’Israël comme pour nous rappeler qu'en cette période, nous prions pour la ressource naturelle la plus convoitée de la région : l'eau !

Car s'il y a bien une chose que les Israéliens ne prennent pas pour « acquis » et allant de soi – comme souvent en Europe-, c'est la pluie…

 

Il s’avère que notre pays - dont les réserves d'eau dépendent des précipitations de la saison hivernale relativement courte de cette région semi-aride - est le témoin d'une dégradation de la situation d'année en année. Des décennies consécutives de faibles précipitations ont en effet contribué à l'assèchement de ses ressources en « or bleu » et à une grave crise de l'eau. Ainsi, le lac de Tibériade - appelé en Israël Kinnéret -, qui est la principale réserve d'eau douce du pays, ne peut-il plus satisfaire aux besoins sans cesse croissants d’une population en pleine expansion. Des années de pompage sans répit des eaux de ce lac l’ont donc conduit à son niveau le plus bas jamais atteint...

 

C’est ainsi que la « ligne rouge » fixée pour marquer la limite des possibilités de pompage de l'eau du Kinnéret a dû être révisée plusieurs fois à la baisse, mais aujourd'hui, la pollution et surtout un taux de salinité fatidique, menacent le lac. Selon les divers ministères concernés, les causes de cette crise ont deux origines : l’une naturelle, et l’autre humaine. C’est qu’en plus des conditions météorologiques générant la sécheresse, la demande croissante d'eau à usage domestique en Israël doublée de l'obligation - d’après les accords internationaux passés avec eux - de fournir en eau les Palestiniens, amène les sources, les nappes aquifères et les puits, à se tarir…

 

Chaque goutte économisée est une goutte gagnée ! Israël consomme aujourd'hui deux billions de mètres cubes (m3) par an. 800 millions proviennent du traitement des eaux usagées utilisées pour l'agriculture. Ce qui laisse 1,2 billion de m3 d'eau potable pour les besoins quotidiens que nous fournissent le Kinnéret et les nappes souterraines. On se souvient que l'une des solutions au problème de l'eau avait été évoquée avant l'opération « Plomb durci » de Tsahal à Gaza contre le Hamas : elle consistait à importer de l'eau potable de Turquie. En fait, toute l'infrastructure était prête pour permettre l'acheminement de l'eau turque. Mais les tensions politiques du début 2009 ont conduit Israël à prendre la décision de ne pas se placer à la merci d'un pays islamique pour la fourniture de son eau potable…Lire la suite....

 

Si le monde arabe continue toujours de s'enrichir à l’extrême en vendant son « or noir », il se peut bien que, sous peu, Israël soit à même de vendre une denrée devenue non moins précieuse : l'eau potable, dont il s’avèrera sans doute qu’elle est bel et bien de… « l’or bleu ».

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