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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

L'Union Européenne(UE)est un obstacle à la paix

2 Février 2012 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Tribune libre

par Emmanuel Navon

http://navonsblog.blogspot.com/2012/01/eu-is-obstacle-to-peace.html

29,Janvier 2012

Adapté par Mordeh'aï © 2012 pour le blog malaassot.com

 

L'affirmation selon laquelle "les colonies israéliennes" constituent "un obstacle à la paix" est devenu un dogme en soi européen. La vérité, bien sûr, c'est qu'il n'y avait pas de paix entre Israël et ses voisins arabes, aucun de ces «établissements» n'existaient (entre 1949 et 1967); que la direction palestinienne a rejeté à deux reprises l'offre d'Israël de démanteler la plupart de ces "colonies" (par Ehud Barak en Juillet 2000 et par Ehud Olmert en Septembre 2008), et que, lorsqu'Israël a unilatéralement démantelé toutes ses "colonies" dans la bande de Gaza en 2005, il a été «récompensé» par des milliers de roquettes.

 

Plutôt que des "colonies" de peuplement, l'un des obstacles majeurs à la paix entre Israël et les Palestiniens est le soi-disant "droit au retour". Par cet euphémisme, les Palestiniens veulent inonder Israël avec environ 7 millions d'immigrants qui sont les descendants, ou des descendants présumés, des 600000 Arabes qui ont quitté leurs maisons pendant la guerre d'Indépendance d'Israël. Ce serait transformer Israël en un Etat bi-national avec une majorité arabe. Sauf pour une minorité de post et anti-sionistes Israéliens, même les membres les plus pacifistes de la gauche israélienne considérent le "droit au retour" comme un butoir.

 

Alors que la gauche sioniste généralement pooh-Poohs le "droit au retour" comme un simple outil de rhétorique dans lequel même les Palestiniens eux-mêmes n'y croient pas vraiment, le fait est que le refus des Palestiniens de céder sur cette question c'est ce qui a causé le rejet de Barak et des propositions de paix d'Olmert. Par ailleurs, ni Arafat ni Abbas, n'ont jamais essayé d'éduquer leur peuple à admettre que le "droit au retour" n'est pas réaliste, au contraire: les deux dirigeants ont fait du "droit au retour" un principe fondamental du nationalisme palestinien et une question dont l'abandon est un acte de haute trahison.

 

Le fantasme du «droit au retour» est maintenu en vie et bien nourri par l'UNRWA, l'Agence des Nations Unies créée en 1949 pour traiter de la question des réfugiés palestiniens. Il ya deux principales raisons pour lesquelles l'UNRWA se perpétue et aggrave même le "problème des réfugiés palestiniens". Tout d'abord, le mandat de l'UNRWA (par opposition au mandat du Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ou HCR) est de ne pas intégrer les réfugiés dans leur pays d'accueil mais de les soutenir et de subventionner leur vie comme citoyens de seconde classe dans des camps. Deuxièmement, l'UNRWA applique la définition de «réfugiés» aux descendants des réfugiés, tandis que le HCR limite cette définition aux réfugiés eux-mêmes. Et donc le chiffre mondial de réfugiés a baissé de 60 millions en 1947 à 17.000.000 aujourd'hui, alors que le nombre de "réfugiés palestiniens" a augmenté, passant de 600.000 en 1948 à 7.000.000 aujourd'hui.

 

L'UNWRA est donc un obstacle majeur à la paix. Si le HCR avait été en charge des réfugiés palestiniens (le HCR gère tous les réfugiés dans le monde, sauf les réfugiés palestiniens), la question aurait été résolue il y a un moment. Tout d'abord, si les réfugiés palestiniens avaient été défini comme tels selon les critères du HCR, environ 100.000 réfugiés palestiniens ne seraient encore là aujourd'hui, la plupart d'entre eux les personnes âgées auraient disparus. Deuxièmement, l'UNRWA collabore avec les politiques discriminatoires des pays comme le Liban et la Jordanie en subventionnant le confinement des réfugiés palestiniens dans les camps au lieu de les intégrer dans des pays avec lesquels ils n'ont pas de caractère ethnique de langue et les différences religieuses.

 

Le démontage de l'UNRWA et le transfert du sort des autres vrais réfugiés palestiniens au HCR léverait donc un obstacle majeur à la paix.

 

L'UE a tout simplement décidé de faire tout le contraire par l'octroi à l'UNRWA, d'un don de 72.000.000€. Cette décision n'est pas seulement un affront pour les réfugiés palestiniens eux-mêmes, car elle contribue à la pérennisation, de leur statut de minorité distincte et paupérisée parmi leurs frères arabes. C'est également un camouflet,à la cause de la paix. En effet, en signant ce gros chèque l'UE servira à financer un obstacle majeur à la paix.

 

Alors que l'UE ne peut réaliser la vision kantienne de la paix démocratique à l'intérieur de ses frontières(quoique avec un peu d'aide des États-Unis,dont l'armée a protégé l'Europe de l'Union soviétique pendant la Guerre froide),la contribution de l'Europe à la paix en dehors des frontières du Vieux Continent a été lamentable. Du Rwanda à l'ex-Yougoslavie, l'UE a été impuissante au mieux, et une partie du problème, au pire.

L'UE (anciennement CEE)a participé à promouvoir l'OLP dans les années 1970 et n'a pas été la bienvenue aux accords de Camp David de 1979. Bien que les Accords d'Oslo aient été techniquement pas fait dans l'UE (la Norvège n'étant pas membre de l'UE), la recette européenne pour la paix au Moyen-Orient a échoué lamentablement et tragiquement.

 

La récente décision de l'UE au fonds de l'UNRWA appartient à une longue histoire des efforts de  contre-productivité. Mais, la plupart du temps, elle confirme le fait que l'UE est un obstacle à la paix au Moyen-Orient.

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