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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

L’offensive silencieuse de Salim Joubran

1 Septembre 2012 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Société

 Par:Shraga Blun

pour Jerusalemplus.tv

http://www.jerusalemplus.tv/

31-08-2012

 

Les décisions qui influent sur l’avenir d’une société sont parfois celles qui échappent aux radars des médias et dont les effets se font sentir avec le temps. Depuis des dizaines d’années un combat vital se déroule en coulisses au sujet de l’avenir de la société israélienne : Israël doit-il être un Etat juif ou un « Etat de tous ses citoyens », expression pudique pour désigner un Etat livré à la loi de la démographie et dépourvu de tout signe identitaire juif.

 

Dans cette bataille ne sont pas uniquement impliqués des acteurs israéliens – juifs ou arabes – mais aussi des Etats étrangers qui par le financement d’organisations locales de gauche et d’extrême gauche tentent d’influer sur la nature de la société israélienne dans un sens opposé aux objectifs du sionisme.

 

Sur cette thématique, le député Dr. Michaël Ben-Ari a lancé un véritable cri d’alarme dans les colonnes du « Makor Rishon » suite à une décision de la Cour Suprême dans une procédure qui oppose depuis deux ans la Municipalité d’Eilat aux organisations qui défendent les droits des travailleurs clandestins venus d’Afrique.

 

Ces organisations ont saisi la Cour Suprême afin d’obliger la ville d’Eilat à intégrer les enfants de ces clandestins - qui représentent aujourd’hui près de 10% de la population - dans les réseaux scolaire de la cité. Pour le député, mais pas seulement pour lui, une telle perspective modifierait de manière radicale l’avenir démographique d’Eilat. Or la semaine dernière, loin des projecteurs, la Cour Suprême a donné raison à ces organisations, et oblige la ville d’Eilat à intégrer tous ces enfants.

 

« Alors que tous nos yeux sont fixés sur Migron, qui est un sujet important mais ponctuel, la Cour Suprême a pris une décision cruciale qui risque d’hypothéquer sérieusement la nature juive de l’Etat d’Israël », avertit Dr.Ben-Ami. Mais ce qui le révolte le plus, c’est la motivation qu’a donnée le juge arabe Salim Joubran à sa décision, en mettant sur même plan la présence nombreuse d’immigrés clandestins africains dans certaines zones urbaines et l’immigration des juifs de l’ex-URSS ou d’Ethiopie dans les années 1990: « A l’époque également il y avait de nombreux problèmes d’intégration et d’adaptation», explique le magistrat, « mais finalement ils se sont tous intégrés et il n’y a pas eu d’écoles séparées pour leurs enfants (…)

 

Ces gens venus d’Afrique sont ici en Israël, peu importe comment ils sont arrivés, et notre devoir est de subvenir à tous leurs besoins. Quelle différence entre eux et les autres (les Juifs russes) ? »

Ben-Ari accuse la Cour Suprême « de décider arbitrairement de la nature de la société israélienne au mépris du verdict démocratique des urnes et de vouloir écarter l’idée d’un Etat juif au bénéfice d’un ‘Etat de tous les citoyens du monde’».

 

Il y voit aussi un précédent dangereux qui va encourager toutes ces associations à passer à l’étape suivante : demander la naturalisation de tous ces travailleurs clandestins. Et concernant la position spécifique du juge Joubran, le député est catégorique : « En mettant sur le même plan les juifs qui sont arrivés en vertu de la loi du Retour et des immigrants qui ont traversé la frontière illégalement, ce juge a résumé la position de la population arabe israélienne : que ce soit les immigrés clandestins africains, les juifs russes ou éthiopiens, ce sont tous des étrangers dans ce pays qui doit être arabe et musulman par nature ». Dans le pays accusé de pratiquer l’apartheid, un juge arabe à la Cour Suprême a entrepris de lutter contre le caractère juif de l’Etat d’Israël.

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