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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

L’héritage de Begin

28 Février 2012 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

Comité éditorial du Jerusalem Post 27/02/2012

http://www.jpost.com/Opinion/Editorials/Article.aspx?id=259663

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

Alors que Begin a pratiqué la sagacité en politique, il continua de s’en tenir à des principes idéologiques forts, tels que maintenir uni tout le pays d’Israël./ Pour le 20ème anniversaire de la mort de Menahem Begin, beaucoup s’intéressent de nouveau à l’important héritage de l’ancien Premier ministre.

L’aspect peut-être le plus important de la direction politique de Begin était sa capacité unique à combler le fossé entre la pureté idéologique et le réalisme politique, composante importante de son ultime succès politique..

C’est en grande partie grâce au pragmatisme et à la modération de Begin que la violence a été évitée immédiatement après l’établissement de l’Etat d’Israël.

Le 6 juin 1948, la ‘Hagana’, sous les ordres de David Ben Gourion, tira et coula le navire Altalena, un bateau d’armements appartenant à ‘l’Irgun’, le bras militaire du Mouvement Révisionniste dirigé par Begin. Si ce n’avait pas été sous la direction politique de Begin, la situation aurait pu facilement tourner hors de contrôle vers un plus grand bain de sang.

Mais Begin, s’inclinant essentiellement face à la volonté de Ben Gourion, et préférant le compromis et la modération à un orgueil entêté, fit le serment qu’il n’y aurait pas de guerre civile entre les Juifs.

A travers ses longues années dans l’opposition, Begin se résolut à maintenir le ‘Herout’, Parti qu’il avait créé lors de l’établissement de l’Etat, dans le courant politique dominant.

Pour ce faire, il travailla en direction, et finalement réussit à modérer et à incorporer certains des idéologues puristes au sein du Mouvement Révisionniste et du parti ‘Lehi’ (‘Combattants Libres pour Israël’), ou du ‘Groupe Stern’, au sein du Herout.

En 1965, Begin orchestra un alignement avec le Parti centriste Libéral pour former le ‘Gahal’ (Bloc Herout-Libéral), qui obtient 26 mandats aux élections [à la Knesset] cette année-là.

Ce fut l’entrée du ‘Gahal’ au sein du gouvernement d’unité nationale juste avant l’éclatement de la Guerre des Six Jours qui libéra définitivement Begin de son isolement politique.

Mais alors que Begin a pratiqué la sagacité en politique, il continua de s’en tenir à des principes idéologiques forts, tels que la foi dans le maintien uni de tout le pays d’Israël, en particulier la Judée et la Samarie. En août 1970, il quitta le gouvernement dirigé par Golda Meir pour protester contre l’acceptation initiale du Plan Rogers, qui comprenait un accord de cessez-le-feu avec l’Egypte le long du Canal de Suez et aurait permis l’inclusion de l’Union Soviétique dans les négociations de paix du côté des Arabes. Begin déclara qu’il s’opposait à l’acceptation formelle par le gouvernement de la Résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU, fondée sur la « paix contre le retrait », y compris la Judée et la Samarie.

Après la guerre dévastatrice de Yom Kippour, avec l’hégémonie du Parti Travailliste de plus en plus mise en question, Begin joignit ses forces avec Ariel Sharon pour concevoir la naissance du Parti ‘Likoud’ à partir du Gahal et de plusieurs petites factions. Son bon sens politique fut justifié en 1977 avec le bouleversement électoral du Likoud, renversant des décennies de monopole au pouvoir du Parti Travailliste./ Immédiatement après sa prise de fonction, Begin fit savoir à ses voisins arabes qu’il était prêt à entamer un accord de paix. Anwar el Sadate, le Président égyptien, sentit apparemment que Begin était un dirigeant puissant, capable de faire la paix, et il répondit à ses ouvertures. Mal nommée ‘l’initiative Sadate’, le Traité de Paix de 1979 qui en résulta était en réalité le produit d’une poussée en faveur de la paix de Begin.

Peut-être la capacité unique de Begin pour combler le fossé entre la pureté idéologique et le réalisme politique peut-elle être attribuée à ses racines idéologiques libérales. Comme son mentor Zeev Jabotinsky, Begin croyait fortement dans le maintien d’une démocratie libérale robuste protégeant la liberté d’expression et les droits de l’homme, aussi bien des Juifs et des non juifs. Ainsi depuis 1954, Begin exigea que la « Knesset ne légiférât sur aucune loi limitant la liberté d’expression, oralement ou par écrit ».

Il s’opposa fortement aux réglementations de l’Etat d’Urgence en Défense, remontant au Mandat Britannique, qui restreignaient sévèrement les libertés fondamentales des Arabes israéliens dans les décennies suivant la Guerre d’Indépendance. Il fit aussi pression pour une Cour Suprême forte et indépendante – bien qu’il ne soutînt jamais l’activisme judiciaire. Et il se révéla essentiel pour la nomination du premier Arabe à la Cour Suprême de Justice. La capacité de Begin à se faire le champion des droits des minorités était probablement renforcée par son expérience de Juif vivant en Pologne entre les deux Guerres Mondiales et plus tard comme activiste sioniste en Palestine sous la direction britannique.

La combinaison unique chez Begin du pragmatisme politique et de la modération est un héritage important. Nous ne pouvons qu’espérer que nos politiciens contemporains s’inspirent de son exemple.

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