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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

L’acharnement d’Obama contre un plus petit que lui

16 Mars 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

Source : http://geopolitiquebiblique.over-blog.fr/jerusalem MapRamat relief                      
Je me suis senti personnellement
humilié par le savon téléphonique qu’a passé Hillary à Netanyahou et je considère que, non seulement les israéliens, mais tous les juifs devraient se sentir concernés lorsque le Premier ministre israélien est traité comme un malpropre et un menteur.


Mais d’abord quelques précisions d’ordre géographique, indispensables, sur l’affaire Ramat Shlomo qui a mis le feu aux poudres. Toutes les Agences de presses, reprises par les média, grands et petits, ont titré: « 1600 logements à Jérusalem-est ». Je veux bien croire que Jérusalem soit une ville à nulle autre pareille, mais les directions cardinales s’y appliquent comme partout ailleurs sur le globe terrestre.

Or, quand il s’agit de Jérusalem, on n’en cite qu’une seule: l’est, puisque c’est là qu’est concentrée la population arabe. Par déduction, l’ouest abrite les juifs; le sud, n’est cité que rarement et le nord pas du tout. Or l’agglomération de Ramat Shlomo présente trois particularités: la première: elle abrite une population de juifs orthodoxes; suprême horreur, la seconde, elle est située clairement au nord et non pas à l’est, et la troisième, elle est complètement paumée dans la caillasse, sans aucune agglomération arabe à proximité, comme vous pouvez le voir sur la carte. Et c’est à cause de ces quelques habitations dans une région où il n’y a aucun arabe que Biden, et Hillary à la suite, ont peté les plombs.


Il est par ailleurs exact que le Balagan – disons, le désordre, pour ne pas choquer – règne en maître en Israël, surtout dans la sphère politique, et qu’il est pratiquement certain que Netanyahou ignorait l’annonce de ces constructions lorsqu’il a reçu Biden, l’Administration Obama qui cherchait un prétexte pour changer du tout au tout sa ligne politique envers Israël, l’a saisi avec ravissement.


Cette affaire est un pur prétexte pour nuire à Israël, et un révélateur, à la fois de la personnalité chancelante d’Obama que de la politique, ou plutôt de l’absence de politique qu’il suit vis à vis de l’Iran. A force de se faire humilier par les uns et les autres, à commencer par Ahmadinejad qui se joue de lui comme un pantin, à la moindre occasion; de voir sa côte de popularité et son aura se liquéfier, il montre ses dents blanches et ses petits muscles….. à Israël.


Obama poursuit deux objectifs; l’un mineur, l’autre majeur. Le premier consiste à faire avancer le dossier palestinien, partant du principe que les pays arabes lui en sauront gré, ce qui est parfaitement illusoire car, ainsi que je l’ai écrit à plusieurs reprises, les pays arabes et l’Iran se fichent complètement des palestiniens et ne veulent pas d’un Etat palestinien chimérique qui ne fera qu’augmenter la confusion au Proche-Orient.
Le second objectif est de taille: empêcher, coûte que coûte, Israël d’attaquer l’Iran, et plus grave encore, priver Israël de certains moyens de défense essentiels dans le cas où l’Iran prendrait les devants.

De ce fait, le prétexte de la construction à Ramat Shlomo se solde par un atermoiement, voire un refus, de la part de l’Administration Obama à fournir à Israël les systèmes d’armement que réclame Barak aux Etats-Unis. Ehoud Barak a déposé sa liste d’emplettes auprès de Gates au mois de janvier de cette année; à ce jour pas de réponse de sa part

 

Face à cette situation, Plusieurs hypothèses viennent à l’esprit: la première, simpliste, est qu’Obama a une peur bleue de l’Iran au point qu’une quelconque action d’envergure contre ce pays, qu’elle vienne des Etats-Unis, de l’Europe ou d’Israël le paralyse littéralement (la solution au problème est d’ordre clinique; donc pas de mon ressort), la seconde est qu’Obama est une taupe ou un agent de l’Iran ( improbable, jusqu’à preuve du contraire), la troisième est qu’Obama est embarqué dans une manœuvre tordue et chimérique pour changer la donne politique en Iran. Je pencherai plutôt pour cette dernière hypothèse et vous propose l’embryon d’une piste.


Aux Etats-Unis s’agite un lobby fort actif qui se nomme National Iranien American Council, soit NIAC. Cette organisation, comme d’autres Lobbies, tente de faire pencher le Congrès, l’entourage du président et pourquoi pas le Président lui même, dans la direction qui l’arrange. Etant composé essentiellement d’iraniens, il œuvre surtout pour éviter toute action militaire d’où qu’elle vienne, et autres sanctions d’envergure qui pourraient porter préjudice à leurs compatriotes. C’est son boulot et il est respectable. Le NIAC se targue de nombreuses réussites dont je vous parlerai, si D. veut, un de ces jours. Le personnage le plus connu et influent qui conseille Le NIAC est un dénommé Thomas Pickering, dont le nom vous dit peut être quelque chose. Ce Monsieur a été notamment Ambassadeur en Jordanie puis, 17 ans après, en Israël, mais aussi, Ambassadeur à l’ONU et Sous-secrétaire au Département d’Etat. Bref une pointure. J’ai essayé d’en savoir d’avantage sur le bonhomme – au demeurant très propre de sa personne – qui supporte activement Obama. Il m’a semblé qu’il était impliqué dans des négociations parallèles avec les Mollahs proches de ce qu’on appelle le Bazar. Il ne faut pas oublier qu’en son temps, c’est le Bazar – disons les affairistes de l’Import-export – qui a eu la peau du Shah. Le Bazar iranien n’est plus ce qu’il était, mais des Mollahs puissants et fortunés dont Rafsandjani, le roi de la pistache, s’agitent toujours. Thomas Pickering, personnalité américaine influente, qui à près de 80 ans, continue à négocier avec des iraniens, pour notamment le, ou la NIAC, le fait sans doute avec la bénédiction, ou sous l’impulsion d’Obama. A ce stade il ne s’agit que de conjectures; il convient de pousser la recherche afin de déterminer le rôle et le poids du NIAC et de Pickering auprès d’Obama, et plus spécifiquement, tenter de débusquer les manœuvres tordues que mène Obama avec de L’Iran, ses liens avec des iraniens influents; bref les manoeuvres qui lui permettent de ne rien faire de concret et surtout d’empêcher Israël d’agir.

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