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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Israël et la démocratie arabe

5 Février 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 04/02/2011 http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=206685

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Que ce soient des démocrates ou des autocrates, nous n’attendons que la poursuite de leur haine à notre égard.

Au cours de la semaine écoulée, Israël a été critiqué pour avoir insuffisamment apporté son soutien au changement démocratique en Egypte. Alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahou a prudemment fait l’éloge de la cause de la démocratie tout en prévenant contre les dangers d’une prise de contrôle islamique de l’Etat arabe le plus peuplé, beaucoup d’Israéliens n’ont pas été aussi diplomates.

Pour comprendre pourquoi, il est nécessaire de faire un petit tour du monde arabe. Au milieu de la révolution tunisienne le mois dernier, l’Agence Juive s’est mobilisée pour évacuer tous les membres de la communauté juive du pays qui souhaitaient partir. Jusqu’à la fin du gouvernement colonial français en 1956, la communauté juive de Tunisie comptait 100.000 membres. Mais comme toutes les communautés juives dans le monde arabe, l’avènement du nationalisme arabe au milieu du 20ème siècle a contraint l’immense majorité des Juifs de Tunisie à quitter le pays. Aujourd’hui entre 1500 et 3000 membres, la toute petite communauté juive de Tunisie est parmi les plus grandes du monde arabe. Jusqu’à présent, six familles sont parties en Israël. Beaucoup d’autres pourront suivre. Il y a deux semaines, Daniel Cohen de la communauté juive de Tunis a déclaré au journal ‘Haaretz’ : « Si la situation continue comme actuellement, nous devrons définitivement quitter ou immigrer en Israël ».

Depuis lors, Rachid Ghannouchi, le chef du parti islamiste de Tunisie, est revenu en Tunisie après 22 ans d’exil à Londres. Il a été condamné à la prison à vie par contumace pour des accusations de terrorisme, par le régime du président évincé Zine El Abidine Ben Ali. Puis lundi soir, des agresseurs non identifiés ont mis le feu à une synagogue de la ville de Ghabès et brûlé des rouleaux de la Torah.

Dans un entretien à l’AFP, Trabelsi Perez, président de la synagogue de la Ghriba [à Djerba, NdT], a dit que le crime était d’autant plus choquant qu’il est survenu alors que la police stationnait à côté. Le jour suivant l’attaque, Roger Bismuth, président de la communauté juive de Tunisie, a contesté l’avis que la mise à feu des rouleaux de la Torah avait quelque chose à voir avec l’antisémitisme. L’homme responsable de représenter la communauté juive de Tunisie devant le nouveau régime en formation a déclaré au ‘Jerusalem Post’ que l’attaque était de la faute des Juifs eux-mêmes, « parce qu’ils avaient laissé la synagogue ouverte… Ce n’est pas une attaque contre la communauté juive ».

La peur qui étreint maintenant les Juifs de Tunisie n’est pas surprenante. La même peur a étreint la bien plus petite communauté juive irakienne après que les USA et les Britanniques eûssent renversé le régime de Saddam Hussein en 2003. La communauté irakienne était la plus ancienne, et sans doute celle qui avait le mieux réussi dans le monde arabe jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Ses 150.000 membres étaient des hommes d’affaires et des fonctionnaires dirigeants pendant la période du gouvernement britannique. Après la création d’Israël, le gouvernement irakien retira la citoyenneté des Juifs du pays, les obligea à s’enfuir et vola leurs propriétés et jusqu’à leurs alliances de mariage. Les biens expropriés de la communauté juive irakienne se montent aujourd’hui à une valeur de plus de 4 milliards de dollars. Seulement 7.000 Juifs sont restés en Irak après l’aliya de masse en 1951. Au moment où Saddam Hussein était renversé en 2003, il ne restait que 32 Juifs. C’était surtout des gens âgés, et appauvris. Et du fait des menaces d’al Qaïda et du harcèlement du gouvernement, ils furent obligés de s’enfuir. Peu après avoir renversé Saddam, les forces des USA trouvèrent les archives de la communauté juive submergées dans un sous-sol inondé d’un immeuble de la police secrète à Bagdad.

Les archives furent séchées et congelées et envoyées aux USA pour leur préservation.

L’an dernier, en dépit du fait que la police secrète de Saddam ne détenait les archives que parce qu’elle les avait volées aux Juifs, le gouvernement irakien exigea leur retour en tant que trésor national. Alors que le président égyptien assiégé Hosni Moubarak a entamé sa contre-offensive envers les protestataires anti-régime, ses porte-parole ont commencé d’alléguer que les protestataires étaient incités par le Mossad. Pour leur part, les protestataires anti-régime ont déclaré que Moubarak est une marionnette israélienne.

 

Mubarak Jew.jpg

 

 

 

 

 

 

 

  Les protestataires brandissent des affiches avec l’image de Moubarak couverte d’étoiles de David.  ( lire la suite )

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