ETAT DES LIEUX
ETAT DES LIEUX 1
par Arnold Lagémi
15/9/2011 & 16 /9/2011
Le Grand Rabbin de France condamne le Front National et reste, me semble-t-il, silencieux sur le risque d’anéantissement d’Israël que constituerait la naissance « imposée » de l’Etat Palestinien. Les rabbins ont souvent raté le train de l’histoire, mais à ce point, ça en devient obsessionnel.
Ce qui se passe (et s’est passé) en Egypte confirme qu’il n’y a jamais eu de paix authentique avec l’Egypte. La paix, c’est d’abord la paix des peuples.
L’Islam est le grand fédérateur de la guerre antisioniste. Le Premier Ministre turc vient d’assurer que les pays musulmans s’uniraient contre Israël.
Les « bruits de bottes » sont partout. Et c’est le moment choisi par Mr Juppé pour contester « le caractère Juif de l’Etat d’Israël. » C’est quoi une collusion ?
Quant au spirituel (ou affirmé tel) l’Eglise nous assure « qu’elle nous aime »… depuis Vatican II. L’Eglise n’a jamais été et ne sera jamais l’alliée d’Israël
Après le feu, le mépris. Maintenant nous sommes dans la moquerie. Les amis d’Israël existent mais certainement pas là où ils affirment être…
Etranger, voire allergique à toute forme de consolation, je crois néanmoins, qu’un des moyens souverains pour se préparer, affronter et surmonter les épreuves, c’est de se confronter aux grands textes d’Israël.
Chalom
ETAT DES LIEUX (2) LA GUERRE ?
La dénonciation des accords indique t-elle qu’on se prépare à la guerre ?
J’ai le sentiment que, dans la nouvelle, burlesque et tragique mise en scène qui se prépare, on laisse Israël seul sur scène pour l’obliger à réciter un monologue défensif qui, interprété comme une intention belliqueuse, signera son exclusion de la scène internationale. Le véto prévisible des USA pourrait, cependant, en atténuer la portée.
Si d’aventure, cet Etat voyait le jour, sans que l’ONU n’exigeât, tant du Hamas que du Fatah (qui, rappelons-le, n’a aucune légitimité) que disparaissent définitivement de leur Charte respective, les articles relatifs à l’anéantissement de l’Etat d’Israël, cela voudrait dire que l’ONU permettrait la création d’un Etat, dont la raison d’être serait la destruction de son voisin. L’organisation internationale se fourvoierait dans le reniement à sa vocation et reconnaîtrait une impuissance pas très éloignée de celle de la SDN à la veille du second conflit mondial.
Si l’Etat de Palestine est donc imposé à la 66 ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, cela signifiera, en premier, que la morale des Nations a vécu, si tant est qu’elle ait jamais vu le jour. Oui, cette morale aurait vécu, car elle se comporterait en légitimant la Palestine, comme si elle ignorait que c’est là, une des plus grandes supercheries du monde moderne. Comme si elle ne savait pas que le peuple Palestinien recouvre un état qui n’a jamais eu de réalité que dans l’imagination de ceux qui surent l’exploiter pour en imposer l’illusion.
Cela voudra dire aussi que les éléments juridiques sur lesquels l’ONU se fonde pour reconnaître et accepter une réalité nationale sont bafoués de concert avec son accord et sa bienveillance. Par exemple, la Conférence de Montévidéo qui, en 1933 fixe les quatre conditions à la création d’un Etat, est oubliée dans le tiroir des reniements, notamment le premier et le deuxième.
Une population permanente
Un territoire défini
Un gouvernement
Une armée, une police, des forces spéciales
A ces éléments juridiques se superpose la violation des accords d’Oslo de 1993 qui prévoyaient : « Toute solution au conflit israélo palestinien devra être le fruit de négociations entre Palestiniens et Israéliens.
Alliances avec les pays Arabes dénoncés, pactes et accords qui volent en éclats. Ne sont-ce pas là,les conditions qui annoncent les guerres ?
Mon « état des lieux » aujourd’hui serait incomplet si je ne mentionnais pas cette déclaration du Ministre Français de l’Intérieur : « A partir du 15 septembre à zéro heure, les prières musulmanes seront interdites dans les rues. Cette pratique cessera à la date prévue. Nous pourrions aller jusqu’à l’emploi de la force si nécessaire. »
Cette décision du Ministre Français confirme donc que la France reste attachée à l’ordre public, tel qu‘énoncé dès 1789 afin d’autoriser la liberté et l’exercice des cultes. A ce fondement constitutionnel, elle entend confirmer un autre principe auquel elle ne souhaite pas déroger : la sacro-sainte laïcité.