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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Et si Guilad Shalit avait été religieux, ? !

3 Novembre 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

Par Daniel Haïk,

Hamodia No 190 26 octobre 2011,

http://www.hamodia.fr/

 

C’est un fait incontestable: sans le soutien de la presse et des médias israéliens qui, à 90 %, se sont mobilisés en sa faveur, au cours de ces dernières années, Guilad Shalit croupirait encore dans sa cellule souterraine quelque part dans Gaza. Comme dans le précédent retrait israélien du Sud Liban en mai 2000, la presse a joué un rôle déterminant dans l’orientation et la mobilisation de l’opinion publique israélienne. Dans le douloureux débat sur le prix à payer pour libérer Guilad Shalit, elle a souvent joué sur l’émotion au détriment de la raison et elle a rapidement adhéré à la campagne, habilement et légitimement menée par la famille Shalit, choisissant par la même, d’occulter presque totalement la douleur des centaines de familles victimes du terrorisme.

 

Pourquoi ?

Probablement parce qu’au-delà de son attirance chronique pour l’immédiate satisfaction que lui procurerait le retour du soldat et au-delà de la capacité de Noam et Aviva Shalit a s’entourer dans leur campagne, de brillants conseillers en relations publiques, la famille Shalit a eu l’immense chance et le privilège d’appartenir au « mainstream » israélien dont cette même presse et ces mêmes médias israéliens se plaisent à être les porte-parole attitrés.

 

Car soyons honnêtes !

Est-ce que les médias et les journaux israéliens auraient manifesté autant d’empathie envers Guilad Shalit si celui-ci habitait Bné-Brak et servait dans l’unité du Na’hal ‘harédi ? Est-ce qu’ils se seraient mobilisés avec autant de ferveur si Guilad Shalit quittait sa base le vendredi pour rejoindre la caravane familiale dans une implantation sauvage au sommet d’une colline de Judée ?

 

Est-ce que cet engagement aurait été aussi massif si Guilad Shalit avait été un soldat «éthiopien » dont les parents vivent encore aujourd’hui dans un centre d’intégration ?

Est-ce que les médias nous auraient abreuvés de tant de reportages poignants si Guilad Shalit s’appelait Charlie Bouzaglou, ou Yé’hia Benhamou et si ses parents, au lieu de vivre dans le village huppé de Mitspé Illa, s’étaient installés à Dimona ou Beth Chéan ?

Ceux qui ont pu mesurer l’extase élitiste dans laquelle une partie importante des journalistes israéliens se prélassent depuis quelques années, connaissent la réponse… et savent que malheureusement celle-ci n’est pas positive !

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