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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

ÉDITORIAL : la doctrine « Nobama »

28 Avril 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Revue de presse

By THE WASHINGTON TIMES © Copyright 2011 The Washington Times, LLC.

ÉDITORIAL : The Nobama Doctrine

Adaptation de Mordeh'aï pour malaassot-blog.com/© 2011

 

Certains dissidents morts sont plus importants que d'autres.

 

L'inclination du Président Obama pour encadrer ses actions en termes nobles le situe dans la nécessité d’expliquer pourquoi sa morale est si sélective. Les politiques contrastantes des Etats-Unis envers la Libye et la Syrie révèlent le dilemne moral de M. Obama.

 

Le régime du dictateur syrien Bashar Assad est en pièce et chaque fragment est aussi répréhensible que celui de Moammar Khadhafi. Le peuple syrien fait de son mieux pour la démarche à la liberté, de même que le peuple libyen l’a fait auparavant. M. Assad a résisté avec des armes à feu et des tanks, tuant des centaines, comme le Colonel Khadhafi. Le peuple syrien a eu l'espoir que peut-être sa cause mériterait aussi l'assistance étrangère et l’intervention de l'OTAN comme en Libye. Cependant, les États-Unis refusent d'offrir au peuple syrien quoi que ce soit de plus que quelques vaines déclarations .

 

M. Obama dit qu'il n'y a aucune "doctrine Obama" à l’action en Libye. Le Ministre de la Défense Nationale Robert M. Gates a dit que l'on doit juger des conditions dans chaque pays au cas par cas. Il est important de se rappeler que

M. Obama n'a pas immédiatement cherché l'autorisation des Nations unies pour intervenir en Libye, mais il s'est seulement aligné lorsque la Ligue Arabe et le Conseil de coopération du Golfe ont en pris la tête pour demander cette autorisation onusienne. Ces organisations ne vont probablement pas appeler à l'intervention en Syrie, donc si M. Obama attend leur permission d'agir, lui - et les dissidents syriens - attendront longtemps.

 

Pourtant l’intérêt des Etats-Unis, au changement de régime en Syrie, est plus stratégique qu'en Libye. La Syrie de M. Assad est un état client iranien, une escorte majeure de l'organisation terroriste Hezbollah et la route principale de passage vers l'Irak pour les insurgés étrangers.

 

Le régime Assad est un membre fondateur "du Croissant Chi'ite " invétéré à l'Iran, bien que la majorité de la population syrienne soit Sunnite. La démocratie en Syrie serait une étape majeure vers la réorganisation des plans agressifs et de l'hégémonie régionale de l'Iran au Moyen-Orient. Ainsi, le cas pour le changement de régime à Damas a une base solide tant dans le réalisme stratégique que dans l'idéologie des droits de l'homme.

 

C'est juste une question : combien de Syriens doivent mourir avant que l'intervention ne devienne légitime, sinon obligatoire. Jusqu'ici, autour de 400 civils syriens ont été tué par les forces de sécurité d'Assad. Une évaluation de 1000 Libyens morts au combat avant que les Nations unies n'aient réagi. Le raisonnement de l'ONU était d’arrêter les mises à mort futures par voie des représailles une fois que le Colonel Khadhafi aurait réprimé la rébellion, elle était évaluée à des milliers, ce qui était aussi la crainte des leaders mondiaux.

 

Le précédent en Syrie est pire. En février 1982, Hafez Al-Assad, le père de l'homme fort actuel, réprime impitoyablement un soulèvement populaire dans ce qui est devenu connu comme le Massacre de Hama. Entre 10.000 et 40.000 civils avaient été tué par les troupes syriennes, probablement le plus grand massacre des temps modernes au

Moyen-Orient.Depuis le vieux Assad s’en est allé, mais on peut supposer qu’Assad junior n’en fasse autant.

 

M. Obama ne semble pas vouloir être concerné par une application cohérente de principe qui mène aux actions politiques prévisibles. Si c'est le cas, la Maison Blanche doit réviser sa rhétorique sur les droits de l'homme et admettre que ses politiques sont appropriées, réactives et imprévisibles. Appelez-la une " doctrine sans doctrine," ou Damas  l’ « enjeu aveugle »  .

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