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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Diviser pour mieux exister

8 Juillet 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Réflexions

Par Avigdor LEIBERMAN
08.07.10
Source:JPost  

'La définition de la folie est de 'faire la même chose encore et encore et d'espérer des résultats différents'", selon Albert Einstein. Depuis 1993, les gouvernements successifs, soutenus par la communauté internationale, ont tenté de mettre fin au conflit israélo-palestinien en utilisant le paradigme imparfait "terre contre paix". A chaque fois, la même formule a été mise sur le tapis, mais a échoué en raison d'une certaine attitude récalcitrante du camp arabe.

“Il n’existe aucune preuve que la Ligne verte, démarcation que l’ex-ministre pacifiste des Affaires étrangères Abba Eban avait affublée de ‘ligne d’Auschwitz’, ait été jamais considérée comme une quelconque frontière. - Avigdor Lieberman.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

 

L'opinion internationale a commencé à exiger de plus en plus ardemment le retour d'Israël aux lignes d'armistice de pré-1967 comme base de toute résolution du conflit. Pourquoi cet acharnement ? Tout simplement parce que tout le monde croit à tort que ce conflit est à caractère territorial. Et pour couronner le tout, les dirigeants israéliens à travers l'histoire n'ont jamais fourni d'alternative à ce paradigme.
Ceux qui prétendent qu'Israël doit revenir à ladite Ligne verte devraient examiner de plus près la résolution 242 du Conseil de l'ONU, qui a servi de cadre juridique de l'après-guerre de 1967, lors de l'annexation des territoires. Ils constateront que la résolution n'a jamais appelé à un retrait total de la Judée-Samarie. Lord Caradon, architecte principal du document, a qualifié les lignes d'avant 1967 d'"artificielles et indésirables". Un autre initiateur, Eugene V. Rostow, sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires politiques en 1967, a déclaré qu'Israël doit se retirer uniquement jusqu'à "des frontières sécurisées et reconnues, qui doivent être différentes des lignes de démarcation de l'armistice".

En fait, la Ligne verte correspond au tracé le long duquel les armées israélienne et jordanienne ont mis un terme à leur combat à la fin de la guerre d'Indépendance. Le traité d'armistice jordano-israélien précise : "Aucune disposition du présent accord ne doit porter atteinte aux droits, revendications et positions de chacune des deux parties dans le règlement pacifique des questions palestiniennes, les dispositions de cet accord étant dictées exclusivement par des considérations militaires."
Ainsi, il n'existe aucune preuve que la Ligne verte, démarcation que l'ex-ministre pacifiste des Affaires étrangères Abba Eban avait affublée de "ligne d'Auschwitz", ait été jamais considérée comme une quelconque frontière.

Si beaucoup clament que le conflit israélo-palestinien est territorial, les faits le démentent. Israël n'avait pas de citoyens, de "colons" ou de soldats en Judée-Samarie jusqu'en 1967, ce qui n'a pourtant pas permis le moindre moment de paix avec ses voisins et les terroristes qu'ils soutenaient. La création de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) en 1964 a précédé la guerre des Six-Jours. Et dans sa constitution originelle, il est précisé qu'elle ne revendique en aucun cas la Judée-Samarie.

Ligne verte, lignes rouges

Si ce conflit renvoie aux lignes d'avant 1967, il passera inévitablement outre ces frontières et atteindra le cœur même d'Israël. La majorité des Arabes du pays se définissent comme palestiniens, politiquement et culturellement. Nombreux sont ceux qui s'identifient ouvertement avec le mouvement national palestinien, au point d'agir ouvertement contre l'Etat qui leur octroie tous les droits civils. En 2006, les dirigeants arabes ont rédigé un article intitulé "La vision future des Arabes palestiniens en Israël". Un document profondément troublant, remettant en cause la légitimité et la raison d'être même de l'autodétermination juive.

Pire encore, certains dirigeants arabes soutiennent activement les bien-intentionnés qui rêvent de détruire l'Etat juif. L'ancien député Azmi Bishara a fomenté les attaques de roquettes du Hezbollah sur Israël et Ahmed Tibi a été le conseiller de Yasser Arafat, une fonction qu'il occupe toujours auprès de l'actuel chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, parallèlement à celle de député à la Knesset, aux frais du contribuable.

Des démonstrations anti-israéliennes féroces sont légion dans les villes arabes du pays, où il n'est pas rare d'entendre les slogans "Mort aux Juifs" et où les photos de dirigeants terroristes du Hamas et du Hezbollah sont fièrement brandies. Ces phénomènes indiquent clairement que la cause de la friction provient d'une dissension entre deux peuples.

Par conséquent, la solution n'est pas de se plier à des exigences territoriales démesurées de la part des Palestiniens, mais de créer véritablement "deux Etats pour deux peuples".
Certains acteurs de la communauté internationale prônent un Etat palestinien homogène et pur aux côtés d'un Etat israélien binational, soit "un Etat et demi et un demi-Etat". Selon moi, pour obtenir une paix et une sécurité à long terme, nous devons opérer une véritable division politique entre les Arabes et les Juifs, chacun doté d'une autodétermination.

Par conséquent, pour une solution durable et équitable, nous devons effectuer un échange de territoires peuplés et créer deux entités homogènes, l'une juive israélienne et l'autre palestinienne arabe. Il va sans dire que les minorités qui choisiront de rester dans chacun des pays bénéficieront de tous les droits civils.
Il n'y aura pas de soi-disant droit au retour de Palestiniens. Tout comme les réfugiés juifs des pays arabes ont trouvé un foyer en Israël, les réfugiés palestiniens pourront rejoindre leur nouvel Etat. Cet Etat doit être démilitarisé et Israël devra maintenir une présence à ses frontières afin de contrôler le trafic d'armes.

A mon avis, telles doivent être nos lignes rouges.
L'histoire nous a démontré que des aspirations nationales antagonistes trouvaient rarement leur dénouement dans la coexistence au sein d'un seul Etat. L'ex-Yougoslavie a été divisée en plusieurs pays distincts. La Tchécoslovaquie a été coupée en deux, et même en Belgique, des voix fortes veulent voir ce pays scindé en Wallonie et territoires distincts flamands. Ainsi, force est de constater que la création de nouveaux Etats sur des bases ethniques, nationales et même religieuses est monnaie courante.

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