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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Ce que Bibi peut apprendre de mon père !

16 Octobre 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Histoire

http://www.jewishpress.com/pageroute.do/45555
Adaptation française de: Hanna sur sionisme.xooit.com
Par Yair Shamir
Publié le 13 octobre 2010-

 Toute personne qui pense que le Premier ministre Netanyahu, afin d’améliorer les relations avec les Etats-Unis, devrait céder aux pressions américaines en échange d’un ensemble d’avantages et reconduire le gel des constructions juives en Judée et Samarie, soit se trompe ou s’égare.         

Ce n’est un secret pour personne, qu’au début des années 1990, il y a eu de profonds désaccords entre H-W George Bush et mon père, Yitzhak Shamir, Premier ministre. Mais mon père a réussi à détourner la pression de la Maison Blanche grâce à ses positions de principe et son approche astucieuse pour faire face au Congrès américain.         

Ainsi, indépendamment du fait des objections du Président Bush, mon père à reçu 650 millions de dollars d’aide spéciale, 700 millions de dollars en systèmes militaires, une expansion considérable de munitions américaines pré-positionnées en Israël, un renforcement de la coopération israélo-américaine contre le terrorisme, la modernisation du port de Haïfa pour l’utilisation de la 6ième  flotte  (qui a généré, quotidiennement, 1 millions de dollars de recettes) et la percée de l’accès par les industries de défense d’Israël à des offres de réparation du Pentagone, l’entretien et la rénovation – le tout en plus de l’aide étrangère annuelle.         

Rien n’illustre mieux la réussite de mon père que les mots du Ministre de la Défense, Ehud Barak, dans sa dédicace du livre Yitzhak Shamir : ferme comme un roc.            
Durant le mandat du Président George Bush dans le bureau, alors que je servais comme Chef d’état-major de l’armée israélienne, j’ai été convoqué au Cabinet du Premier ministre pour rencontrer, le Secrétaire d’Etat James Baker qui avait exigé que, Israël fasse des concessions d’une grande portée. A la demande de Shamir, j’ai exposé à notre invité de marque, la gamme de menaces militaires faisant face à Israël. Baker, n’a pas retracé ses demandes.         

Au lieu de cela, en portant le poids de la seule superpuissance menant le monde libre aujourd’hui, il a exigé que : Israël cède. Le visage de Shamir est devenu très tendu et attentif, il ressemblait à un volcan prêt à exploser. Il a frappé sur la table et a dit au Secrétaire d’Etat d’une manière très émoussée et indélicate, dans un ton très aiguisé mais auto-contrôlé : « Monsieur le Secrétaire, vous pouvez demander ce que vous voulez, mais c’est notre pays et nous prêts à accorder n’importe quoi qui risquerait de compromettre ses intérêts et son avenir, même si cela est exigé par notre meilleur ami. »         
  Le refus de mon père de changer ses principes n’a pas abouti à une salve d’applaudissements et d’éloges dans les médias, mais il a suscité le respect de l’homme et l’amélioration de la sécurité nationale d’Israël, sa position à résister à la pression américaine et à refuser d’abandonner à la fois sa vision et les objectifs stratégiques, devrait servir d’exemple pour les Premiers ministres israéliens.         
En fait, une telle reddition servirait seulement pour éroder le pouvoir de dissuasion d’Israël dans le Moyen-Orient et sa position dans les couloirs du pouvoir à Washington.         
Les véritables chefs, comprennent que dire « non » et résister aux pressions font avancer les objectifs stratégiques – alors que la retraite et la soumission portent atteinte à ces objectifs et ne font qu’accroître la pression internationale.         
Le défi de préceptes américains peut nuire à la popularité personnelle d’un Premier ministre à court terme, mais à long terme, il transformera Israël en un allié stratégique plus fort des Etats-Unis.         
Il y a ceux qui disent que nous ne pouvons pas comparer l’état du monde des années 1980, de manière cohérente, à l’état du monde en 2010, et qu’un Premier ministre israélien doit faire face aujourd’hui aux pressions plus sévères.         
 Certes, le monde a changé – mais en faveur d’Israël. Israël a subi des améliorations spectaculaires dans les domaines militaires, économiques, démographiques, technologiques et médicaux. De plus, le monde libre est conscient de la menace du terrorisme islamique et de l’énergie nucléaire de l’Iran et donc comprend mieux les situations difficiles de sécurité de l’état juif.         
Plus important encore, le Congrès américain a été un bastion de soutien au renforcement des relations israélo-américaines, en affichant une approche plus belliciste ici, qu’à la Knesset quand il s’agit de la sécurité nationale d’Israël et plus particulièrement sur la question de Jérusalem.         
Le Congrès est égal au pouvoir et indépendant du Président. Le Président exécute, mais le Congrès amorce, légifère, autorise – et possède le pouvoir de la bourse.          
Le respect pour mon père a été exprimé avec éloquence au Sénat par la Majorité et la Minorité, et les dirigeants, George Mitchell et Bob Dole.         
A la fin d’une visite de mon père en 1989, ils lui ont dit : « Savez-vous pourquoi nous vous respectons, en dépit de nos désaccords avec vos politiques ? Parce que vous êtes tenace !   
Yair Shamir est le Président du Conseil d’Administration de Israel Aerospace Industries.           
       

© Adaptation française à la disposition des lecteurs, pour toute diffusion, merci de mentionner la source et de ne faire aucune modification.

 

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