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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

ALAIN JUPPE N’A PAS CONVAINCU SES INTERLOCUTEURS ISRAELIENS DE L’URGENCE D’UNE CONFERENCE INTERNATIONALE.

4 Juin 2011 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

Par Mati Ben Avraham

News: ISRAËLVALLEY-DIPLOMATIE

http://www.israelvalley.com/

Publié le 4 juin 2011

 

Disons-le brutalement : le ministre français des Affaires extérieures n’avait rien à vendre de neuf aux deux parties, l’israélienne et la palestinienne, qui se sont placées sur deux orbites différentes. Pour l’heure, en dépit des pressions américaines, et tout en laissant entendre que rien n’est définitif, Mahmoud Abbas et Salam Fayed poursuivent leur collecte de voix pour garantir un vote massif, lors de la session de l’Assemblée générale de l’ONU.

Binyamin Netanyahou, de son côté, juge l’affaire perdue. N’a-t-il pas déclaré lors de la dernière réunion du groupe parlementaire Likoud que : « … rien n’empêchera plus l’Assemblée générale de voter en faveur de l’Etat palestinien. » précisant ironiquement que : « …que le vote automatique est tel que s’il était demandé à l’Assemblée générale de déclarer la terre plate, la décision serait adoptée. » Le premier ministre israélien, semble-t-il, a décidé de porter tous les efforts de sa diplomatie sur la plupart des Etats membres du Conseil de sécurité, dont l’approbation est indispensable pour rendre effectif le vote de l’Assemblée.

En ce, l’idée d’une conférence internationale, en juillet à Paris, est intéressante en soi. Dans la mesure, en effet, où elle vise à une relance des pourparlers directs entre israéliens et palestiniens, elle serait à même de mettre entre parenthèses l’actuelle démarche palestinienne. Mais, une fois encore, les deux parties sont-elles ouvertes à une reprise du dialogue. Pour l’instant, la réponse est non.

Alain Juppe fait partie de ces hommes politiques français, qui n’ont pas ménagé leur peine pour amener israéliens et palestiniens à prendre langue. Il faut se rappeler que, au soir de la signature à la Maison blanche des accords de principes dégagés à Oslo, invité sur l’une des deux grandes chaînes de télévision françaises pour commenter l’évènement – il était alors le chef de la diplomatie française -, il avait alors lâché : « Viendra un jour où l’on apprendra le rôle tenu par la France pour permettre ce que l’on voit aujourd’hui. » Il n’en a pas dit plus. Son obstination à vouloir relancer la machine ne relève donc pas de l’opportunité politique.

Ce sont des maladresses, venues et du Quai et de l’Elysée, qui ont quelque peu gâché les retrouvailles à Jérusalem où, il faut bien le dire, la qualité d’écoute n’est plus ce qu’elle était alors. Un exemple : les réactions de Washington et Paris à l’annonce de la réconciliation Fatah-Hamas. « Un rapprochement qui pose des questions légitimes et profondes » pour les Etats-Unis, « une bonne nouvelle « et « un évènement positif » pour l’Elysée et le Quai d’Orsay…Voilà qui passe difficilement en Israël, non seulement au plan politique, mais aussi de l’opinion publique.

Et autre maladresse, en cours de visite : avoir mis sur le même-pied et le sort de Guilad Shalit et Salah Hamouri. Tous deux franco-israéliens. Le premier est détenu depuis cinq ans dans la bande de Gaza, après avoir été enlevé en territoire israélien par le Hamas, et auquel toute visite est interdite, y compris de la part d’organisations internationales, telle la Croix Rouge Internationale. Le second a été arrêté en avril 2005, jugé et condamné par un tribunal militaire pour tentative d’assassinat du leader spirituel du mouvement ultra-orthodoxe sépharade, Ovadia Yossef. Un geste symbolique et inédit, a-t-on commenté côté français. Mais qui a été mal pris côté israélien.

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