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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

A l’assaut du Legs de Ben-Gourion sur la Jérusalem Juive....

1 Octobre 2010 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Tribune libre

Par Dore Gold  dans opinion du JPost édition anglaise

http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=189564

28/09/2010

Adapté par Mordeh’aï pour ©2010 malaassot

La réponse à un ancien Premier ministre Ehud Olmert par un ancien ambassadeur israélien à l'ONU. Aujourd'hui, il dit, qu'Israël doit rétablir cette ligne rouge.

Tout de suite après la Guerre d'indépendance, le Premier ministre David Ben-Gourion a fait face aux pressions  difficiles de l'avenir de Jérusalem.

L'ONU avait planifié d'appuyer son cas pour l'internationalisation. Ses raisons étaient la Résolution 181 de l'Assemblée Générale, adoptée en 1947 et connue comme le plan de division, qui a non seulement préconisé l'établissement d'états juifs et arabes dans l’ancienne Palestine britannique, mais  aussi recommandé de mettre Jérusalem sous  contrôle de l'ONU comme un « corpus separatum » (entité séparée).

Il est vrai, que la résolution ne la liait pas légalement; elle avait été en force rejeté par les états arabes. De plus, l'ONU n'a jamais établi un régime spécial pour Jérusalem alors qu'elle l'avait proposé. En fait, elle avait échoué à expédier des forces pour sauver la Vieille Ville; quand les rapports ont paru ses synagogues antiques avaient été systématiquement détruites. Il n’empêche, bien que la guerre soit terminée, des acteurs diplomatiques prédominants à l'ONU, et y compris le gouvernement américain, sont revenus à la charge et ont insisté pour réssuciter l'idée de mise sous contrôle international de la Vieille Ville.

Ben-Gurion s’est élevé à la Knesset le 5 décembre 1949 et, en des termes on ne peut plus clairs, a rejeté la demande d' internationalisation. En regardant derrière lui à ce qui était arrivé pendant la Guerre d'indépendance, en expliquant que l'ONU "n'a pas levé le petit doigt" devant l’invasion des armées arabes qui ont essayé de détruire la ville sainte. Grâce aux efforts de l’Armée de Défense d'Israël nouvellement créé que le siège de Jérusalem avait été levé et que le reste de sa population juive fut sauvée. Ben-Gourion a déclaré qu'Israël considérait, la Résolution 181 concernant Jérusalem, comme davantage "une force morale".

Quatre jours plus tard l'Assemblée Générale a répondu, en insistant de nouveau pour que Jérusalem "soit placé sous régime international permanent."

Ben-Gourion a eu néanmoins raison quand il a déclaré le 13 décembre 1949 que la Knesset et le reste du gouvernement seraient transférés de Tel-Aviv à Jérusalem.

Et 60 ans en arrière, l’internationalisation aurait été un échec complet. Et pourtant elle refait à nouveau surface.

L'ancien Premier ministre Ehud Olmert a avancé une proposition à un journal le 24 septembre dernier

("les termes pour une entente,") pour la Vieille Ville de Jérusalem, y compris le Mont du Temple et le Mur Occidental, ce secteur serait sous " tutelle internationale."

Selon Olmert, on s'attendrait à ce qu'Israël renonce à sa souveraineté sur les sites les plus saints des Juifs, comme le Mont du Temple et le Mur Occidental, situé dans un secteur appelé "le Bassin Saint" par des négociateurs dans le passé et qui s'étend au-delà de la Vieille Ville, au cimetière juif ancestral sur le Mont des Oliviers.

Comment se fait-il qu'une idée qui a été considéré comme un désastre par les fondateurs du pays puisse soudainement être remise politiquement à l'ordre du jour ? Qu'est-t-il arrivé ? Cet empressement a-t-il un sens qu'après la réunification de Jérusalem suite à la Guerre des Six Jour en 1967, Israël ait moins le droit à la souveraineté là qu’elle ne l’avait de fait en 1949 ? Une telle vision n'a aucune base.

Les Juifs étaient une majorité d’habitants dans la Vieille Ville déjà en 1863, selon le consulat britannique en ce temps - bien avant tout autre endroit dans l’Israël moderne. Et après 1967, des avocats internationaux dont Stephen Schwebel , (qui deviendra le président de la Cour internationale de Justice à la Haye), ont indiqué le fait que puisque la Jordanie avait occupé Jérusalem lors d’une guerre d'agression en 1948, Israël a récupéré les mêmes secteurs lors d’une guerre d'autodéfense et qu’en conséquence son titre était plus fort que celui des autres prétendants de l'époque.

De plus, par ses actions depuis 1967, Israël a prouvé qu’il était le premier garant de Jérusalem pour vraiment défendre les intérêts des trois fois monothéistes.

Peut-être certains de ses élites politiques ont oublié ce qui était axiomatique pour Abba Eban et Haim Herzog, mais cela ne diminue pas ses droits historiques.

Peut-être aujourd'hui y a-t-il une croyance naïve que l'internationalisation pourrait agir, que l'ONU de 2010 est meilleure que l'ONU de 1948. Mais il n'y a aucune base sérieuse pour le  démontrer.

Dans les 20 ans passés, la surveillance internationale des secteurs de conflit a fini par un désastre; l’un après l'autre.

En 1994, l’ONU envoie une force composée de parachutistes surtout belges qui se déploient pour surveiller la mise en œuvre du Traité de paix Arusha, au Rwanda, puis elle les retire, abandonnant la tribu Tutsi aux actes  génocidaires de la suprématie des Hutu. Le conseil de sécurité de l'ONU a retardé toute action efficace afin d'arrêter cette tuerie, qui a abouti à 800,000 morts.

Une année plus tard, les soldats de la paix de l'ONU en Bosnie ont abandonné les Musulmans qu'elle était supposée protégé dans la ville de Srebrenica. Par contrecoup, l'armée serbe bosniaque a abattu plus de 8,000 personnes innocentes.

Depuis 2003, l'ONU a été incapable de prendre une action décisive et mettre fin du génocide au Darfur par le régime soudanais, à cause des intérêts des états arabes et chinois. Une machination multilatérale, basée à l'ONU  sur un consortium d'états, qui  ralentissent notoirement l’action.

Bref, il n'y a aucun développement international récent qui pourrait pousser à croire en "une confiance internationale," plutôt qu’à Israël, qui pourrait en mieux travailler et protéger Jérusalem.

Comment est-il possible d'expliquer la différence entre Ben-Gourion et les leaders qui avancent de temps en temps l'idée d'internationalisation? Israël de l’époque de Ben-Gourion était en réalité beaucoup plus faible qu’il ne l’est aujourd'hui; sa population en 1948 n'était que d'un peu plus de 800.000 âmes. Mais il y avait quelque chose qui malheureusement manque à plusieurs des renonciateurs à la souveraineté Juive sur la Vieille Ville : Israël en 1948 avait une conviction profonde dans la justice de sa cause - une matière première rare aujourd'hui dans beaucoup de cercles influents.

Ceux qui avancent l'idée d'internationalisation ont complètement divorcé d’avec les sentiments du peuple. Sondage après sondage la décennie passée a montré que les Israéliens ne sont pas préparés à concéder Jérusalem et particulièrement les sites saints Juifs.

Aujourd'hui, Israël doit clairement rétablir cette ligne rouge, car l'impression laissée par ces propositions fragilise sa capacité à se défendre.Ils impliqueraient qu'Israël a perdu sa volonté et pourrait peut-être se préparer à concéder ce qui a été - et restera - une des valeurs fondamentales identifiant et définissant l'unité Juive.

 

L’auteur a exercé les fonctions d'ambassadeur aux Nations Unies entre 1997 et 1999 et de conseilleren  politique étrangère du Premier ministre Binyamin Netanyahu lors de son premier mandat. Il est l'auteur de la Lutte du peuple juif pour Jérusalem (Regnery : 2007).

 

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