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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

la main mise par la "gauche" sur ce que lit TSAHAL !

28 Juillet 2009 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

La bibliothèque politisée de Tsahal
par Shraga Blum
Mardi 28/07/2009

Même si ce n’est pas leur activité la plus fréquente, les soldats de Tsahal ont l’occasion de prendre un moment de pause dans leur base et utiliser notamment les services de la bibliothèque.
Et ce qu’ils liront peut avoir des implications très importantes, jusqu’à leur motivation au combat. A Tsahal, le Département de l’Education, est celui qui définit quels livres sont autorisés à apparaître sur les étagères des bibliothèques, et quels ouvrages n’y seront pas.Mais il apparaît que les personnes chargées de faire le tri ne le font pas toujours sur des motifs professionnels, mais également sur une base partisane.

Récemment, par exemple, un ouvrage écrit par le Prof. Hagi Ben-Artzi (frère de Sarah Netanyahou) a été écarté par le commandant en chef du Département, le général Yaron Nir. Le livre, intitulé « Lettre à Talia » relate des relations épistolaires entretenues entre Dov Indig, étudiant en Yeshivat Hesder (Yeshiva et armée), et une jeune fille non religieuse, dont le nom est Talia, durant les deux années qui ont précédé la Guerre de Kippour en 1973. Ben-Artzi a écrit ce livre en souvenir de l’un de ses amis, tombé lors de cette guerre. Cet ouvrage est notamment utilisé par le Rabbinat de l’Armée pour traiter du problème des relations entre religieux et laïcs, et pour insuffler un vent de Judaïsme et de Sionisme parmi les soldats. A l’annonce de cette décision, le Grand-rabbin de Tsahal, Rav Avih’aï Rontzky a immédiatement demandé la réintégration du livre, « dans lequel il ne voit aucune anomalie ». L’auteur lui-même, se demande pourquoi son livre a été ainsi censuré : « Le livre présente différentes opinions, et expose un dialogue intéressant entre le monde religieux et le monde laïc. Les nombreux séminaires qui oeuvrent dans ce domaine utilisent mon livre, et me donnent toujours un feed-back très positif ».

Autre cas significatif, l’interruption par Tsahal de la distribution du livre « Mishné Tsidé Ha-gevoul » (« Des deux côtés de la frontière »), qui à travers le héros, un terroriste du Hezbollah converti au Judaïsme, relate de manière romancée de liens existants entre le Hezbollah, le Vatican et des gouvernements européens, clairement anti-israéliens ». La censure du livre a été décidée suite à une intervention du journal « Haaretz » qui considère cet ouvrage trop « polémique » !

Par contre, certains ouvrages quant à eux clairement marqués à gauche, sont les « bienvenus » dans les bibliothèques de Tsahal. Certains d’entre eux n’ont même pas été offerts à Tsahal par des organismes extérieurs ou des privés, mais ont été acquis directement par le Département de l’Education de l’Armée. Deux exemples éloquents, celui de « Adoné Ha-aretz » (« Les Maîtres du pays »), qui est un livre extrêmement virulent et calomnieux écrit par les journalistes Akiva Eldar (« Haaretz ») et Idit Zertel. L’ouvrage se veut décrire le lien « malsain » que les Juifs de Judée-Samarie entretiendraient avec l’Etat d’Israël, et la « dégradation de la société israélienne sur les plans politique, économique, moral, religieux, et sur l’image d’Israël et des Juifs dans le monde, à cause de la poursuite de l’occupation des territoires et de la présence de colonies juives en Judée-Samarie,». Pour Eldar et Zertel, les Juifs de Judée-Samarie « ont fait et défait des gouvernements, provoqué l’assassinat d’Itsh’ak Rabin, détruit la vie des Palestiniens, et plongé la démocratie et la culture israélienne dans les abysses ».

Imaginons un seul instant la motivation militaire d’un soldat qui aura lu ce livre durant son service national ! Autre exemple, le livre « Zarim Babyait » (« Des étrangers à la maison »), essai autobiographique de Radjah Shahadeh, qui retrace la vie de sa famille depuis Yaffo, en 1948, et qui dénonce tout au long de son livre les « horreurs de l’occupation et la plaie que constitue les localités juives de Judée-Samarie ». Interpellé à ce sujet, le porte-parole de Tsahal a tenu à déclarer comme suit : « Les bibliothèques de Tsahal contiennent des ouvrages exposant toutes sortes d’opinions.

Ce sont les commandants de chaque base qui décident quels livres seront proposés aux soldats. Le Département de l’Education de Tsahal a mis récemment au point une liste de thèmes qui seront agréés dans les bibliothèques des différentes bases : identité juive et israélienne, esprit et valeurs de Tsahal, insertion sociale, connaissance du pays, histoire des hauts-faits de Tsahal, chants, histoire de la Shoah, histoire du Peuple juif, conflit israélo-arabe, société israéliennes, grands personnages etc. A l’intérieur de chacune des catégories, ce sont des spécialistes qui déterminent quels livres seront acquis ou non .

Mais la question reste toujours posée : pourquoi les soldats de Tsahal ont-ils le droit d’être en contact avec un livre d’Akiva Eldar, qui est au minimum extrêmement démotivant, et ne peuvent-ils pas lire celui de Hagi Ben-Artzi qui se veut construire des ponts dans la société israélienne ?
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