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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Yaalon : "Pas de concessions avec l'Iran"

27 Avril 2009 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Sécurité

Par YAAKOV KATZ pour JPOST
27.04.09
 

Tous les projets de dialogue des Etats-Unis avec l'Iran sont voués à l'échec. Pour le ministre des Affaires stratégiques Moshe Yaalon, un cadre temporel et l'établissement de limites sont indispensables pour forcer Téhéran à stopper ses activités nucléaires.


L'ancien chef d'Etat major de Tsahal a accordé un entretien exclusif et exhaustif - le premier depuis sa prise de fonction au gouvernement le 31 mars dernier - au Jérusalem Post. Selon lui, les Iraniens profiteront de la solution du dialogue pour pouvoir gagner du temps si personne n'est clair avec eux et ne leur impose des limites de temps, "comme [par exemple] leur dire qu'ils ont deux mois pour arrêter l'enrichissement", a affirmé Yaalon.


D'après ce dernier, l'Occident doit comprendre qu'il doit se confronter aux Iraniens et qu'il ne peut pas faire de concessions. "Il y a actuellement entre le monde occidental et les djihadistes islamiques iraniens un processus qui s'est construit sur des abandons antérieurs et successifs, ainsi que sur des concessions", a expliqué Yaalon. "Ce dont a besoin l'Occident, c'est de s'insurger contre cette attitude et la combattre."


Cependant, Yaalon a refusé de s'exprimer sur le fait de savoir si Tsahal est capable de frapper les installations nucléaires iraniennes. "Il faut espérer que le travail sera effectué par quelqu'un d'autres. Et en même temps, comme dit le sage Hillel dans le Talmud, 'Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?"

Le ministre a par ailleurs rappelé le fait est qu'en 2003, l'Iran avait stoppé son programme nucléaire sans être attaqué. "Et cela principalement grâce à une combinaison de pressions diplomatiques et de menaces de sanctions, mais surtout grâce à la menace d'une action militaire."

Concernant le conflit avec les Palestiniens, Yaalon a mentionné à plusieurs reprises au cours de l'entretien le refus de l'Autorité palestinienne (AP) de reconnaître le caractère Juif de l'Etat d'Israël.


D'après le ministre des Affaires stratégiques, même pendant la conférence d'Annapolis en novembre 2007, le président AP Mahmoud Abbas avait refusé d'insérer les termes "deux Etats pour deux peuples" dans la déclaration commune, et avait seulement autorisé "deux Etats".

"C'est pour cela que le Premier ministre a dit que nous voulions d'eux qu'ils reconnaissent le droit d'Israël d'être un Etat juif", a indiqué le ministre. "Ce droit ne dépend pas d'eux mais s'ils ne le reconnaissent pas, alors nous n'avons rien à nous dire."

Yaalon a également rejeté l'initiative saoudienne, qui appelle à un retour aux frontières d'avant-1967. "De notre point de vue, les frontières d'avant-1967 ne sont pas défendables", a-t-il expliqué. "Aller dans cette direction serait dangereux. Je suis pour faire des choses qui soient créatives, mais pas celle-là."


A propos des déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton la semaine dernière selon lesquelles l'Etat hébreu encourt le risque de perdre le soutien du monde arabe dans son combat contre les menaces iraniennes si Israël rejette les négociations de paix avec les Palestiniens, Yaalon a qualifié le fonds de ces propos de "superficiels".


"Je crois que cette idée dans son ensemble est mauvaise", a-t-il indiqué, avant d'ajouter : "si vous résolvez le conflit israélo-palestinien, cela n'arrêtera pas ni ne calmera les djihadistes islamiques. La révolution islamique d'Iran en 1979 n'a pas éclaté à cause de nous. Al-Qaïda n'a pas été créé à cause de nous et même le Hezbollah ne s'est pas renforcé à cause de nous."


*Si les EU ont décidé de conduire un dialogue ou d’imposer des sanctions supplémentaires, ils l'ont décidé  tout en agitant  "le stick de la pression militaire".


" Le fait est qu’en 2003, l’Iran a arrêté son programme sans être attaqué. C'était fondamentalement dû à une combinaison de pression diplomatique et de  menace de sanctions, mais principalement en raison de la menace de l'action militaire, ".


" En dépit des prédications que la politique du gouvernement Netanyahu créera un "clash" avec l'administration d'Obama", Ya'alon ne se souvient  pas d'un seul incident depuis qu’il est adulte que Washington n’ait jamais imposé quelque chose qui aurait  mis en péril la sécurité d'Israël.


Dimanche, Ahmadinejad disait que même si l'Iran croyait en l’ "entretien, en la négociation, basée sur la sincérité, le respect et la justice," Téhéran n’irait  pas aux pourparlers avec l'administration Obama sans "une structure nette" et "un ordre du jour clair" n'aient été convenus par avance.


*Partie de l'entretien adaptée en français par Mordeh'aï depuis le site "JPOST anglais" 

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