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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

TSAHAL version 2009 n’a rien à voir avec celle de 2006

5 Janvier 2009 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Société

Par Mickael Finkelstein pour Israel Valley
Publié le 5 janvier 2009 
TSAHAL version 2009 n’a rien à voir avec celle de la guerre du Liban de 2006

Même si la guerre du Liban est toujours dans toutes les mémoires, de nombreuses raisons amènent à penser que ces 2 guerres n’auront pas grand-chose en commun.

L’armée israélienne version 2009 n’a rien à voir avec sa version 2006. Voici quelques points qui permettent clairement de saisir ces différences.


Sur le plan militaire

Tsahal version 2009 n’a rien à voir avec Tsahal 2008. L’une des forces de l’armée d’Israël est sa capacité à la remise en question. Depuis la dernière guerre, l’armée israélienne a totalement revu sa coordination entre les différents services. Israël a compris qu’une offensive terrestre devait être menée simultanément d’une offensive aérienne par exemple.

L’ensemble de son développement sur ces 2 dernières années a été orienté pour palier les défauts de la guerre de 2006. Pour l’illustrer, Israël a développé le Namer, un nouveau véhicule de transport de troupe. Ce nouveau blindé, qui possède les caractéristiques de défense d’un tank Merkava 4, peut emporter jusqu’à 11 fantassins et peut ainsi soutenir les opérations des chars, ce qui manquait cruellement en 2006 au Liban.

Au niveau logistique, l’armée israélienne est motivée et plus que préparée pour cette offensive, contrairement à celle du Liban où des carences dans ses 2 aspects avaient été observées.

Enfin l’aspect géographique est différent : Gaza est isolé et n’a pas la possibilité de s’alimenter librement en armes comme le faisait le Hezbollah avec la Syrie en 2006.


Sur le plan Politique

Contrairement à la guerre du Liban où Israël avait affiché des objectifs élevés (récupérer les soldats, battre le Hezbollah et faire cesser les katiouchas), l’état hébreu annonce cette fois une opération visant à « modifier l’équilibre des forces favorable au Hamas et prendre contrôle de la zone d’où partent les roquettes ». Il n’est pas possible d’éradiquer le Hamas, qui est présent par ailleurs en Cisjordanie. Mais il s’agit de lui porter un coup très dur. Israël ne cherche pas à « renverser le Hamas », annonce qui aurait à coup sur renforcé le parti extrémiste. Il n’est pas non plus question de stopper définitivement les tirs de roquettes, sinon l’envoi d’une seule roquette aurait pu être présenté par le Hamas comme un échec de l’armée israélienne.


Sur le plan de la guerre médiatique

Les portes paroles israéliens s’expriment parfaitement en français et en anglais et maîtrisent les nuances des différentes langues. La forme de la communication israélienne a été revue depuis la dernière guerre du Liban.

De plus, l’armée ne communique plus sur ses mouvements ni sur la situation, ce qui n’était pas le cas lors de la guerre de 2006, où chacune des actions de Tsahal était analysée différemment et se retournait parfois contre elle. L’armée israélienne a aujourd’hui pleinement conscience de la guerre médiatique. Les journalistes ne peuvent pas pénétrer Gaza et favoriser la propagande du Hamas, ils sont en revanche invités lorsque les roquettes du Hamas tombent dans les villes israéliennes à proximité de la bande de Gaza.

 

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