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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Azmi Bishara : un trou dans le seau

10 Décembre 2008 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Point de vue

 

Par SARAH HONIG 12.08.08

Le ministre de l'Intérieur Meïr Chitrit a annoncé sa volonté de retirer la nationalité israélienne à l'ancien député de la Knesset Azmi Bishara, qui se soustrait à la justice du pays.

 Ce n'est pas trop tôt, mais il faut souligner qu'il n'y a rien de tel qu'une période préélectorale pour faire ce que l'on aurait dû faire depuis belle lurette.

 Cependant, rien ne dit qu'il sera suivi dans les faits. Bishara peut dormir sur ses deux oreilles et compter sur la Cour suprême sioniste pour prendre sa défense, au risque d'offenser les concepts plébéiens de justice.

Les juges israéliens ont en effet coutume de disqualifier le point de vue des masses : celles-ci sont trop ignares pour percevoir toute la finesse d'une juridiction mise au point pour le bien de tous telle que l'ont conçue quelques esprits supérieurement intelligents.

C'est ainsi que la Cour suprême a décidé, en septembre dernier, d'obliger les contribuables israéliens à continuer de financer, avec des shekels gagnés à la sueur de leur front, la retraite d'Azmi Bishara, ex-parlementaire arabe-israélien suspecté de trahison active, en période de guerre, à l'encontre de ce même pays qui persiste à subventionner sa sédition.

Bishara est soupçonné d'avoir espionné au profit du Hezbollah en échange d'une rétribution financière pendant la seconde guerre du Liban.

Dès qu'il a été informé de sa mise en examen, il a décampé et refuse, depuis, de revenir pour son procès.

Même avant de fuir le bras trop court de la justice israélienne, Bishara n'avait jamais fait secret de son antagonisme débridé envers le collectif israélien qui subventionne ses activités. Ce législateur élu et réélu a multiplié les pieds de nez à la législation de notre pays.

Il s'est rendu illégalement à Damas et à Beyrouth et, de ces capitales ennemies, a incité les populations à vaincre ce même Etat juif dont la démocratie absurde le protégeait et soutenait, envers et contre tout, le droit inaliénable qu'il a de la miner.


Hors d'atteinte


Conformément à la tradition sacrée de la jurisprudence israélienne, la justice a rejeté à l'unanimité une pétition exigeant de destituer Azmi Bishara d'une nationalité israélienne qu'il n'a cessé d'exploiter et de fouler aux pieds, et demandant à cesser sur le champ de lui verser sa retraite.


Ce panel judiciaire, composé de Dorit Beinisch, présidente de la Cour suprême, et des juges Edna Arbel et Miriam Naor, a déterminé que "les conditions préalables n'existaient pas pour de telles mesures". La substance de leur raisonnement alambiqué est que les innocents doivent toucher leur pension de retraite.


Bishara est présumé innocent tant qu'on ne l'a pas déclaré coupable, mais il ne peut être déclaré quoi que ce soit tant qu'il n'a pas été jugé, et il ne peut être jugé puisqu'il est en fuite.

Ce n'est pas une plaisanterie. Leurs Honneurs ont bien écrit que l'enquête judiciaire ne pouvait être menée à bien parce que le suspect était en fuite. Comme l'enquête ne peut être menée à bien, Bishara ne peut être incriminé.

Comme il ne peut être incriminé, il ne peut être jugé coupable et continuera donc à profiter des largesses d'Israël toute sa vie durant, à condition de demeurer hors de portée de toute juridiction israélienne et de ne pouvoir être jugé et condamné, conservant, du même coup, sa liberté.

C'est tout simple ! Bishara étant en cavale, il bloque toute procédure légale le concernant. Et tant que les procédures légales sont bloquées par ses actions, Bishara reste bénéficiaire de tous les avantages que le système israélien doit à ses législateurs retraités respectueux de la loi.

C'est aussi clair que l'échange entre Cher Henri et Chère Liza dans la vieille comptine américaine. Celle-ci commence avec Henri, qui se plaint à sa moitié qu'il y a un trou dans le seau.

Elle répond : "Alors répare-le, cher Henry, cher Henry, répare-le".

Henry : "Mais il y a un trou dans le seau, chère Liza, chère Liza, Il y a un trou dans le seau, chère Liza, un trou."

Ainsi, cher Chitrit, comme il y a cet énorme trou dans notre seau national, Bishara continue à jouir de la célébrité et à recevoir l'accolade du monde arabe pendant que nous payons ses additions sur ordre de notre autorité judiciaire la plus auguste.

Une justice aveugle

Précisons pour mémoire que Bishara a déjà reçu 200 000 shekels en "indemnités" et "réajustement" lorsqu'il a quitté la Knesset, sans qu'il ait été tenu aucun compte des circonstances discutables de ce "départ".

Les convenances politiques nous imposent d'affirmer que celui-ci s'est déroulé en toute légalité, même s'il est clair pour tout le monde que c'est loin d'être le cas.

De surcroît, 7 000 shekels sont toujours déposés chaque mois sur le compte de Bishara pendant que lui, de son côté, recrute de nouveaux soldats pour le Hezbollah et vend des stratégies destinées à venir à bout de cet Etat qui le traite, contre toute logique, en citoyen loyal.

A l'évidence, Bishara s'est enfui avec l'aval des échelons supérieurs de la justice israélienne. Ceux-ci n'ont pu être assez naïfs pour ne pas penser qu'un voyage à l'étranger au cœur d'une enquête judiciaire compromettante ne pouvait être qu'un aller simple destiné à échapper à son emprise.

Peut-être avaient-ils des motifs valables pour souhaiter se débarrasser du mécréant ? En le jugeant, ils auraient été amenés à démasquer des sources confidentielles ; ils lui auraient en outre donné une tribune pour jouer les martyrs et enflammer un secteur arabe-israélien ultra-radicalisé.

En prison, il aurait ensuite donné lieu à des demandes de rançon issues de kidnappeurs, comme c'est actuellement le cas de Marwan Barghouti.

Et cependant, il existe un fossé gigantesque entre cette répugnance mal avisée à le juger et l'obstination à continuer de le rémunérer comme si de rien n'était. Jusque-là, Bishara n'a perdu qu'un abonnement à un quotidien d'informations et les 8 406 shekels annuels pour le téléphone gratuit auquels ont droit les ex-députés. Pourquoi ? Parce que Bishara n'a pas été jugé.

Pourquoi ? Parce que Bishara refuse de se présenter devant le tribunal.

Bien sûr, contrairement à Liza et à Henry, nous ne sommes pas condamnés à tourner en rond indéfiniment dans notre cercle vicieux. Le raisonnement à la "Il y a un trou dans le seau" n'est pas inévitable.

On peut facilement interrompre le paiement de la retraite de Bishara jusqu'à son retour et son jugement. S'il est innocenté, il touchera l'intégralité des arriérés. Rien n'empêche de suspendre des droits formels en attendant que justice soit faite.

Cette habitude de la Cour suprême de ne pas écouter le bon sens commun ne fait que renforcer le sentiment qu'ont beaucoup trop d'Israéliens que notre justice perce délibérément des trous dans les seaux et saisit n'importe quel prétexte pour ne pas regarder en face les exigences existentielles de notre nation harcelée.

Alors que faut-il que nous fassions, chère Liza ? Vous avez une idée, cher Chitrit ?

De toute évidence,Azmi Bishara a pris la fuite avec la connivence de l'organe judiciaire suprême d'Israël.(Ariel Jerozolimsky)
http://fr.jpost.com

Azmi Bishara ,
un traitre à son pays  pendant la 2ème guerre du Liban il a signalé au Hezbollah des cibles à détruire mais il continue de  jouire de sa présemption d'innocence , des reversions de sa  retraite  sans être inquiété par les services de l'Etat grâce au Bagats (Cour Suppreme de Justice) qui ne tranche qu'en faveur des ennemis des juifs.
Mordeh'aï

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