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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

La loi israélienne face au communautarisme anti juif

13 Octobre 2008 , Rédigé par mordeh'ai Publié dans #Politique

La mise en exergue de certains passages (par un surlignage ou  caractères gras) est l'oeuvre du
" blog Malaassot ".
Mordeh'aï

La loi israélienne face au communautarisme anti juif

par Me B. RAMAS-MUHLBACH
http://www.israel-infos.net/article.php?id=1983

Ce mercredi 8 octobre 2008, Israël marquait le début du Yom kippour qui est le jour le plus sacré dans le calendrier juif. Ce même jour, un automobiliste arabe a pénétré dans le quartier juif de la ville de Saint Jean d'Acre en perturbant, par sa musique, le calme des prières et en manquant, par son allure, de renverser un enfant. Lorsque le conducteur a stationné son véhicule, des résidents juifs effrayés par le risque d'une nouvelle tentative d'attentat, lui ont lancé des pierres.

Cette réaction juive a entraîné une riposte d'une rare violence de la part des membres de la communauté arabe. Quelques minutes plus tard, un autobus rempli d'arabes s'est rendu sur les lieux ; les occupants, armés de gourdins, de haches et de bâtons de bois, sont sortis du véhicule en criant "Allah Akbar" ou encore "Mort aux Juifs ", et ont saccagé les véhicules et les magasins sur leur passage.


La conséquence immédiate de ces émeutes a été l'annulation du Festival de Théâtre de la ville d'Akko prévu la semaine suivante, de peur que ne se reproduisent de tels évènements. En réalité, le phénomène est beaucoup plus inquiétant qu'il n'y parait. La provocation arabe à l'origine de ce déchaînement de violence, loin d'être un épisode isolé, s'inscrit dans l'instauration d'un rapport de force de la part d'une population arabe qui, non seulement est réfractaire à la loi juive mais encore marque son refus de toute présence juive sur le territoire et enfin qui défie le pays en démontrant qu'en dépit de son nom, Israël n'est pas protégé contre les pogroms.

Or, de tels évènements pourraient bien se multiplier à l'avenir dans le pays si l'Etat juif souverain ne parvient pas à rendre sa loi opposable sur tout le territoire et à l'ensemble de la population qui y vit.

En d'autres termes, les ressortissants de l'Etat, quels qu'ils soient et quelque soit leur origine, se doivent de respecter la loi nationale et notamment les principes de tolérance, d'interdiction de porter atteinte aux personnes, aux biens (qu'ils soient juifs ou non) et plus généralement la prohibition de tout acte de violence. L'Etat d'Israël a instauré des normes sociales et des valeurs dont il ne doit pas avoir honte. Il doit donc en imposer le respect à l'ensemble des citoyens en ce compris les minorités qui, de surcroît, bénéficient de la protection du système de l'Etat de Droit.

Si l'Etat d'Israël ne parvient pas à faire respecter sa loi et à juguler la violence qui tend à s'installer au sein des populations minoritaires, il ne pourra plus contrôler les mécanismes humains et les débordements de violence. Il risquera alors d’être confronté à l'anarchie, au morcellement du territoire et à la prise de son contrôle par des puissances étrangères.

Pour leur part, les populations minoritaires vivant en Israël doivent respecter la loi du pays selon le principe
« dina demalh’outa dina » (comme les juifs l'ont toujours fait lorsqu'ils vivaient à l'étranger), et les étapes du processus historique ayant conduit à la création d'Israël. D'ailleurs, si les populations non juives ne se plaisent pas en Israël, elles doivent savoir qu'elles sont en droit de quitter le territoire pour s'établir dans un pays dont les valeurs correspondent mieux à leur philosophie.

En tout état de cause, les populations arabes de la ville pourraient se souvenir que le contrôle des arabes sur la ville d'Akko n'a été que de courte durée.

La ville d'Akko a été dominée en l'an 700 avant ec par les Assyriens, avant de l'être trois siècles plus tard par Alexandre le Grand, puis au IIIe siècle av ec par Ptolémée II (souverain d'Égypte qui débaptisa son nom en Ptolémaïs), et ensuite par l'empire romain d'Orient appelé Byzantin.

La conquête arabe de la ville d'Akko est intervenue en 638 mais la domination musulmane s'est achevée avec Baudoin Ier en 1104 lorsque la ville est tombée aux mains des croisés. Le sultan Saladin la reprise en 1187 mais
4 ans plus tard, Akko a été reconquise par le roi Richard Cour de Lion à l'occasion de la troisième croisade soit, en juillet 1191.

Par la suite, Akko est devenue la capitale du Royaume de Jérusalem et le principal port de Terre sainte
(au XIII° siècle). Elle est alors devenue le siège de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui lui a donné le nom de Saint-Jean-d'Acre et est restée, jusqu'en 1291, un grand centre intellectuel juif comme en témoigne la Yeshiva fondée par le rabbin Yehiel de Paris, ultérieurement dirigée par le grand kabbaliste d'Espagne Nahmanide. Entre 1299 et 1919, la ville est passée sous domination ottomane jusqu'au démembrement de l'empire ottoman, période à partir de laquelle elle a été administrée par le mandat britannique jusqu'à l'indépendance.

Les populations arabes de Akko doivent également savoir que si la ville n'est pas aujourd'hui sous domination arabe, la responsabilité en incombe aux populations arabes de Palestine elles mêmes. En effet, le plan de partage de la Palestine en un Etat juif et un Etat arabe voté en 1947 prévoyait l'incorporation de la ville d'Akko à l'Etat arabe. Or, ce sont les populations arabes de Palestine qui ont refusé le plan de partage voté le 27 novembre 1947 et ce n'est qu'à la suite de ce refus que la ville a été conquise par la Haganah le 17 mai 1948 et incorporée à l'Etat d'Israël.

Ainsi, les populations arabes de Akko qui regrettent l'absence d'intégration de la ville dans un Etat arabe local, n'ont qu'à s'en prendre qu'à leurs parents ou leurs grands parents qui s'y sont opposés.

Bien évidemment, l'Etat d'Israël a sa part de responsabilité dans la frustration des minorités en laissant diffuser dans les livres d'enseignement scolaires arabes, que l'Etat d'Israël est le résultat de la «Naqbah», c'est-à-dire d'une catastrophe. Toute référence à la «naqbah» doit disparaître des livres d'enseignement israélien car il s'agit d'un mensonge qui ne doit pas être véhiculé par l'Etat hébreu. Les populations arabes locales doivent simplement se souvenir qu'elles sont les descendants d'envahisseurs qui ont dominé la région entre le 7° siècle et le 12 ° de l'ère chrétienne et que la souveraineté juive locale résulte du refus arabe de créer un Etat arabe il y à 60 ans.

Pour sa part, l'Etat d'Israël comprendra alors que les débordements qui se sont produits à Akko ne sont pas le fruit du hasard. Akko est citée dans le Livre des Juges (chap1, 31) qui traite des événements qui se sont produits après les premières conquêtes de Josué. Comme les israélites n'avaient pas chassé leurs ennemis (Juges 1,16-35), les Israélites durent en subir les conséquences : perte de foi, mariages avec des incrédules, et idolâtrie. Dans ce livre, D. considère alors que c'est un bon moyen de mettre régulièrement son peuple à l'épreuve et de le punir à chaque fois qu'il s'éloigne de Lui.

Ainsi, le livre des Juges reflète le cycle continu, pour les tribus israélites, de périodes de paix puis de décadence et de domination étrangère puis de repentir sous la direction d'un chef, d'un juge, qui rétablit la paix et le culte de Dieu et délivre le peuple de l'oppression de ses ennemis.


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