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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Un vent révolutionnaire français ...........

7 Août 2008 , Rédigé par mordehai Publié dans #Tribune libre

Un vent révolutionnaire français doit souffler sur la politique israélienne
jeudi 7 août 2008 - 12:34

Vouloir écouter les informations pour se tenir au courant est un exercice de style chaque jour un peu plus masochiste. En dehors des surenchères sur l'abandon de notre héritage juif, auxquelles se livrent nos dirigeants, ce ne sont qu'affaires de corruptions ou de harcèlements sexuels qui défraient la chronique…

Même lorsqu'un monstre est venu assassiner des adolescents en plein centre ville de Jérusalem et qu'on a vu l'opinion publique retrouver son unité pour condamner cet acte sanguinaire…l'attention du public a été presque immédiatement détournée vers des velléités de revanche.

Et lorsqu'on examine les 120 locataires de notre Knesset, on finit par faire plus attention au nombre d'affaires de corruption, ou au lien de parenté qui les unit, que par la pertinence des lois qui sont passées.

Bref, ils veulent nous désespérer pour continuer à gouverner.

C'est là que l'Alyah francophone a son rôle à jouer pour tenter de renverser la situation.

Le judaïsme français, grâce à Rachi et aux académies talmudiques, à des lettres de noblesse qui remontent au Moyen Age. Et de même à son amour de Sion, si l'on évoque Rabi Yehiel qui monta avec ses 200 élèves fonder une yéchiva en Palestine. Plus près de nous, les juifs rescapés ashkénazes puis les déracinés d'Afrique du Nord ont retrouvé le goût de l'étude sur les bancs des écoles juives d'Alsace.

A majorité sépharade, l'Alyah française trouve ses origines notamment dans les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) où ses ancêtres ont été bercés par des grands maîtres comme le RIF à FES, maître du maître du Rambam, Ribach et Rachats à Alger dont les écrits ont servi dans l'élaboration du Choulhan Arouch et bien sûr les maîtres de Djerba. Tous étaient tournés naturellement vers Israël et ont participé au maintien des valeurs juives et de notre héritage. L'arrivée de la France (fille aînée de l'église), d'abord en puissance coloniale puis en deuxième patrie a eu pour effet une volonté d'assimilation effrénée, sous couvert de laïcité et d'émancipation.

L'Alyah francophone contient en elle-même à la fois la tradition des ses grands maîtres, l'amour d'Israël et l'utilisation de son éducation à des fins sionistes. L'Alyah de France est une Alyah volontaire, poussée par un désir profond de retrouver ses racines. Le juif de France vient en Israël pour être partie prenante de son histoire et rend perplexes beaucoup d'Israéliens qui se demandent pourquoi il a quitté un pays où il fait si bon vivre…il vient en Israël, parce qu'il est sioniste, sans vouloir pour autant abandonner ses traditions et son niveau d'éducation. Une volonté qui gène dans un pays où on aime classer les gens par castes : haredi, masorti, dati leumi, hiloni etc.…Et justement le juif de France est le produit d'une communauté qui a su harmoniser pour un temps les différents courants qui la traversaient: ashkénazes ou sépharades, religieux ou non, nous nous sentions juifs, frères et solidaires.

C'est la raison pour laquelle, nous francophones, nous devons montrer l'exemple et passer de l'engagement associatif et caritatif où nous excellons il est vrai en Israël, à un engagement politique ! Notre pays a besoin de notre attachement à notre héritage et à nos valeurs juives, mais aussi a besoin de notre savoir faire, et de notre respect des valeurs démocratiques.

Depuis de nombreux mois, dans les villes et les yichouvim qui parsèment le pays, je rencontre des francophones riches d'expériences dans tous les domaines: social ou économique, médical ou militaire, recherche scientifique ou spirituelle. Quel magnifique réservoir humain!

Je sais, certains d'entre nous désirent fonder un lobby francophone, d'autres rejettent complètement tous les politiciens….

Mais nous avons plus à apporter à notre nation que la création d'un lobby supplémentaire et le slogan " ils sont tous pourris " rajoute au désintérêt de la population à la chose publique : Non ! Nous n'avons plus le choix, il nous faut sortir de notre réserve et nous engager !

Pour commencer, les responsables de l'Agence Juive se plaignent de la profusion d'associations indépendantes qui les supplantent dans leur travail et récupèrent une partie de la manne des budgets de l'Etat …Si des associations comme " Oz lé-Israël " ou " Alyah de groupe " sont nées c'est justement pour répondre à un manque.

Au plan national, il faut concevoir une reforme du ministère de l'Intégration et présenter un plan de développement pour chacune des régions du pays.

On ne peut pas dissocier l'Alyah de l'intégration et il nous faut refonder l'agence juive et le ministère de l'intégration en un grand et unique ministère qui associera à sa planification l'ensemble des acteurs de la société israélienne.

Il ne suffit pas d'aider financièrement les Olim (nouveaux immigrants), un grand ministère de l'Alyah et de l'Intégration doit être le fer de lance d'une politique de développement et de grands travaux revivifiant la grande épopée sioniste, redonnant l'envie d'entreprendre et d'envisager un avenir meilleur en Israël pour toutes les couches de la population.

De même, nos gouvernants rêvent de faire de notre pays la Singapour de la Méditerranée, appuyant leur rêve sur le succès de la high-tech et des nouvelles technologies…c'est vrai, des golden boys deviennent milliardaires en peu de temps et font rêver, parents et adolescents …mais un pays vit aussi grâce à ses petites et moyennes entreprises et il faut empêcher qu'Israël accroisse sa dépendance dans le domaine de l'agriculture, des biens de consommation et de l'industrie. Il nous faut, au contraire, encourager et valoriser l'esprit d'entreprise sur l'ensemble de notre territoire et donner les moyens aux Juifs de produire bleu blanc.

Il n'y a pas que les militaires qui réclament plus de profondeur territoriale. Dans le domaine de la production agricole, nos amis occidentaux sont en train de détruire leur agriculture par l'invention du pétrole vert (transformation d'une production végétale en énergie). Les changements climatiques dans le monde terminent cette lente agonie. La terre d'Israël et son excellent climat nous donne la possibilité d'avoir les plus beaux fruits et légumes. Encourageons l'exploitation agricole juive, et les industries qui s'y rattachent.

Enfin, nos ministres se bousculent pour embrasser nos ennemis devant les caméras et annoncer la création d'une nouvelle ville arabe, mais qu'en est- il des nouvelles villes juives du Néguev et de Galilée ? Pourquoi ne pas développer le tourisme dans la Samarie et la Judée, régions symboliques de l'histoire juive ? Je sais par expérience que lorsque des chefs d'entreprises étrangers et non juifs, rendent visite à des clients israéliens ils sont heureux de visiter ce qu'ils considèrent comme le berceau de l'humanité. En étant fiers de notre histoire et de nos racines nous communiquons notre raison d'être sur notre terre et personne ne peut nous contredire, au contraire nous suscitons l'admiration et l'envie de participer.

Il existe de nombreux autres exemples…

L'heure est venue pour le peuple juif de se réveiller du sommeil de l'exil, de renaître à nouveau, de retourner à sa terre, à sa langue et à son armée, à son indépendance et à son Etat, à sa culture et à ses valeurs. C'est pourquoi il retourne à sa capitale sacrée, éternelle. Un peuple a besoin d'une terre, un peuple a besoin d'une économie, d'une armée mais surtout il a besoin d'un coeur.

L'heure est venue, car nous sommes un peuple un, et que nous avons tous besoin d'un lieu où tous ensemble nous respirons notre passé et notre futur, un lieu où tous les murs dressés entre nous tombent.

Chaque communauté revenant sur notre terre a su apporter sa pierre à l'édifice de l'Etat d'Israël. Il est temps pour le judaïsme français d'imprimer sa couleur sur l'oeuvre nationale.

Alors nous, francophones prenons le devant de la scène et orientons nos concitoyens vers un avenir meilleur. Les élections législatives et municipales approchent : les francophones doivent prendre des places réelles.

Un vent révolutionnaire français doit souffler sur la politique israélienne, nous en avons aujourd'hui la possibilité

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