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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le Parti travailliste,est devenu très dépendant, du fait du vote et de l'appartenance de nombreux Arabes Israéliens à ce parti.

20 Juillet 2008 , Rédigé par mordehai Publié dans #Société



Un accord très inquiétant
par Shmhraga Blum vendredi 18 juillet 2008 -

http://www.a7fr.com/article/54606.
 

Un épisode de la vie politique qui s'est passé cette semaine, a remis en mémoire un accord secret qui avait été conclu entre le candidat Ehoud Barak aux élections de 1999 et des représentants des partis arabes à la Knesset.

Rappelons les faits: afin d'éviter la chute du gouvernement au début de cette semaine, suite au vote du Parti travailliste en faveur d'une motion de censure, des représentants du Premier ministre ont accédé à la demande des partis arabes: le gouvernement renonce au projet de fusion des municipalités arabes, et en contrepartie les députés soutiendrait le gouvernement. Grâce à cette pirouette, le gouvernement avait une fois de plus "sauvé sa peau".

L'accession si facile aux demandes du secteur arabe israélien, la nomination de Rhelab Majadlah comme ministre au gouvernement, l'indulgence manifeste face aux excès verbaux des députés arabes israéliens, l'absence de réaction lorsqu'ils trangressent la loi, sont autant de signes qui ramènent à un accord de type "post-sioniste"qui avait été conclu en 1999 par Ehoud Barak avec les Partis arabes, dans le but de prendre le pouvoir tenu alors par Binyamin Netanyahou, considéré comme le "Premier ministre des Juifs". Ces accords sont encore plus importants que la "Déclaration des Intellectuels Arabes" de cette année, qui avait même réussi à ébranler la gauche sioniste israélienne. Leur teneur a été publiée dans un excellent livre du Professeur Raphi Israeli, concernant les Arabes Israéliens, et ils se "résument" aux principes suivants:

- Prévoir dans la future constitution d'Israël la reconnaissance des Arabes israéliens comme minorité nationale. (autrement dit de transformer Israël de facto en Etat bi-national.)

- Droit accordé aux Arabes israéliens d'avoir un réseau éducatif entièrement indépendant, basé sur la transmission de leur identité palestinienne (avec tout ce que cela implique). Mais ce réseau serait tout de même financé par tous les contribuables israéliens!

- Représentation paritaire entre Juifs et Arabes dans toutes les commissions de Planification Régionale, ce qui implique un droit absolu au niveau de la construction dans les localités arabes et de leur extension.

- Représentation paritaire dans les entreprises nationales: Office de Radio et Télédiffusion, Bezek, Compagnie d'Electricité, Compagnie des Eaux etc...

- Création d'un système judiciaire parallèle complet conforme aux lois de l'Islam.

- Création d'un "District de Nazareth", jouissant d'une autonomie totale, préfigurant une future autonomie exigée par tous les Arabes de Galilée, et ensuite la revendication de détachement progressif de cette région de l'Etat d'Israël.

Dans la réalité, tous ces points n'ont pas été mis en oeuvre, surtout à cause de l'implication des Arabes israéliens dans la deuxième Intifada qui a éclaté en l'an 2000. Mais quiconque observe les développements des relations entre les derniers gouvernements et la population Arabe israélienne depuis une dizaine d'années, n'a pu que remarquer que l'Etat se montre de plus en plus faible pour imposer la loi dans le secteur arabe. Les diverses décisions prises par la Cour Suprême sous la présidence du Prof. Aharon Barak semblaient également suivre l'agenda fixé par cet accord de 1999 entre Travaillistes et Arabes israéliens.

Le Parti travailliste, à cet égard, est devenu très dépendant de ce secteur, du fait de l'appartenance de nombreux Arabes Israéliens au Parti, pour des raisons bien plus tactiques qu'idéologiques. Cette stratégie leur a d'ailleurs réussi puisqu'Amir Peretz a du se résigner à nommer pour la première fois dans l'histoire du pays, un ministre arabe, qui ne manque aucune occasion de déclarer "qu'il est en faveur d'un Etat de tous ses citoyens" par opposition à un Etat juif. Et contrairement aux membres des Partis arabes à la Knesset, qui ne cachent pas leur hostilité au sionisme, les Arabes membres du Parti travailliste affichent une apparente neutralité face au mouvement national juif, mais tentent d'utiliser ce Parti au passé sioniste flamboyant pour arriver au même résultat.

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