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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

la huppe fasciée, est devenue l'Oiseau National d'Israël.

12 Juin 2008 , Rédigé par mordehai Publié dans #Société

L'OUPOUPA, Doukhifate en hébreu, la huppe fasciée, est devenue l'Oiseau National d'Israël.

Pour gagner sûrement la paix.

Le 28 mai 2008, sont tombés les résultats du vote national de plus de 150000 Israéliens pour désigner l'oiseau national.
Peut-être agacés de drôles d'oiseaux qui les gouvernent et recherchant de l'espoir.

15 jours plus tôt, j'avais photographié cet oiseau, la doufikhate près de chez moi à Jérusalem et je l'avais placé pour vous sur Modia sans savoir que sa gloire viendrait. Qui est-il? Et il est déjà nommé dans le Talmud, dans les middrachim. Et, même, ce choix unique possède une caractéristique qui nous renvoie aux grandes amours entre le peuple Juif et Cyrus, l'Empereur d'Iran il y a plus de 2000 ans. Et nous redonne l'espoir de voir refleurir cette union chantée dans le Livre d'Esther et jusqu'à la dernière page du Tanakh, la Bible.
Bien plus cet oiseau est aussi un point commun avec la tradition musulmane de nos voisins.


Y-a-t'il une étincelle de paix en tout cela? Je le pense. Examinons donc ce dossier très sérieux. Il nous fera atterrir enfin dans la psychologie des identités de la région, seule possibilité pour se comprendre et se rencontrer. La politique qui ignore ces dimensions est vouée à l'échec car elle ignore la réalité.
Voyons tout cela.


Voici la Doukhifate (au féminin en hébreu, comme les noms d'oiseaux). En français, on la nomme la "huppe fasciée". Dans la science qui classe les animaux, c'est la Upapa epops, prononcez oupapa épops. En anglais, le Hoopee. En iranien ou farsi, le hodhod. Tous ces noms viennent de son chant particulier: poo poo poo; tout est unique en cet oiseau (tsipor, en hébreu).











Le voici dans la nature, à Jérusalem, près de chez moi. Il file très vite, ne se laisse pas approcher, explore, pique de son long bec (maqor, maqorim au pluriel) le sol, les détritus, ou agrippé sur les troncs d'arbres pour chercher partout des vermiceaux (toâlim), limaces, escargots qu'il broie, mange ou porte à ses petits dans son nid (kén), placé dans les creux des arbres ou sous les toits des maisons. Ce nid n'a pas une odeur très agréable, d'autant que les petits savent se défendre de ceux qui s'en approchent en menaçant et ils déféquent en leur direction, apprenant aux hommes l'auto-défense. Ils sont aussi particulier en ceci qu'ils ne ramassent pas la nourriture sur le sol mais la lancent en l'air pour la rattraper par le bec avant de la manger, élitisme.
Mais ce qui le caractérise le plus, c'est la crête (tsitsite) mobile composée de véritables longues plumes qui se rabattent ou se placent verticalement en érection et lui donnent un port royal.
Sources
Déjà dans les middrachim, on y fait allusion en disant qu'il ferme sa couronne devant le Roi Chlomo, Salomon, respectant ainsi le Roi, image du Créateur complet, chalém.
Le Traité 'Houline du Talmud, page 63a dit ceci: "Ribbi Yéhouda dit: le chalakh (cormoran) pêche les poissons dans la mer. La doukhifate (la huppe) a une double crête. La béraïta nous dit qu'elle est appelée ainsi parce qu'elle a une crête double (ouverte, fermée, ndlr). Elle a apporté le chamir au Temple (hévi chamir lé Beit ha Miqdach)". Le Yalkout Chimoni reprend cela aussi dans la paracha Chémini. Ce chamir était alors très utile car c'était un petit ver qui savait casser les pierres les plus résistantes, comme un diamant et sans utiliser de métal interdit pour fabriquer certains ustensiles.
Voyez aussi le middrach Vayiqra Rabba, 22,5,4; Qohelet Rabba 5,5 et le middrach Téhilim sur le psaume 78. Une précision: Cet oiseau est classé dans la Torah (Vayiqra 11,19 et en Dévarim14.18) parmi les animaux qui sont interdits à la consommation alimentaire, cela ne change nullement tout ce qui est inscrit sur cette page qui ne concerne pas ce sujet.

Autrefois, cet oiseau ne séjournait que l'été en Israël mais, aujourd'hui, il y réside toute l'année et fait partie du paysage comme de multiples autres espèces splendides qui ont concouru pour cette élection (bé'hira).

Il mesure de 28 à 32 cm de hauteur, d'un beau plumage doux qui évolue du gris au roux lumineux avec des bandes (passim) blanches (lavane) et noires (cha'hor). Et quand il vole, il lance son beau cri "poo poo poo". Il pèse de 60 à 80 grammes, est très solide sur ses deux pattes et parvient à vivre 11 ans en moyenne.
Son nom hébraïque vient de l'araméen et se compose de dou (double) et khifate qui signifie courbe, arc comme dans la traduction du Targoum du Livre de Job 41,12: certains le lisent là comme le sens de "roseau" (véarmone) mais le dessin visuel est le même. Son bec est donc double en longueur, ou bien il forme un double arc ou roseau courbe.
Voyez le sur ce film

. Comme deux becs (maqorim). Si son bec est abimé, il est capable de durcir sa crête de plumes et de s'en servir avec force.

Dans le Talmud, on le nomme aussi touria, ce qui veut dire tailleur, celui qui 'hotsév en hébreu, comme on dit d'un "tailleur" de pierres, car cet oiseau débite les écorces sur les arbres ou broie les coques des escargots pour y trouver sa nourriture.

Les votants (bo'harim) israélien lui ont accordé 35% de leurs voix (qolote). Ensuite, la fauvette (pochoch) n'a eu que 10%. Le pinson ('ho'hite) 9,8% suivi du tsofite avec 7,6% et le merle (boulboul) 7,2%, et l'aigle (néchér) n'est arrivé qu'en 7e position avec 7% des voix, etc. Cela semble indiquer que les Israéliens sont sensibles à l'effet visuel joint à la délicatesse plus qu'à ce qui impose et domine. Pourquoi les votes des Israéliens se sont-ils orientés en ce sens?........................................(à lire sur Modia)


Conclusion: si, dans l'inconscient, cette Doukhifate, cette huppe fasciée a tant de qualités, et que tant d'Israéliens l'ont choisie comme le modèle d'eux-mêmes, il y a beaucoup d'espoir et de positif à l'horizon: les forces morales et humaines et divines sont intactes dans la multiplicité bigarée des Israéliens. En effet, ils ont manifesté une patience inimaginable envers les ennemis, envers les roquettes, envers les dirigeants ne dirigeant pas et prenant pour eux les avantages par la corruption; puis, maintenant leur patience est arrivée à bout mais ils gardent la dignité millénaire. Comme la huppe, ils pressentent qu'ils sont beaux et ne renoncent pas à leur beauté individuelle et collective et qu'elle est en eux et dévoilée au mieux dans la sagesse et délicatesse et force et beauté et fierté de la huppe.

Les Israéliens ont tenu à voter, sans attendre l'élection du nouveau Chef de gouvernement, pour un oiseau qui représente le meilleur d'eux-mêmes, et du projet de la Création. Et, ensemble, ils se sont vus dans ce miroir de la Doukhifate. Soyons en conscients, et heureux, et positifs.
Et cette fois, c'est sûr, nous allons comprendre le Pérek Chira (lien).Il est dit que le Roi Salomon comprenait le langage des oiseaux, tout le Proche-Orient le sait dans ses traditions diverses, c'est déjà un grand point commun. Soyons comme lui en cela.Ensemble.


Cette élection fut un arc-en-ciel après l'orage et le cyclone!

lire la totalité de l'étude et de la symbolique sur http://www.modia.org/infos/infos/upupa.html

























 

 

 

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