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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 21:49
Par Caroline B. Glick

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Une nouvelle semaine ordinaire s’est écoulée dans le Sud d’Israël. Bombardés de roquettes depuis le Hamastan à Gaza, les résidents de Sderot, d’Ashkelon et des villes alentour ont observé leurs dirigeants nationaux mener des négociations par mandataire interposé avec le Hamas, pour libérer des centaines de terroristes des prisons israéliennes, et consolider les lignes de fourniture d’armes du Hamas en suspendant les opérations anti-terroristes israéliennes pendant un « cessez-le-feu ».

Entre les voyages aux abris anti-bombes, ils ont observé les camions israéliens livrer du combustible et des fournitures au Hamas à Gaza le matin ; et il sont vu le Hamas stocker le combustible et les fournitures dans des dépôts près de la frontière dans l’après-midi. Le soir, ils ont vu de nouveaux rapports faisant écho aux prétentions du Hamas selon lesquelles Israël prive les hôpitaux de Gaza de combustible et les civils gazaouis des denrées alimentaires de base. 

Mercredi soir, ils ont essayé de participer à une cérémonie de Yom Hashoah à Sderot, mais elle fut interrompue par des chutes de missiles. Pour sa part, le Hamas a marqué l’Holocauste par une série documentaire prétendant que le génocide de la communauté juive européenne était un complot juif satanique pour éliminer les handicapés de la population juive, et pour manipuler les média dans le monde. 

Le Hamas a placé des titres cette semaine alléguant qu’Israël était responsable de la mort d’une femme palestinienne et de quatre de ses enfants lors d’une explosion à Bet Hanoun à Gaza, alors que Tsahal visait des terroristes du Hamas par voie aérienne. Tsahal a conduit deux enquêtes montrant que la femme et ses enfants ont été tués par quelque chose d’autre : une explosion secondaire provoquée par des bombes que les terroristes du Hamas – dont l’un était le mari – transportaient au moment où Tsahal les visait.  

Les allégations du Hamas prétendant que Tsahal avait tué quatre enfants et leur mère ont été rapportées aussi bien par les media internationaux qu’israéliens comme des faits. Ces « faits » ont été mis en question seulement quand Tsahal a commencé ses enquêtes. Ni les media locaux, ni les media internationaux n’ont pensé que, la source de leur compte-rendu étant le Hamas, cela aurait dû les conduire à mettre en question la véracité de leurs rapports initiaux.

Quand ses porte-parole ne sont pas occupés à accuser les Juifs de planifier un génocide, et Israël de tuer des mères et des enfants, le Hamas consacre ses efforts à accuser Israël de tuer des Palestiniens malades en refusant de les laisser entrer en Israël pour des soins médicaux gratuits. Comme aucune bonne action de la part des Juifs ne reste impunie par l’ONU, au début du mois dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a puni Israël pour avoir admis plus de 7.000 Palestiniens de Gaza pour des soins médicaux gratuits en 2007. Faisant écho à la propagande du Hamas, l’OMS a accusé Israël d’avoir provoqué la mort de 33 Palestiniens entre octobre 2007 et mars 2008. Ils sont morts, selon l’OMS, du fait du refus sans pitié de l’Etat de leur donner accès à leurs hôpitaux.

Le rapport de l’OMS a mentionné le fait que le Hamas contrôle maintenant les hôpitaux et les cliniques de Gaza. Aucune mention n’a été faite qu’Israël ne porte aucune responsabilité dans la fourniture de soins de santé aux non citoyens de territoires ennemis, ou du fait qu’il n’y a aucun lieu au monde où cela est fourni, ailleurs qu’en Israël. Aucune mention n’a été faite de l’interception et du stockage par le Hamas des fournitures d’hôpitaux dans des buts de propagande. Aucune responsabilité n’a été dévolue à l’Egypte – l’autre pays frontalier de Gaza – qui n’admet aucun patient palestinien. Le rapport n’a jamais mis en question la crédibilité des sources du Hamas.  

Comme Andrea Levin, le directeur général de “CAMERA” (Accuracy in Middle East Reporting in America) l’a noté cette semaine dans le ‘Jerusalem Post’, ce n’est que par une réponse rapide et détaillée des hauts fonctionnaires israéliens réfutant les allégations du Hamas qu’Israël n’a pas été largement condamné pour avoir tué des personnes malades.

L’aspect le plus intéressant de ces reportages de media, c’est qu’en grande partie les agences d’information rapportant les allégations brutes du Hamas n’ont pas même de correspondants à Gaza. L’habitude du Hamas de kidnapper des journalistes – même pro Hamas – a conduit la majorité des supports de media occidentaux à retirer leurs correspondants de Gaza depuis plus d’un an. Les media israéliens n’avaient jamais eu de correspondants sur le terrain depuis qu’Israël s’est retiré de Gaza en septembre 2005.

Pourtant les mêmes supports médiatiques qui réalisent que le Hamas est trop radical pour qu’on puisse lui confier la vie de leurs propres journalistes, refusent de mettre en question la véracité de leurs dires, et sont plus que volontaires à leur accorder crédit alors que le fait a largement dépassé le point de l’embarras professionnel. De fait, aucun support médiatique – israélien ou étranger – ne s’est jamais demandé si cela a seulement du sens de mettre la propagande du Hamas en première place. Ils ne se sont certainement pas soucié d’informer leurs audiences que la source de leurs histoires est un groupe terroriste génocidaire, qui mène actuellement une campagne d’envoi de missiles contre des civils israéliens, dont les objectifs sont de terroriser et de les tuer pour la seule raison qu’ils sont juifs.

Mais alors, peut-être peut-on pardonner aux media leur refus d’admettre que leurs reportages sur Gaza ne sont généralement rien de plus que de la propagande terroriste, puisqu’ils sont loin d’être les seuls dans leur refus de reconnaître la signification du régime du Hamas. Depuis Jimmy Carter, jusqu’à l’administration Bush en passant par le gouvernement Olmert-Livni-Barak, le déni est à l’ordre du jour.

Carter défend sa décision de rencontrer les chefs du Hamas en Syrie et en Judée, en notant que le groupe terroriste, jihadiste, génocidaire, parrainé par l’Iran, a gagné les élections palestiniennes. Puisqu’une majorité de Palestiniens ont voté pour le Hamas et le soutient encore, le groupe terroriste, jihadiste, génocidaire, parrainé par l’Iran est légitime, argumente Carter. Certainement, aucun accord de paix ne peut être obtenu sans lui.

Mais alors, comme le Hamas l’a dit clairement juste après la rencontre de ses dirigeants avec Carter, tout accord qu’il pourrait passer avec Israël ne serait que tactique, dans sa guerre continue pour détruire Israël. Aussi, alors qu’il est peut-être vrai qu’aucun accord de paix israélo-palestinien n’est possible sans le Hamas, il est absolument certain qu’aucun accord de paix israélo-palestinien n’est possible avec le Hamas.

Le fait est que loin de démontrer la nécessité de négocier avec le Hamas, la popularité du Hamas montre la futilité de tenter de pousser gentiment vers une coexistence pacifique une société palestinienne engagée à la destruction de son voisin. Pourtant, exactement comme les media et Carter refusent de reconnaître la signification du régime terroriste du Hamas, de même l’administration Bush refuse de reconnaître la signification de sa large base populaire chez les Palestiniens.

Dans ses remarques mardi dernier devant “l’American Jewish Committee » (AJC), la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a reconnu que la société palestinienne aujourd’hui soutient dans son immense majorité l’annihilation d’Israël par le terrorisme quand elle a déclaré : « De plus en plus, les Palestiniens parlant d’une solution à deux Etats sont de mon âge. Et je ne suis pas si vieille, mais un peu plus que la majorité de la population palestinienne ».

Mais ensuite, après avoir reconnu que la majorité des Palestiniens ne soutiennent pas une coexistence pacifique avec Israël, Rice a mis argumenté qu’Israël doit leur donner davantage de territoires, plus de fusils et plus d’argent, parce que selon sa vision, il est temps maintenant d’établir un Etat palestinien et les dirigeants doivent « prendre des décisions difficiles en confiance, au nom de la paix et de leur peuple ».

Rice a poursuivi en expliquant que ce compromis doit être fait en permettant au régime du Hamas à Gaza de rester en place. Selon ses termes : « La seule politique responsable est d’isoler le Hamas et de se défendre contre ses menaces, jusqu’à ce que le Hamas fasse le choix de soutenir la paix ».

Ainsi, du point de vue de Rice, non seulement le Hamas ne doit pas être vaincu, mais il serait irresponsable d’essayer de la vaincre. La seule « politique responsable » pour Israël est d’autoriser le Hamas à continuer d’amasser des armes et de construire son armée, tout en cherchant à obtenir un cessez-le-feu avec.

Et puis aussi, en ce qui concerne Rice, Israël doit réfréner ses opérations anti-terroristes en Judée et Samarie, chasser de là et des quartiers de Jérusalem d’après 1967 les communautés israéliennes, et autoriser les milices du Fatah formées et armées par les USA (qui soutiennent aussi le terrorisme),  à se déployer dans les villes et cités palestiniennes par milliers. Cela, croit-elle, est la meilleure façon d’amener le Hamas à se transformer lui-même en un parti politique pacifique voulant vivre en paix avec les Juifs. 

Pour Israël, le gouvernement Olmert-Livni-Barak est clairement d’accord avec Rice, car il suit sa politique.

Mercredi dernier, le Premier Ministre Ehud Olmert a refuse de commenter l’implication du gouvernement dans les pourparlers de cessez-le-feu avec le Hamas pendant la réunion de son cabinet de sécurité. Quand il a été ostensiblement confronté par le ministre de la sécurité intérieure Avi Dichter à sa décision apparente de permettre au Hamas de rester en charge de Gaza avec son armée terroriste formée et armée par l’Iran, Olmert a simplement dit qu’il serait inapproprié de discuter de tels sujets.

Jeudi, le ‘Jerusalem Post’ a rapporté l’enthousiasme du gouvernement pour accepter l’accord de cessez-le-feu proposé par le Hamas, prétendant étrangement qu’il pourrait ouvrir la voie à un deuxième accord, non lié, dans lequel Israël paiera la rançon de l’otage du Hamas Gilad Shalit en libérant des centaines de terroristes.

Et puis encore, le gouvernement prétend triomphalement que le Hamas a donné son accord pour le déploiement de forces du Fatah à la frontière internationale avec l’Egypte. Mais puisque aussi  bien le Fatah et le Hamas ont profité d’un flux quasi ininterrompu d’armes par cette frontière quand le Fatah en était responsable, il est loin d’être clair pourquoi ceci constituerait un développement positif.

Les vérités simples sont que les media, Jimmy Carter, l’administration Bush et le gouvernement Olmert-Livni-Barak ne veulent pas reconnaître que le Hamas est un groupe terroriste génocidaire qui a juré la destruction d’Israël, et qu’il représente la volonté de la majorité des Palestiniens qui l’ont élu à leur tête en 2006 et continuent de le soutenir aujourd’hui.

Cette réalité simple démontre qu’il n’y a qu’une politique responsable à suivre pour Israël, et que la communauté internationale doit soutenir, si elle est vraiment intéressée à la paix entre Israël et les Palestiniens. Cette politique est pour Israël de réduire en miettes l’armée terroriste du Hamas à Gaza, et de renverser son régime. Ce n’est que quand ils seront obligés de payer le vrai prix de leur soutien au terrorisme et au jihad – par opposition à des récompenses pour cela, avec de nouveaux cadeaux de terres israéliennes – que les Palestiniens seront obligés de reconsidérer ce soutien. Ce n’est que quand ils réaliseront que le terrorisme ne les mènera nulle part – et non pas partout où ils le souhaitent – que les Palestiniens seront obligés d’accepter Israël comme une réalité immuable, avec laquelle ils doivent vivre en paix.

La condamnation par Dichter Mercredi, de la politique pro Hamas de son gouvernement, n’était pas la première fois que ce résident d’Ashkelon et ancien chef du Shin Bet* arguait que la politique du  gouvernement Olmert-Livni-Barak est dangereuse pour le pays. Et Dichter, avec le ministre des transports et ancien ministre de la défense Shaul Mofaz, qui a de même critiqué comme dangereuse la politique du gouvernement, pourraient mettre fin à la situation actuelle s’ils avaient le courage d’agir selon leurs convictions : en quittant le gouvernement, ils provoqueraient de nouvelles élections.

Pourtant jusqu’à présent, ils ont refusé de prendre des mesures. Jusqu’à ce qu’ils le fassent, Dichter, Mofaz et leurs collègues permettent à Olmert, au ministre des affaires étrangères Tzipi Livni et au ministre de la défense Ehud Barak de continuer de mettre en danger des centaines de milliers d’Israéliens par leurs fanfaronnades et la compromission avec le Hamas. Jusqu’à ce qu’ils le fassent, ils sont aussi coupables que les media, Carter, l’administration Bush et leurs collègues du gouvernement, de blanchir et de protéger le Hamas au détriment de leur pays et de la cause de la paix.
 
Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

Note du traducteur
* Shin Bet : Service de Sécurité intérieure de l’Etat d’Israël, équivalent de la D.S.T.

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