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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 15:41

Titre original : Obama's November Surprise

Auteur : Gregg Roman directeur de Middle East Forum

Publication : The Hill, le 26 septembre 2016

Traduction : Jean-Pierre Bensimon

 

On évoque de plus en plus souvent une surprise diplomatique concernant Israël qu'Obama pourrait dévoiler dans la période intérimaire entre l'élection présidentielle du 8 novembre et la fin de son mandat en janvier.

 

On dit que cette surprise consistera en un discours exposant les paramètres d'un règlement final du différend israélo-palestinien ou bien une condamnation formelle des implantations israéliennes en Judée et Samarie de telle ou telle façon. Mais le scénario le plus discuté serait celui d'une décision de soutien, ou peut-être de non-opposition d'un veto à une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU reconnaissant un État palestinien.

 

Une telle éventualité ferait l'effet d'une bombe. En vertu de la politique traditionnelle de Washington, on ne devrait créer un État palestinien qu'en vertu d'un accord négocié directement entre les deux parties. En pratique, cela exige que les dirigeants palestiniennes acceptent de reconnaître Israël en tant qu'État juif, et qu'ils cèdent sur le soi-disant "droit au retour" des réfugiés de la guerre de 1948 et de leurs descendants dans les frontières d'Israël, une hypothèse qui aboutirait à la destruction démographique de l'État juif.

 

Depuis des décennies, les dirigeants palestiniens ont fait savoir clairement qu'ils n'obéiraient pas à ces conditions. Le président palestinien Mahmoud Abbas ne fait pas dans la dentelle, affirmant lors d'une réunion des ministres des affaires étrangères arabes au Caire, en novembre 2014 : "nous ne reconnaîtrons jamais la judéité de l'État d'Israël." Les efforts déployés pour obtenir la reconnaissance d'un État palestinien par les gouvernements étrangers et les institutions multilatérales ont pour objet de contourner les conditions préalables à l'obtention d'un État.

 

Tout État qui naîtrait sans que les dirigeants palestiniens reconnaissent Israël, serait un train fou, brutal et instable, dont le territoire deviendrait vraisemblablement un incubateur du terrorisme. Plus néfaste encore que les facteurs qui ont engendré la corruption endémique et l'autocratie inhérentes au régime de Abbas (sans parler du régime du Hamas à Gaza), la reconnaissance unilatérale d'un État palestinien donnerait raison aux radicaux qui disent depuis toujours qu'il n'est pas nécessaire de passer un compromis.

 

D'un autre côté, la reconnaissance officielle par les Palestiniens, une fois pour toutes, qu'Israël n'est pas seulement là pourrait rester, mais qu'il a le droit d'y rester, priverait leurs dirigeants d'une chimère qui a fait ses preuves sur la durée. Elle leur permet de manipuler leurs administrés en activant leurs préjugés antisémites les plus primitifs jusqu'à incandescence. Ils leurs promettent le salut à condition " de se tenir à carreau" jusqu'à la défaite des sionistes, et ainsi de suite. Pour obtenir le soutien de la population, ils auraient mieux fait de gouverner intelligemment et de créer des emplois.

 

Les précédentes administrations américaines ont compris que la reconnaissance d'un État palestinien avant que Abbas et compagnie permettent à la société palestinienne d'effectuer cette mutation serait le sommet de l'irresponsabilité. C'est pourquoi le veto américain à constamment bloqué les tentatives de créer unilatéralement un État palestinien en passant par le Conseil de Sécurité de l'ONU.

 

En dépit de ses sympathies et de ses amitiés pro palestiniennes évidentes avant d'arriver au Sénat et par la suite à la Maison Blanche, le Président Obama a poursuivi cette politique traditionnelle jusqu'à maintenant. La menace ouverte d'un veto américain fit échouer la tentative de Abbas de 2011 d'obtenir le statut d'État-membre de l'ONU pour la "Palestine." Il se résigna à la reconnaissance du statut d'État non membre par l'Assemblée générale en 2012.

 

Au moment où les efforts de l'Autorité palestinienne pour soumettre la question de l'État à l'ONU ont repris de la forcer l'an dernier, Obama semble revenir sur son engagement. Même si les responsables américains continuent de dire en privé qu'il n'y a "pas de changement," Obama et Samantha Power, l'ambassadrice de l'Amérique aux Nations unies, refusent de déclarer publiquement que les États-Unis utiliseraient leur veto pour bloquer une résolution reconnaissant l'État palestinien, malgré les pressions de Harry Reid, le chef de la minorité démocrate au Sénat.

 

On croit communément que le refus d'Obama de faire publiquement cette déclaration lui permet d'exercer des pressions sur Netanyahou pour l'obliger à taire son opposition à l'accord nucléaire avec l'Iran, pour le punir, ou pour assurer la mise en œuvre des concessions sans difficultés. Au moment ou sa présidence entame ces derniers mois, il est clair que quelque chose de beaucoup plus déplorable se profile.

 

Le refus du président Obama de clarifier les positions de son administration ont grandement compromis les perspectives d'une paix israélo-palestinienne. Même s'il est dans l'intention du Président de bloquer toute résolution sur un État palestinien soumise à l'ONU, son refus de le déclarer publiquement, ou pour le dire différemment, sa détermination d'apparaître dans l'histoire comme ne l'ayant pas dit, encourage les Palestiniens et les gouvernements européens à exercer des pressions vu que la volonté des Américains semble s'étioler.

 

Il est impératif que le Congrès utilise les outils à sa disposition pour rendre cette option fâcheuse aussi difficile que possible à appliquer pour l'administration Obama.

 

En fin de compte, une déclaration de l'ONU unilatérale sur le modèle de la résolution ne ferait que différer pour longtemps le jour où les dirigeants palestiniens accepteront Israël tel qu'il est, la patrie du peuple juif. Ce jour, leurs sujets pourront jouir d'une paix définitive et de la prospérité méritée, pour eux et pour leurs voisins.

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