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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 17:00

 Robert Nessim Cohen Tanugi

La Lettre du Lien Israël-Diaspora du 1er novembre 2015

malaassot.com reproduction autorisée avec mention de la source et du lien actif

 

Il est vain de croire que, ni demain ni après-demain, le conflit israélo-palestinien ne prendra fin. Dès Mahomet, et, selon la Bible, même dès Isaac et Ismaël, et encore aujourd’hui, les rapports entre les Juifs et les Arabes, descendants d’Ismaël, se sont toujours joués dans un drame, parfois une tragédie, entre deux pôles, la fraternité ou le conflit, et toutes les nuances entre les deux : fraternité, coexistence assumée, cohabitation distante, hostilité, conflit et haine, mais jamais indifférence.

 

La cohabitation est aujourd’hui inéluctable, car, dans l’étroit périmètre de la Palestine, les deux peuples ont des droits historiques et démographiques tout à fait incontestables depuis les temps bibliques, quoi que prétendent les uns et les autres, ne serait-ce que parce que tous deux descendent et se réclament spirituellement et parfois généalogiquement, du même ancêtre Abraham, vénéré par les deux camps, en particulier à Hébron. Ce n’est pas par hasard que le premier pogrom arabe en Palestine ait eu lieu à Hébron !

 

Il est vain de croire que ces données et leurs conséquences changeront. Fraternité, coexistence subie ou choisie, conflit, affrontement ou exclusion, telles sont et resteront les règles du jeu.

 

Quelle que soit la puissance de l’Europe et des États-Unis, ils ne pourront en rien résoudre le problème qui ne dépend que des Juifs et des Arabes. Or, contrairement aux apparences, les Juifs ne peuvent le résoudre et seuls les Arabes le peuvent.

 

Ils ne peuvent le résoudre, tout simplement parce que les Juifs admettent tout à fait la cohabitation. Par principe tout d’abord, par l’histoire commune presque bimillénaire ensuite, et, depuis un siècle, par le sionisme au nom duquel ils ont accepté le principe du partage proposé par l’ONU en 1947, refusé obstinément par le monde arabe. Lors de l’Indépendance, ils ont reconnu comme légale et démocratique la présence des Arabes qui avaient accepté de rester avec eux, tout en combattant les Arabes de l’intérieur ou de l’extérieur qui refusaient toute cohabitation. Encore aujourd’hui, dans le climat pestilentiel dû à l’islamisme terroriste djihadiste et guerrier de Daech, le front du refus est bien plus nombreux que celui des résignés à la paix.

 

Pourquoi les Arabes ne sont-ils pas prêts à admettre la cohabitation que pratique Israël ? Pour deux raisons.

 

D’abord parce que si l’islam a voulu et veut toujours éliminer les idolâtres et les païens, jamais il n’a ordonné de tuer tous les non-musulmans et pas davantage les Juifs incroyants s’ils ne pratiquent pas le paganisme. Mais aujourd’hui, il n’y a plus d’adorateurs de dieux de pierre, de bois ou d’animaux ! Le péril est tout à fait ailleurs, aujourd’hui surtout, dans le monde moderne, où la science et la technologie dominent les esprits, Le danger désormais n’est plus le paganisme, mais l’incroyance totale en Dieu, l’athéisme victorieux ! En conséquence, l’individualisme et la non-croyance en Dieu veulent que chacun soit seul comptable du choix de ses valeurs, de ses désirs et de ses volontés. Si le judaïsme appelle à aimer Dieu – le Shéma Israël – l’individu moderne s’aime d’abord lui-même et non Dieu, qui n’existe pas selon lui.

 

Cela n’a que peu à voir avec le paganisme que condamne le Coran. En toute logique, l’islam n’a pas l’obligation d’effacer les athées de la terre !

 

Or, précisément, la tradition séculaire caricature l’islam en prétendant qu’Allah veut que l’humanité entière se soumette à l’islam ou périsse. Pourtant Mahomet lui-même disait que la conversion de force était condamnable. Et de plus, précisément parce que Juifs et chrétiens sont des peuples du Livre reconnaissant le monothéisme, ils ont le droit de vivre selon le Coran, mais n’ont pas le droit de commander et de dominer des musulmans dans le cadre géographique du monde arabe, du dar al-Arab.

 

C’est à ce titre que l’islam actuel refuse la présence d’Israël en Palestine du fait que ces terres sont devenues musulmanes. Or c’est une erreur impardonnable : le Coran reconnaît aux Juifs le droit de vivre sur la terre biblique, et il y a de très hautes autorités musulmanes tant au Caire qu’en Jordanie qui osent le rappeler fermement, mais aujourd’hui personne ne cherche la vérité, et seule la propagande formate l’opinion publique.

 

Une solution existe : une terre de Palestine où deux États juif et arabe, chacun cohabitant pacifiquement avec une minorité de l’autre peuple serait conforme à la vérité et à la justice. Cela, les Juifs le pratiquent déjà. Aux Arabes d’en faire autant sur un État palestinien. Mais, comme on le sait, le Hamas et les fanatiques ne veulent pas de deux États, ils n’en veulent qu’un sur toute la Palestine et, pour certains, sur le monde entier sous la férule d’un califat. Quant au Fatah et à Abbas, ils veulent un État palestinien « judenrein » ! Or les Juifs ont des droits sur toute la Palestine et les Arabes aussi. Un État juif doté de minorités reconnues arabes et chrétiennes et un État arabe doté de minorités juives et chrétiennes seraient conformes à la vérité humaine des trois peuples.

 

Il ne faut pas désespérer, car maintenant il existe des Arabes puissants et écoutés en Arabie et au Moyen-Orient, prêts à une cohabitation entre Juifs et Arabes. Il est intéressant de noter que des Arabes saoudiens s’aperçoivent soudain qu’Israël n’a jamais attaqué un État arabe : ils se sont défendus, reconnaissent-ils, contre les agressions en particulier de la Syrie, de l’Égypte et de la Jordanie.

 

C’est à partir de cette minorité qu’une voie s’ouvre vers la paix, assurée de la cohabitation paisible avec le monde juif et chrétien.

 

Si les Arabes fanatiques et extrémistes continuent de fantasmer sur un État palestinien de la Méditerranée jusqu’au Jourdain, ils seront responsables que, du fait de leur aveuglement, Israël soit contraint de le faire à son profit. Les Palestiniens devront alors se contenter de la Jordanie, où 95 % de la population est palestinienne.

 

Ce n’est déjà pas si mal, puisque la Jordanie détient 75 % de l’ancienne Palestine !

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