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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Les dirigeants juifs américains ne parviennent pas à faire barrage aux menaces d'Obama

11 Juin 2015 , Rédigé par mordeh'ai

Les dirigeants juifs américains ne parviennent pas à faire barrage aux menaces d'Obama

Par Isi Leibler

http://wordfromjerusalem.com/American-Jewish-leaders-Fail-to-respond-to-Obamas-Threats/

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com reproduction autorisée avec mention de la source et du lien actif

 

Il est temps de cesser de trouver des excuses aux dirigeants juifs américains et à leur absence de réaction face aux efforts méprisables du président américain Barack Obama visant de retourner la communauté juive contre Israël. Cette fois, il emploie un charme offensif, exprimant « l'admiration » pour les Juifs et « l'amour d'Israël » comme une cape pour déformer, diffamer et sans vergogne utiliser deux poids deux mesures afin de dénigrer la morale de la seule démocratie du Moyen-Orient.

Obama est clairement déterminé à saper la position du gouvernement israélien nouvellement élu et de se lancer dans une campagne visant à promouvoir un récit du conflit israélo-arabe totalement mensonger, même avant le 30 juin date limite des "négociations" avec l'Iran.

Il a orchestré des interviews avec des journalistes tels que Jeffrey Goldberg et Tom Friedman, dont il se sert régulièrement pour exprimer son dégoût pour la politique israélienne – et Ilana Dayan de la Chaine2 de la TV israélienne. Considérée comme une journaliste d'enquête difficile, Dayan a cette occasion, a agi comme si elle lançait un fan club d'Obama. Elle n'a pas posé de questions difficiles et a plutôt fourni des ouvertures pour lui faire afficher avec bienveillance son aversion pour le premier ministre Benjamin Netanyahu. Obama a également prononcé un discours majeur à un public juif à la congrégation conservatrice de Washington-Adas d'Israël .

Un de ses acolytes, David Axelrod, se rappelle qu'Obama – qui, pendant de nombreuses années, a appartenu à une église avec un pasteur antisémite – se décrivant comme "la chose la plus proche d'un juif" qui a jamais servi comme président américain.A  Adas Israël, Obama s'est même décrit lui-même comme « un membre d'honneur de la tribu » et a invité les Israéliens et les Juifs à se concentrer sur « le tikkun olam – réparation du monde, » ce qui implique que des valeurs humanistes universelles qui sont plus en accord avec le judaïsme que le nationalisme. Il a souligné à plusieurs reprises les liens entre les Afro-américains et les américains Juifs et la lutte pour les droits civiques et l'égalité – et sournoisement il a digressé sur la soi-disant manière dans laquelle les Israéliens traitent les palestiniens.

Soulignant que la sécurité d'Israël pour lui est primordiale, et qu'il " comprend lescraintes et les préoccupations israéliennes ", il a insisté que l'Etat juif avait besoin d'une fermeté affectueuse de la part de ses amis, assurant son auditoire qu'il sentait qu'il avait une meilleure compréhension des besoins d'Israël que les Israéliens eux-mêmes. Effectivement, il a rappelé aux Juifs américains de choisir entre son évaluation imparfaite du conflit israélo-arabe et les préoccupations concernant la sécurité et de survie, partagée par la majorité des Israéliens.

Obama a eu le culot de mettre en garde que l'actuel gouvernement israélien rebuterait le peuple Américain et la communauté internationale, car il s'éloignait des nobles sentiments exprimés dans la déclaration d'indépendance d'Israël.

Intensifiant sa vendetta contre Netanyahou, il l'a décrit effectivement comme un menteur, un   hypocrite à qui il ne pouvait pas faire confiance. Il a sans cesse rabâché les deux déclarations que Nétanyahou avait proféré dans le feu de l'élection et qu'il avait réjeté par la suite à plusieurs reprises. Cependant, pas même une seule fois il n'a condamné l'autorité palestinienne pour son incitation à la haine quotidienne, la sanctification des meurtriers de masse, ou la criminalisation d'Israël aux Nations Unies

Il a prévenu qu'Israël est obsédé par la crainte que les États-Unis avaient des solutions proposées par lesquelles, les problèmes de sécurité d'Israël pouvaient avoir été surmonté. Il a exhorté les Israéliens à adopter « la politique de l'espoir».

Il a reproché à Israël d'être obstiné et inflexible, empêchant ainsi le processus de paix d'aller de l'avant et a clairement tenu Israël pour responsable de l'échec des négociations – idéalement en ignorant le fait qu'il s'agissait d'Abbas, qui avait mis fin aux pourparlers et enfreignant les Accords d'Oslo, cherchant la reconnaissance d'un Etat unilatéralement à l'ONU et en s'unissant avec le Hamas. Il a omis de faire mention des concessions majeures d'Israël, y compris un gel des colonies pendant 10 mois, afin de préparer la voie aux négociations – à laquelle Abbas a répondu seulement le 10e mois – et la libération malheureuse de tueurs de masse qui ont été célébré par la suite comme des héros et dont beaucoup ont renouvellé leurs activités terroristes.

Et pour couronner le tout, Obama a même fait la remarque scandaleuse que Netanyahu « avait eu de nombreuses fois des mises en garde, et autant de circonstances » que les responsables palestiniens et autres ne pouvait pas voir Netanyahu comme un interlocuteur fiable.

Stupidement, il a ajouté que les « droits du peuple juif m'obligent à réfléchir sur les droits d'un enfant palestinien à Ramallah, qui se sent pris au piège sans possibilité » il a encore omis toute mention du retrait d'Israël de l'ensemble de la bande de Gaza et que dans les principales villes de Judée et Samarie, au-delà des questions directement liées à la sécurité, les Arabes ont une autonomie complète.

Obama requiert qu'Israël se doit d'être plus souple afin de convaincre le monde qu'il favorise véritablement un État palestinien. En fait, la grande majorité des Israéliens seraient ravis de se séparer des Palestiniens mais ils se rendent compte que pour ce faire maintenant cela pourrait entraîner leur autodestruction. Pour Obama de faire cet appel dans les circonstances actuelles n'est pas seulement hypocrite, c'est effectivement un message clair aux arabes d'intensifier leurs revendications et poursuivre leur politique de « nous prenons, vous donnez ».

Obama connaît bien le chaos et la barbarie qui prévalent dans la région. Il sait qu'Israël devra céder des territoires supplémentaires, qui seront presque certainement pris par le Hamas ou peut-être même par le groupe d'États islamiques plus radical, conduisant à une dégradation de la sécurité et contestant l'existence même de l'Etat juif. Aucun gouvernement israélien ne compromettrait la sécurité de l'Etat juif de cette manière.

Mais l'aspect véritablement effrayant des entrevues de Obama c'est sa menace non dissimulée que, à moins qu'Israël n'accepte ses préceptes, les États-Unis cesseraient d'employer le droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies. En d'autres termes, un total abandon diplomatique d'Israël. Ainsi, il encourage aussi ouvertement les européens d'intensifier leurs campagnes de pression et d'étendre les sanctions contre Israël.

L'aspect le plus déconcertant de ces développements, c'est qu'en dehors de l'Organisation Sioniste d'Amérique, il y a eu une absence totale de réponse de la direction de juive américaine. Obama a lancé des ballons d'essai pour tester la réaction de la communauté juive américaine à l'extension de sa confrontation avec Israël. Il anticipe clairement leur soutien et leur  reconnaissance parcequ'il croit mieux savoir que les Israéliens ce qui est bon pour eux.

L'opinion publique aux Etats-Unis et le Congrès dominé par les Républicains sont très favorables et soutiennent fortement Israël. Toutefois, si les chefs des communautés Juives restent muets en réponse à une telle attaque partiale, frontale contre les politiques israéliennes basées sur de fausses prémisses, ils donnent à Obama un feu vert pour la suite de son action.

Le rôle d'un leadership juif est de diriger et de représenter la communauté juive qui s'est engagée à la survie et à la sécurité de l'Etat d'Israël. Malheureusement, de nombreux Juifs américains sont devenus alors acculturés qu'ils n'ont aucune compréhension du judaïsme ou de l'importance cruciale d'Israël pour leur identité juive.

En outre, il est déraisonnable de s'attendre à ce que des Congrès et des amis d'Israël soient plus favorables à l'Etat juif que le leadership juif. Cela aussi enverra un message aux futurs candidats à la présidence qu'ils ne seront pas pénalisés par la communauté juive s'ils continuent de traiter Israël d'une façon méprisante de la même façon que l'Administration Obama.

La Défense des leaders juifs, c'est que la critique publique du Président mettrait en péril l'approche bipartisane du Congrès envers Israël. Toutefois, si le bipartisme devient une fin en soi, la communauté juive sera paralysée, perdra son influence politique et sera considérée comme impuissante politiquement.

Afin de maintenir un minimum de respect de soi et de la dignité, les dirigeants juifs doivent respectueusement, mais avec force condamner et critiquer la propagation d'erreurs factuelles, la partialité des menaces véhiculées par leur président. S'ils n'agissent pas, l'histoire les jugera sévèrement. Lorsqu'en 1944, dans l'un des chapitres les plus honteux dans la vie juive américaine, le rabbin Stephen Wise n'a pas pu affronter le refus du Président Franklin Roosevelt de venir en aide aux Juifs d'Europe, la communauté juive était faible et a fait face à d'énormes vagues d'antisémitisme. La situation est très différente aujourd'hui et il n'y a aucun motif pour la communauté juive d'être moins virulente que les autres américains en critiquant leur Président lorsqu'ils considèrent qu'il agit contre l'intérêt de la nation.

Un échec des dirigeants juifs américains de parler vigoureusement contre leur président après qu'il ait effectivement sapé et déformé rôle d'Israël, ce qui pourrait avoir d'incalculables conséquences négatives, non seulement pour Israël mais pour la communauté juive américaine elle-même. Le temps est venu pour les dirigeants juifs de se lever et de se  compter.

 

 

 

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