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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Le Jeu de responsabilité du Processus de paix

4 Avril 2014 , Rédigé par mordeh'ai

Par S.Tobin

 

Il était à prévoir que l'administration Obama chercherait hier à jeter la responsabilité pour l'apparent effondrement du processus de paix au Proche-Orient, parrainé par le Secrétaire d'État John Kerry, sur Israël et les Palestiniens. Le porte-parole Josh Earnest de la Maison blanche a dit que "le Président a été déçu par l'inutile, et unilatérale action que les deux parties ont pris ces derniers jours." Il a ajouté que les actions du «donnant-donnant» sont contreproductives, mais que malgré ces signes inquiétants, l'administration américaine croit que la diplomatie a encore une chance.

 

Comme les discours sur un « cycle de la violence » chaque fois qu'un attentat terroriste contre une cible israélienne provoque une réponse, la décision de torpiller la proposition de Kerry pour garder les pourparlers au-delà d'avril par le chef de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas est interprétée comme étant comme une faute d'Israël, bien quece soit celle des Palestiniens. Kerry, qui ne renonce pas si facilement, a fait sa propre déclaration fstigeant à la fois Abbas et le premier ministre israélien Netanyahu de diriger leurs peuples à la paix. Bien qu'il ait pris la tâche d'essayer de couper le noeud gordien de la paix au Moyen-Orient comme une croisade personnelle, dans ses commentaires après les actions de Abbas, Kerry est retourné au thème familier que les Etats-Unis ne pouvaient pas vouloir la paix pas plus que les deux parties en conflit.

 

Mais alors qu'en lançant équitablement la responsabilité de l'échec apparent de l'initiative de Kerry celà permet aux États-Unis de continuer d'essayer d'amadouer les Palestiniens de continuer de parler, cet effort en dit long sur les problèmes inhérents au processus. C'est peut-être vrai que, comme Kerry l'arevendiqué, "la lutte en ce moment, le désaccord entre eux, n'est pas sur la substance fondamentale d'un accord sur le statut final. C'est le processus qui pourrait vous arriver et ce que vous devez faire pour être en mesure de continuer à négocier". Mais le manque de volonté des Palestiniens d'aller du point A au point B afin d'atteindre un État nous dit beaucoup plus sur la nature intimidante de la tâche de Kerry assume le dicton «un prêté pour un rendu» accrédité par les américains.

 

Comme David Horovitz l'a écrit dans Israël Hayom, la crise s'articule autour des doutes quant à la volonté de Abbas à faire la paix en toutes circonstances :

Les Palestiniens ont un président faible qui,comme Arafat est fourbe, favorise la terreur, ne s'est jamais opposé au récit légué par son prédécesseur faciste, dans le sens que les Juifs n'ont aucune légitimité souveraine dans cette partie du monde.

 

Chaque compte-rendu des négociations qui durent depuis plusieurs mois reconnait que tandis que les Israéliens ont mis des propositions sur la table sur la structure d'un État qui, bien entendu n'est pas exactement ce que les Palestiniens recherchaient, il leur aura été donné au moins des mesures de souveraineté et d'indépendance. Mais les Palestiniens n'ont pas bougé d'un pouce sur leurs revendications ou sur leur refus de faire des gestes symboliques qui auraient rendu clair celles destinées à mettre fin au conflit.

 

Alors que les Israéliens ont montré une volonté de continuer à discuter, Abbas a saisi dès le premier prétexte d'abandonner les négociations pour reprendre ses efforts afin d' acquérir une reconnaissance de l'ONU, même si cela ne va rien apporter à son peuple et causer peu de dommages aux Israéliens.

 

Mais Nétanyahou est tenu pour responsable pour avoir hésité à libérer un autre lot de terroristes meurtriers (y compris les nombreux citoyens arabes-israéliens) sans une certaine assurance que les Palestiniens seraient restés pour négocier. Une annonce d'un projet de logements dans le quartier de Jérusalem de Gilo (une "implantation" de plus de 40ans) se voit aussi comme une provocation, même si les deux parties savent qu'une telle zone restera partie intégrante d'Israël dans tout accord de paix. Avant tout, Netanyahou doit être fustigé pour avoir demandé à Abbas de reconnaître l'acceptation d'Israël l'Etat-nation du peuple juif, tout comme l'état putatif palestinien est aux Arabes palestiniens.

 

Mais rien de tout cela ne contredit le fait que le gouvernement de Netanyahu a indiqué qu'il acceptera un compromis territorial afin d'arriver à un Etat palestinien. En contrepartie, les Palestiniens sont toujours prêts à ne rien faire pour indiquer que cela causerait le  renoncement à leur guerre d'une siècle contre le Sionisme. Si Netanyahu a commis une erreur, c'est dans sa décision initiale de libérer plus de 100 meurtriers terroristes (qui ont été honoré par la suite par Abbas) en premier lieu sans obtenir quelque chose de la part des Palestiniens. Après avoir été soudoyé par Kerry de revenir à la table, Abbas pense que le point de l'ensemble du processus est de donner aux Palestiniens ce qu'ils veulent sans qu'il ne leur en coûte rien en échange de ces concessions.

Horovitz a écrit :

Au coeur de l'impasse, cependant, se trouve une asymétrie fondamentale: les Juifs israéliens sont venus à croire que leur propre intérêt et plus précisément l'impératif de conserver un Israël juif et démocratique, nécessite un compromis avec les Palestiniens. Il n'y a aucun impératif comparable du côté palestinien — pas, tant qu'une grande partie de la communauté internationale persiste à indiquer aux Palestiniens qu'ils seront en mesure d'atteindre la pleine indépendance et la souveraineté, sans les inconvénients d'en arriver à des accords avec Israël.

 

Il peut être commode d'accuser les deux côtés. Mais il n'y a guère de doute que le processus échoue pour la même raison qu'il a échoué en 2000, 2001 et 2008 (que Abbas a fuit la table plutôt que d'être obligé de répondre à l'offre d'Olmert pour un Etat). Aucuns dirigeants palestiniens, pas plus que leur peuple ne semblent aussi intéressés de mettre fin au conflit que les Israéliens.

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