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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Abbas parie sur le découragement de Kerry

8 Avril 2014 , Rédigé par mordeh'ai

Par Seth Mandel

http://www.commentarymagazine.com/2014/04/07/abbas-bets-on-kerrys-desperation/

Adapté par Mordeh'aï pour malaassot.com
 
Les Palestiniens ont un code d'activation attaché à John Kerry jusqu'à
maintenant, mais si la correspondance du New York Times d'aujourd'hui est exacte, ils peuvent avoir surestimé leur action. Selon le Times, les deux parties ont demandé à Martin Indyk à prolonger les pourparlers, qui étaient au bord de la désintégration après que les Palestiniens s'en sont éloignés. Mais les Palestiniens affirment maintenant qu'ils peuvent être attirés vers la table... si on y met le prix.

 

Apparemment les Palestiniens reprendront les négociations selon le principe que les négociations ne sont jamais réellement terminées tant que les Israéliens agissent comme si les pourparlers sont morcelés et la reprise est en fait un nouveau cycle à partir de zéro. Voici la logique, telle qu'elle est :

 

M. Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël prendrait ses propres «mesures unilatérales» en réponse au mouvement des Palestiniens de la semaine dernière de rejoindre 15 conventions et traités internationaux et réaffirmé qu'un État palestinien ne pourrait être créer "uniquement que par le biais de négociations directes, pas par le biais de déclarations vides et pas plus par des mouvements unilatéraux."

 

Les Palestiniens, ont déclaré qu'ils ont pris des mesures procédurières seulement parce qu'Israël est revenu sur la promesse de libérer un groupe de prisonniers de longue date à la fin du mois de Mars, rompant son engagement dans le cadre des négociations.

 

La première étape : c'est le prétexte. Les Palestiniens disent qu'ils ont pris leurs mesures unilatérales parce qu'Israël n'a pas libéré tous les assassins qu'il était censé. Ces mesures unilatérales consistaient à pousser les demandes d'adhésion aux diverses conventions internationales. Selon cette logique, si Israël libèrait le reste de ces terroristes, les pourparlers devraient reprendre. Sauf :
Que Mohammed Shtayyeh, un haut responsable palestinien qui a démissionné de son poste de négociateur au milieu des pourparlers actuels, a déclaré lundi que la demande de M. Abbas à rejoindre les entités internationales était "irréversible" et représentait un "changement de paradigme" dans lequel les Palestiniens poursuivrait d'autres options en parallèle aux négociations bilatérales. Mais il a, aussi, suggéré qu'il pourrait encore y avoir un moyen de sortie de crise.
Il déclaré également lors d'une réunion à Ramallah« Nous maintenons la porte ouverte pour des pourparlers sérieux.»  " Nous avons du temps entre aujourd'hui et le 29 avril. Si la partie israélienne est sérieuse, nous sommes prêts pour cela".

 

Donc il n'y a pas de retour à la table des pourparlers. Mais il existe un moyen de les sauver, selon les Palestiniens. Plus de concessions d'Israël, sans aucune concession palestinienne,  les ramèneraient à la table des négociations :
 
M. Shtayyeh a rejeté la demande d'Israël que les demandes des entités soient retirées et dit que les palestiniens veulent dissocier les questions de la libération du quatrième lot de prisonniers promis de celle d'étendre le calendrier des pourparlers. Il dit que l'allongement des négociations nécessiterait un gel de la construction dans les implantations de Cisjordanie ou de la présentation israélienne d'une carte décrivant les futures frontières des deux États promis.

 

Ainsi les deux parties  traiteront les négociations comme si elles recommençaient à nouveau, ne pas continuer la précédente série de pourparlers?
Pas exactement :
Yasser Abed Rabbo, un proche collaborateur de M.Abbas et un officier du Comité exécutif de l'organisation de libération de la Palestine, ont déclaré dimanche sur la station de radio Voice of Palestine.
« La libération des prisonniers fait partie d'un accord, et aucun compromis ne peut être accepté.»

 

Même si vous êtes favorable à la partie palestinienne sur cet argument, c'est tout simplement transparent. Si les Palestiniens croient qu'Israël doit libérer le reste des terroristes pour que les entretiens continuent, celà devrait théoriquement être la seule exigence d'Abbas pour feindre d'être en négociations à nouveau. Il conviendrait pour Abbas de reprendre ensuite l'action unilatérale, il prétend qu'il l'avait prise en réponse à l'action d'Israël (ou perçu l'inaction, en quelque sorte), depuis il les associes toutes les deux.

 

Il ne veut pas le faire. Il veut faire payer une pénalité pour ce retard. Si on est toujours avec lui, jusqu'à présent, il obtient la libération de prisonniers pour revenir aux négociations et en appliquant une pénalité à Israël en quelque sorte pour le retard-avoir rejoint les agences internationales et les conventions. Cela devrait être jusie n'est-ce pas? Non–Abbas veut une autre condition préalable, telle que le gel des implantations, comme si le processus reprenait du début ou Israël ne libérerait pas le reste des terroristes, quand en fait il se comporte comme si les deux étaient vraies.

 

Quel est l'argument en faveur d'une série de concessions comme condition préalable, en plus de libérer les terroristes? Abbas joue avec Kerry. Il suppose que Kerry a grand besoin des négociations qu'il va se pencher sur Netanyahu et lui réclamer de donner à Abbas ce qu'il veut. Selon toute vraisemblance, le Cabinet israélien (à l'exception de Tzipi Livni) va se lasser de ce jeu, qui convient très bien, à Abbas, puisqu'il ne semble pas vouloir un accord réel de paix, mais plutôt une catastrophe il pourra jeter le blâme sur les Israéliens. La question est de savoir si Kerry–ou tout autre représentant de l'administration Obama ne se lassera jamais de désigner Netanyahu comme bouc émissaire.
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