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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 09:27

Une génération entière de Palestiniens a grandi sous  l'Autorité Palestinienne qui leur a instillé - la haine des Israéliens et des Juifs et les a encouragé à poursuivre "la résistance". Ce n'est pas une base pour tout type de paix.

Par Nick Gris
http://www.thecommentator.com/article/4835/israel_palestine_peace_talks_head_for_inevitable_failure

Adaptation Mordeh'aï pour malaassot.com

Funeral-for-a-palestinian-killed-in-an-israeli-airstrike_2_1

Comme deux vilains garçons scolarisés, Bibi Netanyahu et Mahmoud Abbas, lors de ces deux dernières semaines, ont été appelé dans le bureau du directeur à Washington pour un sévère entretien. Pas de doute, qu'il a été dit à tous les deux "peut mieux faire", mais leurs réactions respectives au «programme-cadre» qui leur a été présenté aura sûrement laissé un fossé entre les protagonistes plus large que jamais.

 

Nous aurions pu nous attendre à un suivi immédiat de John Kerry, mais une ou deux autres questions ont surgi dans le monde entier qui ont eu besoin de son attention en premier. Les lignes rouges des deux côtés doivent avoir laissé le département d'Etat déchainé pour trouver une façon miraculeuse de sauver ces pourparlers condamnés avant la fin Avril.

 

Après tant d'années de conflit et vingt ans de "processus de paix", John Kerry a-t-il vraiment cru qu'il allait jamais envelopper les choses en neuf mois sans que rien ne cloche?

 

Dans les situations de résolution de conflit international, le projecteur est naturellement sur les acteurs principaux, dans ce cas MM Netanyahu et Abbas. Les équipes derrière eux qui font le vrai travail obtiennent rarement beaucoup de reconnaissance, mais leurs patrons obtiennent le crédit ou la critique à la fin de la partie.

 

Ce que le principal meneur dans les médias oublie souvent, c'est que ni l'un ni l'autre chef n'agit seul. Les deux Netanyahu et Abbas doivent répondre à leurs groupes politiques pour les décisions qu'ils prennent -- décisions que ces collèges électoraux peuvent rejeter, rapidement et revenir à la case départ.

 

La dure vérité c'est que aucun des deux leaders ne peut accepter ce qui est proposé  par Washington. Mis à part le fait que les deux équipes de négociation ont pas parlé face à face pendant des semaines, les deux ont fait l'objet d'énormes pressions pour effectuer ce qui est essentiel-sauver la face pour Obama et Kerry.

 

Attardons-nous tout d'abord sur quelques faits désagréables mais indéniables, du côté palestinien

 

Ni le conseil du Fatah ni le conseil de l'OLP n'a voulu qu'Abbas ne s'engage dans plus d'entretiens, alors pourquoi devraient-ils enteriner n'importe quoi? En effet, les rapports sortant maintenant, sont la conséquence du retour d'Abbas à la maison, et suggèrent le contraire.

 

Abbas est dans la dixième année de son mandat de quatre ans ! En d'autres termes, il n'a aucun mandat démocratique pour négocier au nom de qui que ce soit, et encore moins prétendre (comme il l'a fait) qu'il représente tous les Palestiniens

 

La « rue » palestinienne ne veut pas qu'il fasse aucune sorte de deal avec l'Israel. Une génération entière a grandi sous le règne de l'Autorité Palestinienne qui l'a incitée à la violence et à la haine des Israéliens et des juifs et elle a été encouragé à continuer « la résistance ». Ainsi si Abbas voulait un jour son appui dans toute sorte de négociations, il devrait peut-être préconiser la paix à son niveau aussi!

 

Les états arabes entourant le secteur en litige du conflit n'ont aucun souhait pour voir une fin au conflit. Le conflit Israelo-Palestinien est de plus en plus marginal dans une région en ébullition; une échauffourée de cour de récréation comparée à la guerre des gangs en Syrie qui se battent pour empêcher l'hégémonie iranienne, mais la cause palestinienne doit être maintenue vivante afin de maintenir une excuse pour que l'hostilité  contre l'Israel continue.

 

Enfin, la vérité est qu'Abbas lui-même en tant que représentant de l'autorité palestinienne ne veut pas que le conflit prenne fin. Il doit assumer la responsabilité pour la sortie de ses organes de presse officiels, qui promeuvent le mythe que la « Palestine » comprend l'entiéreté du non reconnu État démocratique d'Israël. Le mythe risque d'exploser au moment où Israël serait officiellement reconnu comme un État juif.

 

Reconnaitre le droit d'Israël d'exister comme l'Etat juif signifierait également la fin de la fiction  "droit de retour" palestinien et qu'il aurait à mettre fin au conflit ou rester dans un état constant de guerre contre le voisin, il a besoin pour survivre (d'eau, d'énergie, et d' économie...).
 
Tant pis pour les problèmes de Abbas ; qu'en est-il de Netanyahou ?
 
Contrairement à son homologue, Netanyahu exerce un mandat démocratique, mais il a une aile droite. La coalition gouvernementale actuelle (chaque gouvernement est une coalition en Israël) forme un gouvernement le plus à droite que la nation n'a jamais vu, et ce, sans participation des ultra-orthodoxes.
 
Dans un pays il est souvent dit que la plupart des gens veulent la paix, mais la plupart ne croit pas que cela se produira, tout compromis fait par Netanyahu devra sans doute passer par une Knesset qui n'est pas sur le point de diviser Jérusalem, de renoncer à la vallée du Jourdain ou de démanteler les implantations de peuplement. Un mauvais choix pourrait voir sa coalition se désagrèger.
 
Israël sait que le renoncement à la Terre n'apportera pas la paix, (merci au  monde entier d'arrêter de lui seriner de le faire!) À l'heure actuelle, des roquettes depuis Gaza et des engins explosifs improvisés à partir de la frontière libanaise sont une réalité parce qu'Israël a été contraint et pressé d'abandonner ces territoires dans l'espoir d'avoir la paix--et ne l'a toujours pas. En échange «raisonnable» de territoires afin de garder les blocs majeurs d'implantations, il ne satisfera pas tous les israéliens y vivant car d'autres resteront lors de cet echanges en territoire palestinien.
 
 
Jérusalem est indivisible pour plusieurs raisons, que même Yair Lapid, le membre le plus à gauche de cette coalition de Netanyahu, a dit que cela n'arriverait pas. Offrir ne serait-ce qu'un compromis sur la ville défierait une des lois fondamentales d'Israël, que Jérusalem est la capitale éternelle et indivisible d'Israël.
 
La vallée du Jourdain est, du point de vue d'Israël, une « évidence ». Reprenant une proportion non négligeable de sa plus longue frontière internationale, remettant son contrôle aux Palestiniens serait laisser une porte largement ouverte à tout Jihadi à l'ouest de Karachi, ainsi qu'à leurs roquettes, leurs missiles anti-aériens et leurs bombes. Qui voudrait après atterrir à l'aéroport Ben Gurion ou visiter Jérusalem ?
 
A la fois Abbas et Nétanyahou feront face à la colère de leurs circonscriptions électorales  s'ils font des compromis impopulaires. Netanyahu a au moins essayé de venir au devant  des Palestiniens,comme il a pu mais Abbas n'a fait aucun compromis du tout. Ce n'est pas dans sa nature, et ce n'est pas quelque chose que le monde arabe fait facilement.
 
Il y a une histoire, peut-être apocryphe, que le Président Bill Clinton poussait Yassir Arafat de faire quelque chose quel politiquement il lui était impossible à atteindre. Le mot qu'Arafat lui a dit, « M. Clinton, vous ne suivrez pas mon cercueil à Ramallah ».
 
En d'autres termes, pour un compromis trop lointain, Netanyahu pourrait perdre sa carrière politique, mais Abbas risque une balle dans la tête.
 
Les pourparlers de paix de John Kerry sont morts, mais Mahmoud Abbas ne veut pas mourir avec eux.

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mordeh'ai