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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Abbas et le faux espoir de paix

18 Février 2014 , Rédigé par mordeh'ai

http://www.commentarymagazine.com/2014/02/17/abbas-and-the-false-hope-of-peace-palestinians-israel/

Adaptation de Mordeh'aÏ pour le blog malaassot.com

 

La dynamique du processus de paix au Moyen-Orient n'a pas beaucoup changé au cours de ces 20 dernières années. Américains et Israéliens longtemps ont exposé aux dirigeants palestiniens des positions modérées qui pouvaient rendre la paix possible, mais ils ont tendance à mal interpréter les signaux contradictoires envoyés par des partenaires de négociation d'Israël. Ils saisissent les déclarations ambivalentes qui donnent une petite idée d'un désir de paix mais ignorent ces paroles qui témoignent qu'il est clair  qu'il est clair que les Palestiniens n'ont toujours pas intérêt à mettre fin au conflit, en particulier celles dites en arabe à des publics très différents. C'est ce qui s'est se passait à chaque fois que Yasser Arafat parlait en anglais lors de rencontre avec les Américains ou les Israéliens et la même chose est vraie pour Mahmoud Abbas, son successeur plus présentable.

 

Cette dynamique a été exposée ce week-end lorsqu'Abbas, le président de l'Autorité palestinienne étant actuellement dans la 10e année consécutive alors que son mandat de président n'est que de quatre ans, a rencontré un groupe d'étudiants israéliens. Comme le rapporte le Times d'Israël, Abbas a dit à la délégation d'Israéliens qu'il ne voulait pas inonder Israël de réfugiés ou de re-diviser la ville de Jérusalem. Pris hors contexte et en ignorant les déclarations contraires d'Abbas et d'autres dirigeants palestiniens on a l'impression qu'il s'agit d'un homme de paix. Pas de doute que ce sera l'interprétation donnée à ces remarques par ceux qui cherchent à pousser le gouvernement israélien à faire plus de concessions aux Palestiniens ou l'accuser si il y a échec final des négociations actuelles défendues par le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Mais un regard clair sur Abbas montre à quel point il serait trompeur. Plutôt que de se rapprocher de la paix, Abbas répète la routine qu'Arafat a perfectionné et dans laquelle les Israéliens et les Américains ont compris ce qu'ils voulaient entendre alors que les Palestiniens recevaient un message très différent de leur gouvernement.

 

Un changement de la position palestinienne sur les réfugiés signifierait beaucoup. Tant que l'Autorité palestinienne se tient sur sa demande pour le soi-disant "droit au retour" des réfugiés et de leurs descendants, cela signifie que leur objectif reste l'élimination d'Israël. De même, la reconnaissance de la légitimité d'un État juif, peu importe où ses frontières seront tracées annoncerait redéfinition du nationalisme palestinien d'une croyance enracinée principalement du rejet du sionisme à une autre qui serait orientée vers le développement de leur propre nation.

 

Mais même dans cette déclaration apparemment positive, Abbas s'est laissé une large  marge de manoeuvre. Disant qu'il ne voulait pas "submerger" Israël ne veut pas dire qu'il renonçait au droit de retour. Combien d'Arabes constituent ce flot? La réponse est  beaucoup trop confuse de la même manière qu'étaient les précédents commentaires d'Abbas lorsqu'ils avaient fait allusion à un changement sans vraiment l'exposer. Le fait étant que rien de moins qu'une renonciation concrète de cette demande de longue date voudrait dire quelque chose.
 

Mais supposons un instant qu'Abbas soit réellement intéressé à abandonner le droit au retour. S'il devait faire un tel revirement la terre en tremblerait, c'est peu probable qu'il le fasse en parlant à un rassemblement de ses propres gens dans leur propre langue qu'à un public israélien? La réponse est non.

 

Comme c'était avec Arafat, qui disait aux journalistes occidentaux qu'il avait choisi la paix avec Israël tout en disant Palestiniens que tout ce qu'il avait fait ce n'était que signer une trêve temporaire qui serait suivie par plus de conflits, Abbas joue également un double jeu. Loin de répercuter les déclarations modérées d'Abbas aux étudiants israéliens, les médias palestiniens continuent de diffuser et de publier un flux incessant d'incitation contre les Juifs et Israël dans lequel le terrorisme est loué. En effet, comme le note le média Palestine Media Watch, Abbas a récemment salué personnellement les actes de terrorisme contre des étudiants israéliens.

 

La même remarque s'applique à son engagement de ne pas diviser Jérusalem puisque dans le même discours, il a dit aux Israéliens que jamais il ne permettra à Israël de contrôler le Mur occidental, et encore moins le Mont du Temple dans la vieille ville de la capitale. En d'autres termes, même dans le cas improbable d'un traité de paix, prier dans les lieux les plus sacrés du judaïsme dépendrait du bon vouloir du Fatah plutôt que des droits des Juifs.

 

Un autre obstacle majeur à la paix est le même que celui qui a dissuadé les prédécesseurs de Kerry de tenter de relancer les négociations avec Israël: le Hamas Bien qu'Abbas prétende que les dirigeants terroristes de Gaza consentiront à un accord, ils continuent d'exercer un droit de veto à la paix qui dissuadait de la même manière Arafat qui savait que sa signature sur un traité signerait son arrêt de mort.

 

Alors que fait Abbas?

 

Ce n'est guère un mystère. Le dirigeant palestinien orchestre une campagne visant à détourner l'attention de l'Occident sur une position de négociation basée sur l'intransigeance plutôt que de la modération. Tout comme les déclarations occasionnelles d'Arafat sur la paix distraites tant les médias occidentaux que le gouvernement des États-Unis à partir des politiques réelles qu'il poursuivait ainsi que la culture du refus qu'il avait encore ancrée via ses médias et les écoles gérées par l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas tente de faire la même chose. Dans ce cas, il fait partie d'un jeu de poulet;( jeu de lâche ) qu'il joue avec le gouvernement d'Israël afin d'éviter toute responsabilité pour l'échec inévitable de Kerry.

 

Israël doit rester ouvert à la possibilité qu'un jour les Palestiniens subiront un changement radical qui permettra à leurs dirigeants d'accepter la paix avec Israël. Mais en attendant que celà arrive, à la fois l'Etat juif et son allié américain devraient ignorer les déboires d'Abbas.

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