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Malaassot - le blog de mordehai              -           ! ברוך הבא

Qui menace la paix? la construction de maisons ou le terrorisme?

28 Décembre 2013 , Rédigé par mordeh'ai

 

Jonathan S. Tobin

http://www.commentarymagazine.com/2013/12/27/what-threatens-peace-houses-or-terrorism/

Adapté par Mordeh'aï pour malaassot.com

 

Les informations qu'Israël se prépare à annoncer des autorisations pour de nouvelles mises en chantier de maisons à Jérusalem et dans les blocs d'implantations de Cisjordanie est à l'origine de la consternation prévisible dans la communauté internationale. L'Autorité palestinienne invoque que la construction de ces maisons menace le processus de paix. Les Nations européennes expriment leur mécontentement face à ces rumeurs pour une "réponse dure" qui pourrait aller au-delà de leurs efforts antérieurs visant à restreindre la coopération économique avec l'Etat juif de manière à exclure tout ce qui proviendrait des implantations. Le Premier ministre Netanyahu peut également s'attendre que le secrétaire d'Etat américain John Kerry sera affecté  puisqu'il est parti du fait que la présence juive au-delà des lignes de cessez-le-feu sur 4 Juin, 1967 était "illégitime".

 

Pourquoi Netanyahu le fait-il? La réponse de ce consensus est la politique intérieure. Ayant accepté de libérer le mois prochain des terroristes palestiniens reconnus coupables de crime de sang, il espère garder sa coalition unie en jetant un os à ronger pour ses partisans de Droite, sous la forme de mises en chantier. Mais même les partisans du mouvement des implantations ne sont pas ravis avec une politique qui met en quelque sorte sur le même pied d'égalité la construction de nouvelles maisons dans les implantations existantes et la libération d'assassins impénitents de Juifs qui vont se prévaloir d'une renomée de héros par l'Autorité Palestinienne. Considérant qu'il est peu probable que ces maisons soient construites dans un proche avenir, si jamais, l'annonce semble être une proposition perdant-perdant pour le Premier ministre et son gouvernement. Mais avant de vous joindre au chœur des critiques fustigeant sa décision, il est utile de réexaminer la question de ce qui est et ce qui n'est pas un obstacle à la paix au Moyen Orient.

 

C'est au moment où le terrorisme contre l'Etat juif est à la hausse. Rockets tirées depuis Gaza sur le sud d'Israël. Et les supposés partenaires de la paix d'Israël continuent à dire qu'ils ne reconnaîtront jamais la légitimité d'un État juif, peu importe où ses frontières seront tracées. Pourtant, le monde est prêt à bondir sur Israël pour avoir eu l'audace de déclarer son intention de construire des maisons. Si cela ne vous dit pas tout, ce que vous devez savoir à propos de la boussole morale asymétrique des critiques d'Israël et de la moralité tordue  du traitement de paix au Moyen-Orient, rien ne servira.

 

Revenons d'abord sur l'hypothèse qui est considérée comme allant de soi par l'administration Obama et le reste de l'établissement de la politique étrangère: que la construction de ces maisons rend la paix moins probable. C'est tout simplement faux.

 

En outre, l'existence des implantations sur la ligne verte n'empêcherait pas leur suppression si toutefois les Palestiniens étaient prêts à faire le saut, le monde les a attendu de le faire depuis des décennies: de renoncer au conflit et de reconnaître qu'Israël est l'Etat juif qui ne sera jamais éradiqué afin de créer un autre Etat à majorité arabe à sa place. Jusqu'à ce que l'Autorité Palestinienne renonce au «droit au retour» pour les descendants des réfugiés de 1948 et arrête de dire qu'Israël d'avant 1967 est un «territoire occupé», il n'y a plus rien à dire.

 

Il faut aussi comprendre qu'Israël ne construit plus d'implantations, laissant simplement la croissance naturelle à l'intérieur des communautés existantes depuis des décennies.

 

L'accord de paix que Kerry a mis au point, les experts libéraux, et d'autres disent tous qu'il est bien connu que dans les zones où ces maisons seront construites resteront à Israël. L'accord que "tout le monde connait" et qui nous est dit sans cesse que doit simplement être reconnu qu' Israël ne va pas rendre des quartiers juifs de Jérusalem depuis 40 ans aux Palestiniens. Les grands blocs de colonies ne seront pas rasés et leur population ne seront pas non plus expulsées. Même le président Obama a dit qu'ils seront adaptés par des échanges territoriaux.

 

Les Palestiniens peuvent avoir leur état dans la quasi-totalité de la Cisjordanie et même une partie de Jérusalem sans que l'on touche une seule de ces maisons ou toucher la plupart des implantations. Pourquoi alors une telle consternation pour la construction dans une zone qui ne changera pas  de mains, même dans le cas peu probable d'une paix possible?

 

A moins que l'administration américaine et les Européens se soient aussi engagés à ce que des centaines de milliers de Juifs ne soient expulsés de leurs maisons à Jérusalem, de sa banlieue, et d'autres blocs à proximité des lignes de 67, l'élaboration de cette agitation autour de projet de construction n'est-elle pas conçue comme un leurre destiné à masquer les vrais problèmes de la région plutôt que de se concentrer sur une question d'intérêt vital.

 

Bien plus préoccupant pour l'avenir de la région est la montée actuelle du terrorisme qui a lieu en Cisjordanie ainsi que l'augmentation des tirs de missiles en provenance de Gaza. Contrairement à l'opinion communément admise au Moyen-Orient qui est régulièrement publié dans les médias grand public, ceci ne fait pas partie d'un cycle de la violence dans lequel les Israéliens et les Palestiniens seraient également à blâmer. Il s'agit plutôt d'une activité de la politique palestinienne dans laquelle les islamistes du Hamas et du Jihad islamique sont en concurrence avec des segments aussi radicaux du Fatah Parti du chef de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas. Aucun de ces groupes n'est prêt à accepter une paix véritable avec Israël à aucune condition, même s'il ne reste pas un seul Juif de l'autre côté des lignes de 1967. Jusqu'à ce qu'un changement radical dans la politique palestinienne se produise qui permettrait à leurs dirigeants d'adhérer à la paix, quelque chose que le contrôle de Gaza par le Hamas rend actuellement impossible -la diplomatie n'a aucune chance.

 

En menaçant Israël d'une autre Intifada si il ne fait pas plus de concessions aux Palestiniens, Kerry a mis en branle une série d'événements dans laquelle les négationnistes palestiniens se sentent absouts, voire même encouragés, de s'engager dans la violence. Une politique des États-Unis qui est non seulement vouée à l'échec, mais est également susceptible d'aggraver la situation, en traitant la construction des maisons comme une menace à la paix plus que ne l'est le terrorisme.

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